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Où trouver son stage de seconde, quand on n’a pas de réseau ? – franceinfo
19 avril 2026Pollution lumineuse (2/2) : éteindre, rallumer, rénover… lumière sur l’éclairage public nocturne
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Pollution lumineuse (2/2) : éteindre, rallumer, rénover… lumière sur l’éclairage public nocturne ».
À ne pas oublier
Au lendemain des municipales, plusieurs maires ont décidé de rallumer les lampadaires que leur prédécesseur avait éteints. L’éclairage public est ainsi devenu objet de débat. Illustration en région.
Ils rallument la lumière. Au lendemain des élections municipales, plusieurs nouveaux maires – de droite principalement – ont décidé de réactiver l’éclairage public que leur prédécesseur avait éteint ces dernières années. Il y a eu Bordeaux, Besançon, Clermont-Ferrand, Poitiers… Et en région, Mende, Carcassonne ou Mireval pour les premières. « Nous n’accepterons plus que les quartiers entiers restent plongés dans l’obscurité au prétexte de prétendues sobriétés qui, en réalité, pèsent uniquement sur la tranquillité des habitants« , a ainsi justifié Patrice Saint-Léger, le nouvel édile mendois qui, symboliquement, en a fait sa première mesure sitôt élu.« Nous rétablirons la sécurité, le confort et la tranquillité« , a “vendu” le maire RN carcassonnais Christophe Barthès, disant « répondre à une demande des habitants« .
Partout où le maire a remis sa ville dans la lumière – au sens propre du terme –, c’est la question de la sécurité qui a été brandie, alors même que l’extinction n’aurait pas d’incidence notable sur la délinquance. À Mireval aussi, petite ville de 3 300 habitants où les lampadaires avaient été éteints en 2021 entre minuit et 5 h, à l’époque « pour réduire la pollution lumineuse néfaste à la biodiversité« , le nouveau maire Robert André, qui a rappuyé sur le bouton le 2 avril, a dit « répondre sans détour aux attentes exprimées par les habitants : plus de sécurité, de visibilité et de tranquillité« . Il promet en contrepartie d’engager un plan pluriannuel de modernisation du parc d’éclairage « pour abaisser l’intensité lumineuse de 30 %« .
Sujet de campagne
C’est un sujet que peu d’observateurs ont vu venir, mais l’éclairage public s’était invité pour la première fois dans la campagne municipale dans de nombreuses communes. À Mauguio par exemple, le futur maire Pierre-Martin Chazot avait glissé « une gestion intelligente, au cas par cas« parmi ses promesses d’actions concrètes « pour vivre sereinement toute l’année« .
Si le lampadaire communal est soudainement devenu objet de débat, c’est parce que le mandat précédant a été marqué par une vague d’extinction de l’éclairage public. L’Occitanie est même parmi les trois régions les plus actives sur le sujet avec, selon les chiffres du Cerema, près de 42 % des communes à s’être plongée dans le noir, partiellement ou totalement.
Faire baisser la facture
Certes, le processus avait été enclenché au mitan des années 2010 par des villes désireuses de lutter contre la pollution lumineuse, mais il s’est amplifié en 2022 pour une raison finalement plus pragmatique : la facture d’électricité qui explosait avec la crise énergétique. « Depuis 2012, 64 % des communes de plus de 1 500 habitants ont mis en place une extinction de leur éclairage et la moitié d’entre elles l’ont fait après juillet 2022, plutôt pour des raisons budgétaires« , confirme Chloé Beaudet, doctorante en économie de l’environnement qui a mené la première véritable étude sur le sujet. Et ce ne furent pas des économies de bout de chandelles : l’ancien exécutif de Carcassonne a affirmé en février dernier que l’extinction étendue en 2023 de 22 h à 6 h, « a permis d’économiser plus de 500 000 € par an« . Pas rien.
