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16 avril 2026
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16 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Voici les éléments principaux de « l’alerte de l’AIE face à la fermeture du détroit d’Ormuz » pour nos lecteurs.
Résumé à retenir
« L’Europe dispose peut-être encore de six semaines de kérosène ». Le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a alerté dans une interview à l’agence AP, ce jeudi 16 avril, sur une avalanche d’annulations de vols européens « d’ici peu » si les approvisionnements en pétrole restent bloqués en raison de la guerre au Moyen-Orient.
La fermeture de facto du détroit d’Ormuz, depuis le début du conflit le 28 février, a entraîné « la plus grave crise énergétique à laquelle nous ayons jamais été confrontés », a insisté Fatih Birol, estimant que « plus cette situation perdurera, plus elle sera néfaste pour la croissance économique et l’inflation à l’échelle mondiale ».
« Les pays qui souffriront le plus ne seront pas ceux dont on entend beaucoup parler. Ce seront principalement les pays en développement. Les pays les plus pauvres d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine », analyse le directeur de l’AIE. Et d’ajouter : « Ensuite, cela touchera l’Europe et les Amériques ».
Risque de « pénurie » de kérosène
En ce qui concerne l’Europe, « je peux vous dire que nous apprendrons bientôt que certains vols entre la ville A et la ville B pourraient être annulés en raison d’une pénurie de kérosène ».
L’Asie surtout, l’Europe dans une moindre mesure, sont deux continents très dépendants du pétrole et des raffineries du Moyen-Orient pour leur approvisionnement. Le vieux continent importe normalement la moitié de son kérosène depuis les pays du Golfe.
« La situation peut, dans les trois quatre semaines à venir, devenir systémique. Donc on peut avoir des réductions drastiques des vols en Europe, dès mai et juin », avait expliqué mardi sur la chaîne américaine CNBC un économiste du cabinet Rystad Energy, Claudio Galimberti.
La Comission européenne se veut rassurante
Il mentionnait des vols déjà annulés pour cette raison, tandis que la Commission européenne, le même jour, se voulait rassurante. « Il n’y a pas de preuves de pénuries de carburants dans l’Union européenne à l’heure actuelle », répliquait à Bruxelles la porte-parole de la Commission, Anna-Kaisa Itkonen. Quant à savoir s’il y en aurait et quand, elle est restée vague : « Des problèmes d’approvisionnement pourraient survenir dans un avenir proche, en particulier pour les carburants d’avions ».
Le 9 avril, le Conseil international des aéroports (ACI) Europe écrivait à la Commission européenne que les pénuries commenceraient dans « trois semaines », à savoir début mai, si la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz n’avait pas repris d’ici là.
La situation est plus ou moins critique en fonction des pays européens. L’Autriche, la Bulgarie ou la Pologne, ont des réserves confortables. D’autres non, comme l’Islande, les Pays-Bas ou le Royaume-Uni. La situation de la France n’est ni bonne ni critique.
Des aéroports plus affectés que d’autres
Par ailleurs, « les aéroports plus petits, à l’intérieur des terres, seront dans une position plus défavorable que les grandes plateformes », plus rapidement ravitaillées, explique à l’AFP Rico Luman, économiste de la banque ING spécialiste des transports. « Ce ne sera pas une affaire de paralysie complète, mais d’annulations partielles pour certaines compagnies, certains aéroports », prévoit-il.
Les compagnies aériennes, pour établir leur calendrier de vols, composent avec le manque de visibilité. Leur organisation professionnelle à Bruxelles, Airlines for Europe (A4E), qui regroupe 14 grands groupes dont Air France-KLM, Lufthansa ou Ryanair, milite auprès de l’Union européenne pour qu’elle se dote d’un système d’information en temps réel sur les stocks dans les aéroports.
Les données doivent venir des fournisseurs. Or, ceux-ci ne sont pas enthousiastes à l’idée de mettre des informations commerciales aussi stratégiques à la disposition des gros clients que sont les compagnies aériennes.
TotalEnergies a prévenu que si le pétrole du Moyen-Orient continuait à être bloqué en juin, il ne pourrait pas fournir de carburant à tout le monde. « Si cette guerre et ce blocus durent plus de trois mois, nous commencerons à faire face à de sérieux problèmes d’approvisionnement pour certains produits comme le kérosène », a concédé son PDG, Patrick Pouyanné, lundi, à Washington.
Airlines for Europe suggère aussi d’« autoriser l’importation et l’usage de Jet A dans l’UE », un type de kérosène qu’on trouve aux États-Unis, différent du Jet A-1 distribué dans le reste du monde. Pour de multiples raisons, réglementaires, politiques et logistiques, cette proposition n’a aucune chance d’aboutir rapidement. La pénurie risque d’arriver plus vite.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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