
Joyeux 69ème anniversaire à Fatou, le plus vieux gorille du monde vivant en captivité
14 avril 2026Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-détenus en Iran
14 avril 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « quelle est la situation dans le détroit d’Ormuz après les annonces de Trump ? ».
Récap des faits principaux
Vue satellite du trafic maritime dans et autour du detroit d’Ormuz, le 24 mars 2026. ROMAIN DOUCELIN / HANS LUCAS VIA AFP
S’abonner
Le passage du détroit d’Ormuz est-il totalement verrouillé ? Depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, l’Iran bloque ce détroit stratégique pour le commerce mondial et a instauré des droits de passage pour le franchir qui pourraient être maintenus. Dimanche, après l’échec de pourparlers avec Téhéran au Pakistan, l’armée américaine a annoncé le blocus des ports iraniens à partir de ce lundi à 16 heures (heure de Paris) dont les ports se situant dans le détroit. Une escalade des tensions qui verrouille un peu plus la zone et inquiète les marchés.
Ce lundi, Donald Trump a menacé de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus américain des ports de l’Iran. « Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Un peu plus tard, le locataire de la Maison-Blanche a indiqué sur ce même réseau que « 34 navires ont traversé le détroit d’Ormuz hier, soit de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture absurde ». Il n’a, en revanche, pas communiqué sur le blocus qui a théoriquement commencé.
Côté iranien, les autorités ont dénoncé un acte « illégal » de « piraterie ». La République islamique a averti qu’elle s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si « la sécurité des ports de la République islamique […] était menacée ».
Inquiétudes économiques
Les annonces du président américain ont refait flamber les cours du pétrole et replongé les marchés mondiaux dans l’incertitude. Wall Street a ouvert en baisse, dans le sillage des Bourses asiatiques et européennes lundi. Vers 15h45 (heure de Paris), le Dow Jones reculait de 0,73 %, l’indice Nasdaq perdait 0,39 % et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,35 %. Les Bourses européennes traversent la séance dans le rouge : à la même heure, Paris reculait de 0,76 %, Francfort perdait 0,85 %, tandis que Londres essuyait des pertes plus modestes (-0,38 %).
« On peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.
Condamnations internationales
Ce lundi soir, le secrétaire général de l’ONU a appelé « toutes les parties » à respecter la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric devant la presse, sans mentionner aucun nom de pays.
Plus tôt dans la journée, la Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans ce passage stratégique pour le commerce mondial notamment des hydrocarbures, une demande également avancée par la Turquie et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean). Le Qatar a lui appelé à ne pas utiliser les voies maritimes comme moyen de « marchandage », et l’agence maritime de l’ONU a souligné qu’aucun pays n’avait légalement le droit de bloquer la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Si le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a apporté sans surprise son soutien au blocus américain, Londres a déclaré ne pas le soutenir et Madrid a estimé qu’il n’a « aucun sens ». « C’est un épisode de plus dans toute cette dérive dans laquelle on nous a entraînés », a dénoncé la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles lors d’un entretien à la télévision publique espagnole.
La France a quant à elle annoncé l’organisation prochaine avec le Royaume-Uni d’une « conférence avec les pays prêts à contribuer » à une mission « pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » dans le détroit une fois « que la situation le permettra », soit sans lien direct avec l’initiative américaine.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

9999999
