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15 avril 2026Le duo Trump-Meloni vole publiquement en éclat, sur fond d’invectives sur le pape et de guerre en Iran
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
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Les éléments principaux
EVAN VUCCI / AFP
Il a suffi de deux jours pour que la relation Trump-Meloni vole publiquement en éclat. (photo d’illustration)
La lune de miel n’a pas duré indéfiniment. Longtemps présentés comme de proches alliés, Giorgia Meloni et Donald Trump se sont déchirés par déclarations interposées entre lundi 13 et ce mardi 14 avril, faisant voler en éclat le couple italo-américain bien en place depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche. La Première ministre italienne avait pourtant multiplié les preuves de loyauté et les courbettes.
Mais la politicienne d’extrême droite a dû changer son fusil d’épaule face aux attaques répétées de Donald Trump contre le pape Léon XIV, qu’il a qualifié dimanche de « faible » et « catastrophique » dans un message sur son réseau Truth Social. La diatribe n’a pas plu à Giorgia Meloni qui l’a fait savoir par un communiqué lundi. « Je trouve inacceptables les paroles du président Trump à l’égard du Saint-Père », a-t-elle fustigé.
Alors que Donald Trump reproche à Léon XIV ses condamnations répétées des interventions américaines, Giorgia Meloni rappelle qu’en tant que « chef de l’Église catholique », il est « juste et normal qu’il invoque la paix et qu’il condamne toute forme de guerre ». Ce rappel dénote de la ligne jusque-là adoptée par le gouvernement italien, dont les critiques envers la Maison Blanche étaient rares et qui se plaçait plutôt comme un médiateur entre le président américain et les dirigeants européens.
« Je pensais qu’elle avait du courage, mais je me suis trompé »
la prise de position de Giorgia Meloni n’a pas plu à Donald Trump. Le milliardaire républicain s’est déchaîné contre elle dans une interview accordée mardi 14 avril au soir au Corriere Della Serra, un important quotidien italien, où il lui reproche son refus d’impliquer l’Italie dans la guerre en Iran. « Je suis sous le choc, affirme le président américain, je pensais qu’elle avait du courage, mais je me suis trompé. »
« Est-ce qu’ils [les Italiens, ndlr] apprécient le cas que votre présidente [du conseil, ndlr] ne nous aide pas à obtenir ce pétrole ? Est-ce que ça leur plaît ? Je n’arrive pas à l’imaginer », invective Donald Trump dans son entretien, précisant qu’il n’a pas parlé avec la Première ministre italienne ce mois-ci, « ni depuis longtemps »
« Elle ne veut pas contribuer à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, accuse-t-il, c’est très triste… Elle est bien différente de ce que je pensais. » Entre deux piques sur l’OTAN, un « tigre de papier » pas disposé à « se battre pour le détroit d’Ormuz », Donald Trump a aussi attaqué Giorgia Meloni sur son bilan. Il a assuré qu’elle n’est « plus la même personne » et que « l’Italie n’est plus le même pays ». « L’immigration est en train de tuer l’Italie et toute l’Europe », a-t-il taclé.
Face à cette offensive trumpienne, la cheffe du gouvernement italien a reçu le soutien unanime de ses alliés comme de l’opposition. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a salué sur X une « personne courageuse » qui « ne renonce jamais à dire ce qu’elle pense ». Elly Schlein, la cheffe de la principale formation d’opposition, a elle aussi défendu Giorgia Meloni. « Aucun leader étranger ne peut se permettre d’insulter et menacer notre pays et notre gouvernement », a affirmé la patronne du Parti démocrate (centre-gauche).
Les tensions entre Rome et Washington allaient crescendo
Comment expliquer un tel déchirement du couple italo-américain ? Les tensions se sont accumulées ces derniers temps, comme le rappelle Euronews. Si Giorgia Meloni a soutenu Donald Trump sur le Venezuela et s’est gardée de le critiquer sur le Groenland, elle a dû céder sous le poids de l’opinion et annoncer mardi la suspension du renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël – à rebours du soutien inconditionnel de Washington à Tel Aviv. Plus tôt en avril, Giorgia Meloni avait aussi refusé aux avions militaires américains l’accès à la base militaire de Sigonella, en pleine guerre en Iran.
Au-delà des enjeux diplomatiques, la politique intérieure italienne a également pu peser sur ce revirement. Affaiblie par sa défaite lors d’un référendum sur son projet de réforme judiciaire, la Première ministre peut craindre que la proximité affichée avec Donald Trump déplaise aux électeurs, à un moment où les efforts de Rome envers Washington ne lui ont pas valu de réel traitement de faveur. Notamment lorsque les États-Unis ont lancé leur guerre commerciale contre le Vieux Continent.
« L’association avec l’administration Trump, dont les Européens ne soutiennent pas les guerres, va être difficile à faire oublier, notamment en Italie », estime Andrea L. P. Pirro, politiste à l’université de Bologne cité par Le Monde. Même son de cloche chez Lorenzo Castellani, politologue à l’université romaine Luiss-Guido-Carli, qui se demande si le revirement de Giorgia Meloni lui suffira à corriger le tir. « Mieux vaut tard que jamais… mais elle pourrait avoir attendu trop longtemps », estime-t-il dans journal du soir.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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