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17 avril 2026« L’armée libanaise veut absolument éviter la confrontation avec le Hezbollah », explique un journaliste
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « « L’armée libanaise veut absolument éviter la confrontation avec le Hezbollah », explique un journaliste ».
À ne pas oublier
À l’heure de la fragile trêve au LibanOuverture dans un nouvel onglet, mise en vigueur jeudi 16 avril, le bilan de la guerre est de plus de 2 100 morts (dont un nombre inconnu de combattants du Hezbollah), avec plusieurs dizaines de villages rasés au sud du pays. « Vous avez un pays en morceaux et une armée israélienne qui occupe le territoire en profondeur, avec une possibilité de continuer de bombarder à sa guise en fonction de ce qu’elle estime être un danger. Donc c’est une réelle liberté d’action au Liban », commente sur franceinfo, vendredi 17 avril, Anthony Samrani, rédacteur en chef au quotidien libanais francophone L’Orient-Le Jour.
le collaborateur craint que les combats ne reprennent bientôt, en se demandant si ce répit n’est pas seulement lié à « des considérations essentiellement américaines », à savoir à « une volonté de Donald Trump de dire : ‘J’ai pris le dossier libanais en main. Je vais, là aussi, obtenir une victoire’. »
L’invitation de Donald Trump
Si Anthony Samrani considère cet accord fragile « très, très à l’avantage d’Israël », le président américain doit faire face à une fronde de son camp, aux États-Unis, visant son soutien jusque-là indéfectible à Israël.
Ainsi, après avoir imposé le cessez-le-feu à Benyamin Nétanyahou, qui n’a même pas eu le temps de présenter cette décision au Conseil de sécurité, Donald Trump a annoncé qu’il allait « inviter » le Premier ministre israélien et le président libanais Joseph Aoun à la Maison Blanche très prochainement. « Si c’est juste pour la photo, ça va mettre la partie libanaise dans un embarras total », réagit le spécialiste d’Orient-Le Jour.
Le désarmement du Hezbollah, une « question technique et politique »
Le Liban doit faire face à une occupation de son territoire par l’armée israélienne tant qu’il n’a pas désarmé le Hezbollah. Or, « il y a une question technique et il y a une question politique, estime le journaliste spécialisé. Cette opération serait dans tous les cas sanglante, compliquée, difficile, longue alors que les Israéliens sont très pressés. S’ajoute à ça un vrai problème politique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas aujourd’hui une unanimité au Liban dans la volonté politique de le désarmer. Donc vous avez un Premier ministre qui est volontaire, qui veut le faire, et vous avez une armée libanaise qui, jusqu’à maintenant, malheureusement, n’est pas dans cette logique. Vous avez une armée libanaise qui veut absolument éviter la confrontation. »
Dans la négociation plus large entre Iraniens, Américains et Israël, le Liban a été invité dans des négociations directes pour obtenir ce cessez-le-feu. « C’est plutôt une bonne nouvelle, commente Anthony Samrani. Par ailleurs, il y a clairement une volonté d’Israël de séparer le front iranien du front libanais et il y a une volonté des Américains d’obtenir une victoire diplomatique au Liban. Alors qu’en Iran, en tout cas ce que l’on constate ces dernières heures, les négociations ne vont pas du tout dans la bonne direction. Le Liban reste lié à un dossier régional qui le dépasse. »
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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