/2026/04/18/69e324a2a13b6999960274.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Le maire PS de Saint-Etienne souhaite un jumelage palestinien pour remplacer celui avec une ville israélienne – franceinfo
18 avril 2026Les Iraniens craignent une pression accrue après la guerre et la répression
18 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Un regard éditorial sur « ces commerçants non-autorisés à ouvrir dénoncent le « mépris » de Sébastien Lecornu » pour mieux comprendre l'article.
À savoir
Bouchers, poissonniers… Les commerces de bouche sont en colère face à la dérogation accordée aux boulangers et fleursites d’ouvrir le 1er-Mai. « Notre Premier ministre ne défend pas l’artisanat alimentaire », dénonce ce samedi sur RMC Silvère Moreau, président de l’organisation des poissonniers-écaillers de France.
Les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er mai 2026. L’annonce a été faite vendredi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, après le rejet d’une proposition de loi visant à élargir le travail durant ce jour férié et chômé.
Dans l’attente d’un projet de loi encadrant cette ouverture, qui ne sera pas adopté avant le 1er mai, le chef du gouvernement a présenté une solution d’urgence à l’issue d’une rencontre avec les représentants de ces professions. Les boulangers et fleuristes indépendants « pourront ouvrir ce 1er-Mai », a-t-il précisé, « évidemment » sur la base du « volontariat des salariés ».
« Forcément un peu lésé… », regrette le boucher Sébastien Tripied
Si cette décision est saluée par les professionnels concernés, elle suscite en revanche des frustrations dans d’autres métiers, notamment parmi les commerces de bouche. Pour Nadine, cliente à Paris, la situation est difficile à comprendre : « Si mon boucher est obligé de fermer, je trouve ça vraiment triste ».
« Forcément un peu lésé » si les clients « ont du pain mais pas de rillettes à mettre dessus, c’est un peu dommage », regrette Sébastien Tripied, boucher à Paris. À ses côtés, Robin, son salarié, est aussi frustré: « Dans la France, tout devient extrêmement cher, on nous oblige à ne pas travailler, on se retrouve avec moins d’argent, je suis un peu jaloux », reconnaît-il.
« Désaveu incompréhensible pour l’artisanat alimentaire »
« La déclaration du Premier Ministre d’hier après-midi est un désaveu incompréhensible pour l’artisanat alimentaire de détail, dans son ensemble », fustige ce samedi au micro de RMC Silvère Moreau, président de l’organisation des poissonniers-écaillers de France (OPEF). « Les artisans bouchers, fromagers, poissonniers, primeurs, entre autres, ont toujours été ouverts le 1er mai, sans que cela ne pose aucun problème », avance-t-il.
« Ça fait trois ans que ce sujet revient sur la table et fait en sorte que nos entreprises ouvrent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, alors même que le travail des salariés le 1er-Mai, dans la branche de la poissonnerie par exemple, est prévu dans la Convention collective depuis plus de 40 ans », explique encore Silvère Moreau.
Le « mépris » de Sébastien Lecornu
« Notre Premier ministre ne défend pas l’artisanat alimentaire et ne nous montre que du mépris. Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que nous n’en resterons pas là. Moi, je trouve anormal qu’un fast-food puisse travailler le 1er-Mai », poursuit Silvère Moreau, qui assure de la détermination de la profession. « On mènera des actions qui s’imposent pour que la raison l’emporte. »
Pierre, auditeur RMC et poissonnier, se dit « en colère ». « On ne se plaint jamais, on ne va jamais dehors, on bosse, on fait que ça! S’ils ne veulent pas travailler, qu’ils restent chez eux, moi je ne demande qu’à travailler, mon patron est d’accord et je suis d’accord! »
Les commerçants veulent ouvrir mais ne veulent pas des supermarchés
Aller plus loin et étendre cette dérogation à l’ensemble des commerces de proximité, c’est la position de la Confédération des commerçants de France. Pour son président, Pierre Bosche, il s’agit d’une mesure de bon sens : « Il ne s’agit pas d’en faire un jour ordinaire, mais de permettre à tous ces commerces de travailler parce qu’il y a une demande du public et une demande des salariés. Mais c’est un jour spécial et il faut que ça le reste », assure-t-il. Avec, selon lui, une limite claire à ne pas franchir : autoriser les supermarchés à ouvrir dans les mêmes conditions.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

9999999
/2026/04/16/69e0a8ca8023f204638172.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)