L’ancienne municipalité carcassonnaise annonçait d’ailleurs ce jour-là que ce gain, couplé à « la stabilité actuelle des prix de l’énergie« , permettait de décaler l’extinction de l’éclairage public de 22 heures à 2 heures du matin. Et elle n’a pas été la seule à engager la marche arrière avant même l’élection. L’été dernier, c’est Nîmes qui remettait la lumière dans les zones périphériques « après avoir économisé près de 110 000 € sur la facture d’électricité« . Surtout, insistait l’adjoint aux finances d’alors Frédéric Escojido, « d’autres économies sont attendues sur les prochaines années grâce à la modernisation des 27 000 points lumineux, équipés de leds basse consommation« . Au Soler, à côté de Perpignan, la maire Armelle Revel-Fourcade a annoncé aussi, le 5 février dernier, que « le remplacement de 600 candélabres par des équipements LED permet de réaliser des économies d’énergie significatives, donc de rallumer toute la nuit« .
Une nécessaire rénovation
« La tendance s’est inversée« , nous confirme Agnès Jullian, présidente de la PME biterroise Technilum, spécialisée dans le mobilier d’éclairage urbain, qui a connu une forte croissance de son activité en 2024 et 2025. « Nous avons aujourd’hui des dispositifs nettement moins énergivores, car équipés de led et pilotables, que ce soit à l’armoire ou au point par point, qui permettent de réaliser des économies, mais sans éteindre, ce qui rassure les habitants. Il est possible, par exemple, de diminuer l’éclairage nominal au cœur de la nuit, voire d’équiper certains points lumineux de capteurs de présence« , déroule-t-elle. Et de citer le cas de La Grande-Motte, qui vient d’achever la rénovation de son parc lumineux, « avec 90 % d’économie à la clé« .
Suffisant, aussi, pour réduire cette pollution lumineuse ? Oui, répond Agnès Jullian, qui assure que les nouveaux éclairages répondent aux nouvelles normes environnementales. À Montpellier, un ambitieux plan lumière a été lancé à l’échelle de la métropole et le remplacement de toutes les ampoules par des leds, couplé à une baisse de 50 % de l’intensité de l’éclairage dès 22 heures, en plus de l’extention de sept grands axes routiers et de certaines communes de la périphérie et d’un effort de pédagogie et d’adaptation, a permis de diminuer la radiance nocturne de 30 % et de réaliser « plusieurs millions d’euros« d’économies. Et, ici, le sujet n’a pas pollué… le débat municipal Preuve que l’on peut concilier défense du vivant et sentiment de sécurité, mais à condition d’y mettre les moyens.
L’indicateur « radiance »
Une carte du Cerema, montrant les changements de pratique de l’éclairage public au niveau communal depuis 2014, permet de mieux mesurer les effets des décisions de chaque commune sur le halo qu’elle produit. On peut en effet y voir l’évolution de la radiance nocturne sur dix ans, c’est-à-dire la quantité de lumière émise pendant la nuit et visible depuis l’espace. Un exemple ? Fin 2024, le plan lumières de la ville de Montpellier semblait déjà produire ses premiers effets, avec une radiance de 18,2 nW/sr/cm², contre 27,1 cinq ans plus tôt. C’est encore élevé, mais la taille de la ville l’explique, elle est d’ailleurs la source de pollution lumineuse la plus importante pour le Parc national des Cévennes situé à plus de 60 km à vol d’oiseau. À Nîmes, la rénovation du parc d’éclairage avait aussi déjà permis, en 2024, de diminuer la radiance, passée de 21,1 à 12,3 nW/sr/cm² en cinq ans. Même évolution à Béziers (de 12,4 à 9,2 nW/sr/cm²) ou Alès (de 11,6 à 9,4).
Cette carte montre aussi que l’extinction de l’éclairage public produit des effets sur cette radiance nocturne. Toujours dans le Gard, à Barjac, elle est passée en un mois, en novembre 2020 au moment où le maire a appuyé sur le bouton, de 4,3 nW/sr/cm² à 1,7. C’est encore plus spectaculaire à Cazouls-les-Béziers, dans l’Hérault, où le choix d’éteindre les lampadaires s’est concrétisé dès 2017, permettant d’abaisser la radiance nocturne à 2,2 nW/sr/cm² en 2024, contre 8,3 sept ans plus tôt. La ville de Millau, qui a concilié extinction et rénovation de son parc, est même tombée à 3,5 nW/sr/cm², contre 7,4 au début du mandat. Autant d’exemples qui montrent qu’il est possible d’agir concrètement sur la pollution lumineuse.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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