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13 avril 2026des copropriétaires de la station de ski de Gourette au pied du mur face à 40 millions d’euros de travaux – franceinfo
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Comment des copropriétaires se retrouvent-ils pris au piège de travaux dont ils ne sont pas responsables ? C’est le casse-tête de la petite station de ski de Gourette, dans les Pyrénées-Atlantiques, où les habitants sont au bord de la crise de nerfs à cause d’une dalle de 4 000 m2 qui menace de s’effondrer.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au cœur des Pyrénées-Atlantiques, à 1 300 mètres d’altitude, Gourette était l’une des stations de ski les plus fréquentées dans les années 80. Mais au pied des pistes, un ensemble d’immeubles en béton, la résidence du Valentin : 450 appartements, 21 commerces, répartis autour d’une esplanade, sont au cœur d’une polémique. Dans un de ces immeubles, Vanessa et Mathieu Hay ont hérité d’un studio acheté par leurs parents il y a 30 ans. Ils y passent toutes leurs vacances en famille.
« Il y a plein d’histoires avec mes parents, avec ma grand-mère. Notre fils a été, si on peut le dire, conçu ici. Donc voilà, c’est un attachement pour cet appartement et qu’on ne veut absolument pas perdre », explique Mathieu Hay. « C’est inquiétant, parce qu’ils ont fait énormément de frais pour le domaine skiable et là on se retrouve avec une plateforme où on est en suspens depuis six ans », déplore son épouse, Vanessa.
La plateforme est une esplanade de 4 500 m.², l’objet d’un bras de fer entre une partie des propriétaires et les collectivités locales. Thierry Loustonot est un ancien gérant de syndic de copropriétés. Il a fondé une association pour défendre leurs intérêts : « C’est le cœur de la station et c’est inaccessible. Ce que vous voyez là, c’est quand même un petit peu la partie visible de l’iceberg, mais surtout la grande tragédie se trouve en dessous », pointe Thierry Loustounau, propriétaire, fondateur de l’Association LRDV. Car en dessous, quatre niveaux de parking menacent aujourd’hui de s’effondrer : « Comme vous le voyez, les poutres sont largement endommagées, avec des fers apparents », nous montre Thierry.
Usure du béton, infiltration, les parkings ne sont plus aux normes mais soutiennent l’ensemble des immeubles. Des travaux pharaoniques en perspective pour 40 millions d’euros. Les 800 propriétaires ne peuvent pas payer : « Les copropriétaires ne demandent pas la manche. Ce n’est pas à eux de payer. Les copropriétaires paieront, volontiers, raisonnablement, un reste à charge une fois que les responsables auront payé leur quote-part », souligne Thierry Loustounau.
Qui sont les responsables ? C’est toute la question. Les bâtiments sont des résidences secondaires privées, mais l’esplanade est publique. Dans un étude que nous nous sommes procuré, le règlement de 1968 indique : « L’entretien et les réfections […] de cette place publique seront à la charge des collectivités publiques. » Autrement dit, le département des Pyrénées-Atlantiques et la mairie.
Le poids des déneigeuses, comme sur des vidéos amateurs, aurait-il endommagé la place ? Des expertises sont en cours, mais le dossier embarrasse les élus. « Au niveau de la commune, si vous voulez, on n’est pas propriétaires. C’est en train de s’arranger. C’est tout ce que je peux vous dire », commente Christian Loustau, adjoint au Maire (SE) d’Eaux-Bonnes (Pyrénées-Atlantiques. Dans un communiqué, le département dit qu’il « ne se désengagera pas », mais refuse de payer toute la note. Face à cet imbroglio, le tribunal a placé la copropriété sous tutelle et fermé l’esplanade au public. Conséquence, les commerces en souffrent.
« Pour nous, ça représente une perte de 40 % de chiffre d’affaires sur l’année dernière, sur la saison dernière », déplore Emmanuelle Strub, commerçante, membre du nouveau conseil syndical. La situation s’éternise et les propriétaires s’inquiètent : « Moi, je suis convaincu que s’il n’y a rien qui est fait pour cette dalle, Gourette est mort », assure à son tour Frédéric Doré, copropriétaire et membre du nouveau conseil syndical. « Nous, on attend de pouvoir sortir la copropriété de cette impasse », ajoute Chantal Seilla, copropriétaire, membre du nouveau conseil syndical.
Car les charges de copropriété alourdissent encore la note de jour en jour. Pour résoudre ce casse-tête financier et juridique, un plan de sauvegarde vient d’être lancé.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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