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L'équipe propose un aperçu synthétique de « le grand gâchis d’une idée de bon sens – franceinfo ».
Faits marquants
Jugées trop complexes et impopulaires, les zones à faibles émissions (ZFE) ont été définitivement abandonnées après des années d’atermoiements. Un recul qui illustre l’affaiblissement des ambitions écologiques face aux contraintes sociales et politiques.
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L’Assemblée a confirmé mardi 14 avril la suppression des fameuses zones à faibles émissions (ZFE). Le coup de grâce au terme d’une longue agonie. Et, à l’arrivée, un formidable gâchis qui enterre une idée de bon sens. Interdire aux véhicules les plus polluants de circuler dans les grandes agglomérations : quoi de plus logique pour lutter contre la pollution de l’air et ses effets désastreux sur la santé publique ?
Nombre de métropoles européennes, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et ailleurs, ont adopté des mesures similaires depuis une vingtaine d’années. Pas la France, qui ne se convertira donc pas, en tout cas pas tout de suite, à ces fameuses « zones à faibles émissions ». ZFE : ce sigle était devenu le cauchemar de bien des automobilistes et l’épouvantail agité par de nombreux élus. Le gouvernement a bien tenté d’en sauver le principe avec un ultime amendement proposant de laisser la liberté aux collectivités locales de les mettre en œuvre. En vain. C’était encore trop pour les députés de droite et d’extrême droite, qui ont donc enterré une mesure devenue illisible.
Le processus a été long, beaucoup trop long. L’idée a émergé en France il y a 11 ans. Des ZFE ont été testées à partir de 2019, avant d’être étendues par la loi « Climat et résilience » en 2021. L’objectif était d’interdire les véhicules les plus polluants dans toutes les métropoles de plus de 150 000 habitants au 1er janvier 2025. Sauf que le calendrier était très progressif. Les opposants se sont organisés, les inquiétudes ont grandi, souvent pour des raisons légitimes, notamment chez les Français aux revenus modestes qui redoutaient de ne plus pouvoir utiliser leur voiture. Certains responsables politiques et associatifs ont aussi fait preuve de démagogie. Et le gouvernement a peu à peu enclenché la marche arrière. Les reports, dérogations et aménagements se sont multipliés, selon les types de véhicules ou la taille des agglomérations. Le dispositif est devenu incompréhensible pour les automobilistes, une véritable usine à gaz… d’échappement.
La fin des ZFE représente un nouveau signe du recul des priorités environnementales, parfois contre l’avis d’un gouvernement désavoué car minoritaire, parfois avec son assentiment. L’objectif de « zéro artificialisation nette » des sols est également dans le collimateur des parlementaires. La crainte de la fin du monde est décidément reléguée loin derrière celle de la fin du mois, encore plus avec la flambée des prix des carburants. C’est aussi l’illustration de l’échec de la méthode Macron, faite de grandes ambitions proclamées haut et fort, et de textes plus modestes et trop complexes.
En 2022, entre les deux tours de la présidentielle, Emmanuel Macron l’avait annoncé à Marseille : « Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas ! » Depuis la dissolution, on a la réponse.
Source : www.franceinfo.fr
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