L’AFP projette de réduire ses effectifs pour « revenir à l’équilibre »
4 mars 2026
« Les livres de Bardella nous arrivent en masse » : dans les magasins Relay aux mains de Bolloré, une vitrine aux cinquante nuances de brun
4 mars 2026- Un conflit de plus en plus élargi
En ce mercredi 4 mars, cinquième jour de guerre, le conflit se poursuit et semble même se mondialiser de plus en plus. Au-delà de l’Iran, le Moyen-Orient dans son ensemble est sous tension, l’Europe est de plus en plus concernée, et même l’Asie n’est pas épargnée, puisque, comme nous l’apprend le Financial Times, “un sous-marin américain a utilisé une torpille pour couler un navire iranien dans l’océan Indien mercredi 4 mars”. Une attaque à l’autre bout du monde, qui aurait causé la mort d’au moins 87 personnes, tandis que 61 membres d’équipage sont toujours portés disparus.
Cet épisode survenu au large du Sri Lanka a marqué les esprits ce 4 mars, mais évidemment, c’est autour de l’Iran que la situation est la plus complexe. Outre la tension dans les pays du Golfe alliés des Américains, qui sont toujours visés par des frappes de Téhéran, Ankara a aussi failli être embarqué malgré lui dans le conflit, aujourd’hui. En effet, rapporte Politico, “les systèmes antimissiles de l’Otan ont détruit mercredi un missile balistique tiré par l’Iran en direction de la Turquie, a fait savoir le gouvernement turc”.
Si celui-ci avait touché sa cible, cela aurait représenté un tournant, rappelle le site d’information établi à Bruxelles, puisque, pour la première fois, “un pays de l’Otan aurait été touché”. Si l’on se fie au fameux article 5 du traité de l’Atlantique Nord, l’Otan aurait alors été légitimé à déclencher une réponse collective de tous ses membres.
- L’armée israélienne pénètre au Liban
“Infiltration ? Incursion ? Invasion ? Il est encore difficile d’identifier la nature de l’offensive terrestre lancée par l’armée israélienne au Liban-Sud”, lance, inquiet, ce mercredi 4 mars, L’Orient-Le Jour. Annoncée dans les jours précédents à la suite des bombardements, l’offensive terrestre de Tsahal au Liban a pris de l’ampleur aujourd’hui. L’armée s’enfonce toujours plus dans le sud du pays, constate le média de Beyrouth, qui indique que les forces de l’État hébreu ont désormais demandé à la population civile d’évacuer au nord du fleuve Litani. Ce 4 mars toujours, rapporte le média francophone, “le ministère de la Santé a annoncé que l’agression israélienne au Liban a causé un bilan de 72 morts et 437 blessés. La veille, le bilan officiel était d’au moins 40 morts et 246 blessés.” Le Hezbollah, allié de l’Iran, est la cible prioritaire de cette offensive, et son secrétaire général, Naïm Kassem, devrait s’exprimer ce soir.
- Mojtaba Khamenei pour succéder à Ali Khamenei ?
Ce mercredi 4 mars, le gouvernement iranien a annoncé le report des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, mais cette information a rapidement été obscurcie par les indiscrétions qui ont commencé à circuler sur le nom du successeur du guide suprême, tué samedi 28 février. Selon de nombreux médias, ce serait Mojtaba Khamenei qui aurait été choisi.
“Cinquante-six ans, deuxième enfant d’Ali Khamenei, Mojtaba est un politique et religieux qui entretient de très bonnes relations avec les pasdarans, explique depuis l’Italie Il Fatto Quotidiano. Il est considéré le fils le plus influent de Khamenei, mais est critiqué pour un présumé enrichissement lié à des propriétés immobilières, y compris en Occident.” Par ailleurs, certains doutent de la valeur de sa candidature, car on ne voudrait pas rendre cette charge “héréditaire” par peur de la décrédibiliser.
- Le détroit d’Ormuz sous le “contrôle complet” de l’Iran ?
Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré ce mercredi 4 mars avoir obtenu “le contrôle complet” du détroit d’Ormuz, rapportait ce matin le site qatari Al-Jazeera. Ce détroit, bordé par les côtes de l’Iran, d’Oman et des Émirats arabes unis, revêt une importance stratégique clé, puisque c’est par ses eaux que transitent environ 20 % du pétrole mondial. L’objectif est évidemment de ne pas laisser passer le pétrole produit par certains pays du Golfe alliés des États-Unis, et il semble être atteint, puisque, avant même l’annonce de l’Iran, le trafic dans le détroit avait déjà brutalement chuté.
- Selon le New York Times, l’Iran aurait contacté les États-Unis pour arrêter la guerre
L’information a été dévoilée ce mercredi 4 mars par le grand quotidien américain qui, dans son article, cite plusieurs sources diplomatiques anonymes. “En public, les dirigeants iraniens encore en vie ont refusé de négocier avec le président Trump pour mettre fin à l’assaut américain et israélien contre leur pays, lance le New York Times. Mais au lendemain du début des attaques, des agents du ministère iranien du Renseignement ont contacté indirectement la CIA pour lui proposer de discuter des conditions de la fin du conflit.”
Une offre qui aurait été décrite au média progressiste, à la fois par des sources occidentales et orientales. Quoi qu’il en soit, selon le média d’outre-Atlantique, Donald Trump ne souhaiterait pas négocier avec le régime de la République islamique à ce stade. Un pays de plus en plus en souffrance, puisque selon l’agence de presse iranienne Tasnim, le bilan des morts en Iran causés par les frappes américaines et israéliennes s’élèverait désormais à 1 045 personnes.

9999999