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15 avril 2026« L’économie mondiale est relativement stable » malgré la crise en Iran, analyse une économiste
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À savoir
« Ce qui me frappe quand même, c’est la résilience de l’Europe, de l’Asie, enfin du monde tel qu’il est aujourd’hui, commente sur franceinfo Emmanuelle Auriol, économiste, professeure à la Toulouse School of Economics, mercredi 15 avril 2026, alors que le gouvernement vient de relever sa prévision d’inflation pour l’année 2026Ouverture dans un nouvel onglet. On a subi le choc des tarifs douaniers de Trump, on a subi cette crise énergétique et pour l’instant, l’économie mondiale est relativement stable, donc il ne faut pas s’affoler, il faut juste espérer que ça ne dure pas trop longtemps. »
Selon le gouvernement, avec lequel l’Insee partage les prévisions, l’inflation devrait atteindre 1,9 % à la fin de l’année 2026, contre 1,3 % estimé avant le début de la guerre en Iran. Elle pourrait même passer au-dessus de 2 %, le mois prochain ou le suivant, seuil qui entraînerait alors un mouvement des salaires avec une augmentation mécanique du Smic. « À ce moment-là, le Smic va embrayer, le coût du travail augmente pour les entreprises et ça fait une spirale qui entraîne une augmentation générale des prix. »
Une situation volatile, mais « pas de stagflation prévue »
Cependant, Emmanuelle Auriol ne croit pas à une « spirale inflationniste » en France : « On avait une inflation plus basse que le reste de l’Europe, bien plus basse, donc 2 % ça paraît tenable, estime Emmanuelle Auriol. Ça dépend très concrètement de la durée de la crise, si elle se résout rapidement, les conséquences pour la France et pour son inflation seront contenues. » Si le conflit ne dure pas, selon la professeure, « on va voir les marchés se détendre instantanément sur le prix du baril de pétrole, et donc la crise sera passée ».
« On a une croissance positive cette année en France encore, tirée en particulier par certains secteurs, notamment celui de l’armement, rappelle Emmanuelle Auriol. Il y a des pays très dynamiques en Europe, l’Espagne, même l’Italie, et puis on a fait des progrès sur la compréhension de l’inflation : on a une banque centrale indépendante, en Europe, ce qui évite la tentation qu’ont les gouvernements de faire marcher la planche à billets quand ils ont des problèmes de dette, comme la France. Et de ce fait, on arrive très bien à la maîtriser. »
Des coûts cependant pesants pour les particuliers
En attendant, le prix des carburants et de l’énergie pèse sur tous les secteurs. Les conséquences s’enchaînent et le secteur du tourisme est concerné au premier rang. Les prix du transport aérien sont les premiers touchés, en hausse de 2 % sur un an, alors qu’ils étaient en baisse de 6 % en mars 2026. Les prix des billets d’avion risquent bien de continuer à monter au fur et à mesure que les vacances d’été approchent.
Concernant le quotidien, le prix des carburants peine à redescendre, mais on constate pour l’heure que l’alimentation n’est pas touchée. Celle-ci est protégée par les dernières négociations commerciales qui fixent les prix. Les coûts dans les filières sont notamment menacés par les transports d’engrais bloqués dans le détroit d’Ormuz. Si la crise perdure, les négociations commerciales pourraient être rouvertes exceptionnellement, « comme en 2022 avec la guerre en Ukraine », avec à la clé « un risque de très forte inflation », prévient Emmanuelle Auriol.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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