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14 avril 2026« Il faudra l’intervention d’une force internationale » pour désarmer le Hezbollah, selon un politologue
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Récapitulatif des informations
Washington accueille, mardi 14 avril, des pourparlers directs entre des représentants du Liban et d’Israël. Les ambassadeurs israélien et libanais à Washington et l’ambassadeur des États-Unis au Liban sont réunis sous la médiation du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Après plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient, un cessez-le-feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril. Selon Israël et les États-Unis, il n’inclut pas le Liban, où les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien se poursuivent et ont fait plusieurs milliers de morts et plus d’un million de déplacés depuis le début du conflit avec l’Iran. Quelle que soit l’issue des pourparlers qui débutent mardi, Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Israël, estime que « tout le monde est convaincu que le Hezbollah n’abandonnera pas la lutte ».
franceinfo : ça fait plus de 40 ans que les deux pays ne se sont pas parlé directement comme aujourd’hui à Washington. Peut-on parler de discussions historiques ?
Denis Charbit : Oui, tout à fait. Les seules négociations qui avaient abouti à un traité de paix, c’était en 1983, après l’invasion du Liban en juin 1982 par l’armée israélienne. L’accord avait tout de suite été dénoncé par les Libanais. Et depuis, plus de négociations, alors qu’il faut bien signaler qu’entre le Liban et Israël, il n’y a pas de contentieux territorial. Une résolution de l’ONU, qui date de 2006, prévoit le démantèlement du Hezbollah et la prise en charge du sud du Liban par l’armée libanaise. Mais aujourd’hui, on se trouve, d’une part, avec un gouvernement trop affaibli pour établir sa souveraineté, et d’autre part, avec des Israéliens qui occupent une partie de cette zone. Les négociations aujourd’hui à Washington vont être très difficiles.Pourparlers historiques, désarmement du Hezbollah… Ce que l’on sait des discussions entre Israël et le Liban qui se tiennent à partir d’aujourd’hui à Washington https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/pourparlers-historiques-desarmement-du-hezbollah-ce-que-l-on-sait-des-discussions-entre-israel-et-le-liban-qui-se-tiennent-a-partir-d-aujourd-hui-a-washington_7936610.html
Comment les Israéliens voient-ils ces pourparlers ?
Il y a les mêmes divisions qu’au sein de l’opinion libanaise. Il y a ceux qui disent qu’il n’y a pas de paix possible tant que le Hezbollah n’est pas désarmé et qu’il est présent au Sud-Liban. Ils pensent que ces négociations : c’est du vent et que ça n’ira pas très loin. Et puis il y en a qui disent qu’il faut donner une chance à la paix. Même si certains dans le gouvernement de Benyamin Nétanyahou imaginent étendre le territoire israélien dans le sud du Liban, les trois quarts des Israéliens veulent bien revenir à la frontière internationale, pourvu que cette zone soit démilitarisée et que les habitants du nord d’Israël soient protégés. On ne doute pas beaucoup des bonnes intentions du gouvernement libanais. Mais tout le monde est convaincu que le Hezbollah n’abandonnera pas la lutte même si Israël se repliait sur son territoire à l’issue des négociations.
L’ambassadeur d’Israël en France disait il y a quelques jours sur franceinfo que le gouvernement libanais avait choisi de ne pas désarmer le Hezbollah et que la communauté internationale – à l’exception des États-Unis – choisissait de ne pas faire pression. C’est une position officielle ?
Bien sûr. Israël entend faire peser la responsabilité non seulement sur le Hezbollah, à peu près tout le monde est d’accord là-dessus, mais aussi sur les autorités libanaises. Une partie de l’opinion israélienne estime qu’elles doivent agir, pour protéger non seulement Israël, mais aussi le Liban lui-même. Il y a de ce point de vue une conjonction d’intérêts entre les deux pays. C’est pour ça que le président libanais a donné le feu vert aux discussions. Il sait bien que le Hezbollah est autant l’adversaire du Liban qu’il est l’ennemi d’Israël. Mais le gouvernement libanais est trop faible et l’armée israélienne, qui est censée être la meilleure armée du monde, la puissance régionale, ne parvient pas non plus à désarmer le Hezbollah. Il faudra une intervention américaine ou française, une force internationale, mais pas du type de l’ONU puisque par définition les Casques bleus ne sont qu’une force d’interposition et n’ont pas les moyens de désarmer le Hezbollah. Israël entend faire peser la responsabilité de la situation non seulement sur le Hezbollah, mais aussi sur les autorités libanaises
La France est exclue pour le moment de ces discussions. Certains en Israël pensent même qu’elle ne peut pas y participer parce qu’elle n’est pas un médiateur objectif. Qu’en pensez-vous ?
Le gouvernement israélien est la force la plus hostile à une intervention de la France ou de l’Union européenne. Il pense être le seul capable de résoudre le problème dans un face-à-face avec le Liban et éventuellement une médiation américaine. C’est une longue tradition depuis que Benyamin Nétanyahou est au pouvoir. Mais la solution passera nécessairement par un soutien international à ce démantèlement progressif du Hezbollah, en même temps que progressivement, Israël se retirera du territoire du Liban qu’il occupe actuellement.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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