
"Pensée pour tous ces auteurs et M. Nora": Emmanuel Macron réagit à la crise chez Grasset et juge "important de défendre" le "pluralisme éditorial"
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17 avril 2026après la crise chez Grasset, l’onde de choc chez les auteurs et les éditeurs au Festival du livre de Paris – franceinfo
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
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À ne pas oublier
Le Festival du livre de Paris s’est ouvert jeudi soir sur fond de crise le départ d’Olivier Nora, PDG de Grasset depuis 26 ans, licencié par le milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré.
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Ils sont 170 écrivains à refuser désormais de publier chez Grasset, maison d’édition qui appartient à Hachette, dont ils tiennent le propriétaire, le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, responsable d’une éviction idéologique : celle Olivier Nora. Cette fronde a éclaté alors que le Festival du livre de Paris s’est ouvert jeudi 16 avril. Plusieurs éditeurs ont lancé une pétition pour dénoncer « une atteinte à la diversité éditoriale » après le départ d’Olivier Nora.
Parmi eux, Jean-Luc Barré, directeur de Plon, se dit inquiet pour les autres maisons d’édition du groupe Hachette Livre. « Il peut y avoir JC Lattès, Stock, je ne le souhaite évidemment pas et c’est précisément contre cela que nous nous élevons. Il n’est pas question de céder à ce genre de diktat« , estime Jean-Luc Barré. « La culture française, ce n’est pas monsieur Bolloré. Au nom de l’argent, au nom de convictions idéologiques et religieuses, on ne peut pas se permettre à ce point-là d’attenter à ce qui est l’authenticité de la culture française », assure-t-il.
Le salon s’est ouvert sans les éditions Hachette Livre, ou presque. Les maisons les plus prestigieuses : Fayard, JC Lattès, Stock ou encore Grasset, ne sont pas présentes au sein des exposants. Parmi les auteurs rencontrés, certains préfèrent se tenir à bonne distance de ce débat. D’autres prennent position comme, l’éditrice et écrivaine corse Laure Limongi. « J’ai publié trois livres chez Grasset », explique-t-elle précisant qu’elle a décidé de quitter la maison d’édition au moment de son rachat par Hachette Livre, et donc par Vincent Bolloré, il y a plus de deux ans. « On a à se poser la question sur ce qui est en train de se passer en France dans les médias et de l’édition », juge-t-elle, mettant en avant « la question des fake news, la question d’imposer des idées… »
Alexandre Galien a, lui, quitté Fayard, également intégré dans le giron du milliardaire Vincent Bolloré. L’écrivain reverse désormais ses droits d’auteur liés à cet éditeur au Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). « Aujourd’hui, des maisons d’édition ne rechignent pas à avoir une ligne éditoriale complètement aux antipodes de ce qu’elles défendaient auparavant », regrette-t-il. « C’est quelque chose de dangereux quand ce n’est pas clairement annoncé », estime Alexandre Galien. « Il faut savoir, en tant que lecteur, où l’on met les pieds. Il faut savoir que si vous achetez chez Fayard, sans doute bientôt chez Grasset, vous aurez une pensée qui est orientée politiquement », assure-t-il.
Même le député européen Les Républicains, et philosophe, François-Xavier Bellamy, présent au Grand Palais, pourtant habitué des plateaux de télévision détenus par le milliardaire conservateur, prend ses distances. « En publiant de la philosophie, j’ai eu la grande chance d’être accueilli chez Grasset avec un vrai sens de la liberté », raconte François-Xavier Bellamy qui assure avoir « le sentiment d’un grand gâchis ». « Le livre devrait échapper aux catégories politiques », estime-t-il.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a jugé vendredi « très important » de « défendre » le « pluralisme« et « l’indépendance » des maisons d’édition. « En France on reste attaché à tout ce qui fait notre force d’ailleurs, la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l’éditeur », a dit le chef de l’Etat. Sylvie Robert, sénatrice socialiste, a appelé jeudi à créer une « clause de conscience » pour les auteurs « en cas de changement radical dans la ligne éditoriale ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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