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17 avril 2026entre emplois et défi climatique, ArcelorMittal relance un haut-fourneau à Fos-sur-Mer – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
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Points clés à connaître
ArcelorMittal se prépare à redémarrer, en juin, l’un de ses deux hauts-fourneaux à Fos-sur-Mer. Une bonne nouvelle pour l’emploi, mais moins pour l’environnement. Le groupe va produire plus d’acier, mais fait-il des efforts pour la décarbonation ? Qu’en est-il de l’avenir du site ? franceinfo s’est rendu sur place.
C’est l’un des sites industriels les plus polluants de France. L’usine métallurgique d’ArcelorMittal, à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône reste la deuxième usine la plus émettrice de dioxyde de carbone en France, derrière sa cousine, du même groupe, à Dunkerque dans le Nord. Le redémarrage de l’un des hauts-fourneaux de Fos-sur-Mer, en juin, pose la question des emplois et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Lorsqu’on s’approche du chantier, un boîtier accroché à la veste de protection émet des bips. « Vous avez là un détecteur de gaz. Quand ça donne un bip régulier, c’est que tout va bien« , explique, mi-avril Laurent Bennati, responsable du département Travaux neufs du site ArcelorMittal de Fos-sur-Mer.
Les deux hauts-fourneaux du site sont comme deux immenses tonneaux, bruns, qui se détachent dans le ciel bleu. L’un d’eux déverse sa fonte liquide, rougeoyante. L’autre va bientôt se réveiller après avoir été arrêté il y a deux ans et demi, quand le marché européen de l’acier s’effondrait.
« C’est une excellente nouvelle pour l’ensemble du site de redémarrer son haut-fourneau numéro 1. »
Laurent Bennati, responsable du département Travaux neufs du site ArcelorMittal de Fos-sur-Mer.à franceinfo
La question qui s’était posée, c’est : ‘est-il pertinent, dans le contexte qui n’est pas évident pour la sidérurgie européenne, de relancer la production du haut-fourneau ?’ Aujourd’hui, grâce aux mesures annoncées par l’Union européenne de protection de son marché intérieur, avec des quotas, nous pouvons relancer sereinement cette exploitation« , assure Laurent Bennati.
Les travaux sont en cours, sous la houlette de Loïc Aufaure, le chef du projet : « La durée de vie d’un haut-fourneau, c’est entre 15 et 20 ans. La dernière réfection de ce haut-fourneau a eu lieu en 2007. » Le haut-fourneau n’est pas refait à neuf, il s’agit d’une « extension de vie. Nous refaisons une grosse partie des équipements internes puisqu’à l’intérieur, nous avons de la fonte liquide à très haute température : 1 300 à 1 400 degrés, dit-il. Nous travaillons 24h/24, samedi compris, pour réussir à tenir nos délais d’un démarrage prévu mi-juin. C’est une belle aventure humaine.«
Dans cette vaste halle, quelques ouvriers s’affairent autour de sacs de matériaux, d’autres s’activent dans les étages, autour de la cuve. « On ne se rend pas compte du monde, mais le haut-fourneau est tellement gigantesque, les ateliers autour sont tellement grands, que sur ce chantier on est autour des 150 personnes par jour.«
Avec le redémarrage, ArcelorMittal compte embaucher autant de personnes qu’il y en a aujourd’hui, soit 150, en CDI, souligne Laurent Bennati.
« La bonne nouvelle, c’est de pouvoir continuer à bénéficier d’un outil stratégique, fortement générateur d’emplois »
Laurent Bennati, responsable du département Travaux neufs du site ArcelorMittal de Fos-sur-Merà franceinfo
Cela vient également « compléter tout un tissu industriel, puisqu’aujourd’hui ce site représente 2 500 salariés, mais également 1 200 cotraitants permanents, plus de 7 500 emplois indirects et quand même plus de 100 millions d’euros d’investissements annuels. C’est un des plus gros investisseurs de la région qui retrouve des capacités de production.«
Un outil stratégique, car les deux hauts-fourneaux produiront des aciers pour les voitures électriques, pour les installations énergétiques, et même, la direction l’affirme, pour le futur porte-avions annoncé par le président Emmanuel Macron.
Ce redémarrage du haut-fourneau est donc bon pour l’emploi, moins pour l’environnement. Le groupe ArcelorMittal fait malgré tout attention. Le haut-fourneau fonctionne au charbon et au gaz, mais le chantier doit permettre de réduire les émissions, assure le responsable des Travaux neufs, Laurent Bennati. « Nous y apportons des innovations comme l’injection directe de gaz naturel en lieu et place du charbon de manière à diminuer sans cesse nos émissions de CO2 en ayant des techniques de production d’électricité en récupérant l’énergie du gaz de haut-fourneau qui est produit, liste ce spécialiste, ce qui contribue à améliorer l’efficience du produit.«
Il faudra aller plus loin pour tenir les objectifs européens : la sortie des énergies fossiles, à horizon 2050. À l’autre bout de la France, à Dunkerque, ArcelorMittal investit dans un four à arc électrique, un outil permettant recycler l’acier. À Fos-sur-Mer, « le site est en phase d’étude » pour ce type de four.
« À très court terme, l’objectif est d’assurer la pérennité du site de Fos, ensuite le groupe se projette sur l’avenir. »
Laurent Bennati, responsable du département Travaux neufs du site ArcelorMittal de Fos-sur-Merà franceinfo
Des études sur un temps long, la réponse fait tiquer la CGT. « Aujourd’hui, on va pouvoir produire plus pour capter les marchés européens, mais quid de l’après ?, interroge Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général du syndicat, sur le site. Il redoute des annonces en trompe-l’œil.
« Monter un four électrique prend entre trois ans et quatre ans, note ce responsable syndical. Tous les experts le disent : si on ne commence pas dès aujourd’hui à poser les premières pierres, on sera en retard sur les autres sites. Mittal pourra redistribuer ses parts de marché redistribuer où il veut sur ces usines européennes, mais pas à Fos. Cela annonce la mort du site de Fos-sur-Mer. Au gouvernement français de taper sur la table et à forcer ArcelorMittal à faire le nécessaire ou alors à nationaliser les sites.«
La nationalisation, pas question pour le gouvernement, mais le ministère de l’Industrie assure suivre ce dossier, de très près.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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