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17 avril 2026Avec la victoire Analilia Mejia, les démocrates envoient un nouveau signal fort avant les midterms
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Points importants
KYLE MAZZA / NurPhoto via AFP
Bernie Sanders (à gauche) et Analilia Mejia (à droite) à un observation de campagne en janvier 2026.
« Le système est cassé. Mais vous savez quoi ? Nous sommes la colle ! » C’est avec ces mots que la démocrate Analilia Mejia a célébré sa victoire, jeudi 16 avril, lors d’une élection partielle du 11e district du New Jersey. Cette représentante de la frange progressiste du parti intègre le Congrès américain, à la Chambre des Représentants.
Analilia Mejia l’a emporté face au républicain Joe Hathaway, qui s’était pourtant efforcé de se positionner en républicain modéré afin de faire oublier la figure polarisante de Donald Trump. Car dans cet ancien bastion républicain qui recouvre une banlieue très riche proche de New York, le nombre d’électeurs enregistrés en tant que « démocrate » dépasse désormais celui des républicains. À la présidentielle 2024, Kamala Harris y avait battu Donald Trump de 9 points.
Qualifier Analilia Mejia de « socialiste » et sa politique « d’ultra-gauche » – des gros mots aux États-Unis – n’aura pas suffi à Joe Hathaway. L’agence Associated Press a désigné la démocrate vainqueure seulement quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote. À l’heure où ces lignes sont écrites 94 % des bulletins ont été dépouillés et elle possède une avance de près de 20 points sur son adversaire. Elle va remplacer la démocrate Mikie Sherrill, qui a dû laisser son siège après avoir été élue gouverneure du New Jersey en novembre dernier.
Anti-ICE, très critique d’Israël
La victoire d’Analilia Mejia s’est en réalité dessinée dès la primaire démocrate en février. Face à 10 autres candidats, elle a réussi à s’imposer malgré son positionnement jugé radical de l’autre côté de l’Atlantique : elle milite pour l’abolition la police de l’immigration (ICE), dénonce l’« autoritarisme violent » de Donald Trump, et critique Israël et son Premier ministre Benjamin Netanyahu… Elle a aussi été la seule candidate de la primaire à soutenir qu’Israël avait commis un génocide à Gaza.
Un enjeu périlleux au vu de la puissance du lobby pro-Israël aux États-Unis, qui ne lui a pas porté préjudice. L’une des raisons tient dans la stratégie adoptée par le groupe AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), qui a investi en masse dans une campagne publicitaire pour saboter la candidature de Tom Malinowski. L’AIPAC, voulait empêcher la victoire de ce dernier, parti grandi favori de la primaire démocrate, jugeant son positionnement en faveur de l’aide américaine à l’Etat hébreu insuffisant. Le lobby voulait donc faire émerger une figure inconditionnellement pro-Israël. Mais l’effet boomerang a été radical : Analilia Mejia a remporté la primaire à la surprise générale avec seulement 1 100 voix d’avance, juste devant Tom Malinowski.
Pendant sa campagne, la quadragénaire n’a été soutenue par aucun poids lourd du parti. De fait, le camp démocrate, toujours divisé entre une ligne progressiste et une ligne traditionnelle, a surtout regardé cette élection de loin. La nouvelle élue avait en revanche reçu l’appui de la populaire Alexandria Ocasio-Cortez, et de la figure de la gauche progressiste Bernie Sanders.
Une militante proche de Bernie Sanders
Il faut dire que les deux se connaissent bien. Analilia Mejia a été la directrice politique de la campagne présidentielle du sénateur indépendant en 2020. Elle a en outre été la directrice adjointe du Bureau des femmes du ministère du Travail sous Joe Biden, et la dirigeante de l’organisation New Jersey Working Families Alliance, qui s’est battue pour instaurer le salaire minimum à 15 dollars de l’heure dans l’État. Pour sa campagne pour le Congrès, elle a inscrit dans son programme son ambition de relever, au niveau fédéral, le salaire minimum à 25 dollars.
Sur son site, cette mère de deux enfants met en avant son héritage, elle qui est fille d’immigrants colombiens et dominicains. « Elle a grandi en voyant sa mère, couturière, cumuler plusieurs emplois et peiner malgré tout à nourrir sa famille. Le jour où sa mère a trouvé un emploi syndiqué, tout a changé », est-il écrit. Avant son élection, elle était la co-directrice de l’organisation Popular Democracy qui milite pour une meilleure représentation des minorités en politique.
Analilia Mejia de nouveau en campagne
La victoire d’Analilia Mejia s’inscrit dans une dynamique de fond à un peu plus de six mois des élections de mi-mandat qui s’annoncent difficiles pour Trump. Depuis des semaines, des candidats de gauche parviennent à faire la différence face aux républicains lors d’élections partielles qui se déroulent un peu partout sur le territoire. À cela s’ajoutent les victoires marquantes des progressistes face à l’establishment démocrate au cours des primaires, à l’image d’Analilia Mejia ou de James Talarico au Texas. La percée récente d’Abdul el-Sayed dans le Michigan pour un siège au Sénat s’inscrit dans cette lignée.
Comme l’écrivait le spécialiste de la politique américaine Tristan Cabello dans sa newsletter The Hype dès février, l’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York a « montré que les lignes bougent, même dans des espaces saturés par l’argent et les réseaux institutionnels. Les mouvements que l’on disait marginaux structurent désormais des campagnes électorales victorieuses », ajoutait l’auteur du livre La victoire de Zohran Mamdani à New York (Ed. Textuel). « Les luttes dites marginales ont trouvé une traduction politique. Reste à savoir si cette traduction servira à réaménager le système, ou à le transformer », concluait-il.
De longs mois et une longue route attendent encore tous les candidats progressistes qui souhaitent renverser la table. Analilia Mejia, elle, est déjà en campagne. Puisqu’il s’agissait d’une élection partielle, elle doit en effet se présenter aux midterms de novembre pour tenter de conserver son siège. Parviendra-t-elle à transformer l’essai ?
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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