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des copropriétaires de la station de ski de Gourette au pied du mur face à 40 millions d’euros de travaux – franceinfo
13 avril 2026« Déshumanisation », « menaces en permanence »… Cécile Kohler et Jacques Paris racontent leur quotidien en détention
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L'équipe éditoriale a étudié « « Déshumanisation », « menaces en permanence »… Cécile Kohler et Jacques Paris racontent leur quotidien en détention » et partage son avis.
À ne pas oublier
Après avoir passé plus de trois ans et demi en détention dans la sinistre prison d’Evin ainsi que dans d’autres centres iraniens, les deux Français ont raconté leur quotidien en cellule, rythmé par les menaces de mort et la privation.
« Nous sommes rentrés dans un autre monde ». Sur le plateau de France 2, Jacques Paris et Cécile Kohler ont raconté l’enfer de leur quotidien entre les barreaux pendant plusieurs années en Iran, en passant par leur arrestation, jusqu’aux menaces de mort envoyées en permanence.
Arrêtés en mai 2022 et accusés d’espionnage, les deux Français ont passé plus de trois ans et demi en détention dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, avant d’être libérés début novembre 2025 et assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran, puis rapatriés en France la semaine dernière.
Si « le bonheur, « la joie » et « l’odeur de la liberté » reviennent dans la vie de Jacques Paris ainsi qu’un « immense soulagement et bonheur » pour Cécile Kohler, tous les deux racontent avoir vécu un « processus de déshumanisation » en détention.
« Pendant trois ans et demi, nous n’avons pas vu le noir »
« On restait trois mois en isolement total, dans une cellule complètement vide, on dort par terre, on n’a pas de lit, pas de matelas (…) on m’a privé de tout ce qui faisait mon identité », rapporte Cécile Kohler qui raconte avoir vécu avec un pyjama gris « pendant trois ans et demi ».
À la prison d’Evin, Jacques Paris se souvient de cette lumière dans sa cellule, présent « 24h/24 ». « Pendant trois ans et demi, nous n’avons pas vu le noir, on a été tout le temps, jour et nuit, sous cette lumière », explique l’ancien détenu.
Myope et astigmate, Jacques Paris n’a également pas pu porter ses lunettes de vue tout au long de sa détention. « Dans les cellules d’isolement, les lunettes sont interdites aussi (…) ça fait partie du processus de déshumanisation », rappelle-t-il.
De son côté, Cécile Kohler raconte avoir reçu des « menaces en permanence ». « On nous menaçait de pendaison (…) on nous menaçait de nous envoyer dans des endroits où on ne survivrait pas », explique-t-elle.
« À chaque interrogatoire, j’avais des menaces de mort, soit on nous tue tout de suite, soit c’est une condamnation à mort », relate Jacques Paris.
De la lecture et du sport pour passer les journées
Pour faire face à l’anxiété, Cécile Kohler révèle avoir appris par coeur L’Odyssée, poème épique d’Homère, avant de dormir: « je suis allée jusqu’au Chant numéro 5 jusqu’à ce que finalement, ils décident de me retirer ce livre ».
Pour Jacques Paris, le sport fut un réel échappatoire, notamment pour trouver le sommeil: « ça finissait par occuper une très grande partie de ma journée, c’était un des moyens pour tenir le coup ».
Après une semaine passée en France, Cécile Kohler assure désormais être en « excellente santé mentale et physique » avec Jacques Paris.
Au plus fort de la crise des « otages d’État » avec Paris, Téhéran a détenu jusqu’à sept ressortissants français simultanément. Désormais il n’y en a plus.
Source : www.bfmtv.com
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