
Colombie: disparition d’un nouveau glacier lié aux effets du changement climatique
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le grand gâchis d’une idée de bon sens – franceinfo
15 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Le Caire, capitale d’un Soudan en exil ».
Points clés à connaître
Trois ans de guerre au Soudan. Le 15 avril 2023, les premiers coups de feu sont tirés à Khartoum entre l’armée régulière du général Abdel Fattah Al Burhan et les paramilitaires des Forces de Soutien Rapide du général général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ».** Trois ans plus tard, les terribles affrontements entre les deux rivaux continuent de ravager le pays et on fait plus de 13 millions de déplacés. Parmi eux, un million et demi ont rejoint l’Égypte, faisant du pays voisin la principale terre d’accueil de ces exilés. Au Caire, malgré souvent la précarité et les traumatismes, on continue de vivre.
Soirée contes et musique traditionnelle soudanaise dans cette librairie d’un quartier tranquille du Caire. En maîtresse de cérémonie, Ghada, la cinquantaine, récite ses histoires devant un public attentif et conquis.
Ghada commence une récitation :
« Il était une fois un riche commerçant. Un beau jour, il décide de mettre de l’argent de côté pour les temps difficiles. Il remplit un sac puis le dissimule au fond d’un puits, suspendu à une chaîne en fer. Mais des années plus tard, lorsqu’il revient pour récupérer son butin, la chaîne se brise et le trésor disparaît dans les profondeurs. Jusqu’au jour où un voyageur assoiffé, s’approche du puits…et découvre le pactole, enveloppé dans une épaisse toile d’araignée. »
Ghada : « C’est de là que vient le proverbe : quand la vie veut te faire du bien, elle le réalité même à travers une simple toile d’araignée. Quelque chose de petit et inattendu peut complètement changer ta vie. Alors que pour d’autres, même une chaîne en fer solide n’a pas suffi à préserver son argent. «
Une note d’optimisme et d’espoir cultivée par Ghada.
« Mon but est de sortir de l’ambiance de la guerre et de revenir à une atmosphère plus chaleureuse. Je voulais que les gens sortent de cet état d’esprit : ‘Je suis réfugié’, ‘Je suis dans un endroit étranger’, ‘Personne ne m’écoute’, ‘Personne ne connaît mon histoire’. Alors je voulais raconter nos histoires, celles qu’on aime sur le Soudan. Parce qu’aujourd’hui, dès qu’on parle du Soudan, les gens pensent seulement à la guerre. Mais le Soudan est trop grand pour être réduit à l’image de guerre et de destruction, et rien d’autre. »
Parmi les spectateurs, on rencontre Anda Kamal, 27 ans : « Ces histoires du pays, c’est ce qui nous manque le plus ».
Un podcast pour combler l’absence des haboubas
Pour pallier ce manque, la jeune femme a créé un podcast à peine arrivée en Égypte. Elle y fait parler des haboubas, des grands-mères. Dans les familles Soudanaises, elles sont tout à la fois la mémoire vivante du pays et le lien entre les générations.
Anda Kamal : « À cause de la guerre et du déplacement dans plein de pays différents, la plupart des gens ont perdu leur habouba, leurs ainés. La plupart sont restés au Soudan, ils n’ont pas voulu quitter leurs maisons. Alors que les jeunes sont partis, pour le bien de leur avenir. Ce qui a laissé un gouffre. Alors pour eux, les retrouver sur les réseaux c’était fou. À la base, j’avais à peine 1 000 abonnés, maintenant je fais des vidéos qui font plus d’un million de vues. »
Lui faisait déjà des millions de vues au Soudan. L’artiste reggae Zayn nous ouvre les portes du studio qu’il a investi, presque dès son arrivée dans la capitale égyptienne.
Zayn : « On essaye d’intégrer des chansons traditionnelles soudanaises, dans nos morceaux en reggae. L’une des chansons s’appelle « écris-moi, ma belle ». Elle parle de quelqu’un loin de chez lui, qui s’adresse à la femme qu’il aime. En réalité, la personne que j’aime est ici, en Égypte. Mais ça peut parler à beaucoup de gens, parce que tous les Soudanais n’ont pas quitté le pays. Alors on a le mal du pays, et les gens restés là-bas nous manquent. »
Un mal du pays qui dure depuis maintenant trois longues années pour cette vaste diaspora.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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