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21 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Voici les éléments principaux de « En RDC, entre tueries et enlèvements, la menace ADF se déplace dans de nouvelles régions » pour nos lecteurs.
Éléments à garder en tête
Dans l’est de la RDC, la situation sécuritaire continue de se dégrader dans les zones où sévissent les membres de l’Allied Defense Forces (ADF), un groupe armé qui a fait allégeance à l’organisation terroriste État islamique. Le Baromètre du Kivu (KST), un institut de recherche qui surveille les incidents sécuritaires dans cette région, évoque une recrudescence des enlèvements à un niveau jamais atteint et une extension de sa menace dans une nouvelle province.
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Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi
La note du Baromètre sécuritaire du Kivu évoque « une présence confirmée pour la première fois dans le Haut-Uélé », une province qui se situe au nord de celle de l’Ituri et est frontalière avec le Soudan du Sud. le dossier cite plusieurs attaques de civils dans cette zone comprise entre le territoire de Mambasa et le Haut-Uélé.
Mambasa est devenu en mars l’épicentre des violences des ADF ces dernières semaines. Plus de 103 civils ont été tués en un mois dans ce territoire où il n’y avait pas eu de victime en février. Une recrudescence des violences avec un nombre important d’enlèvements : plus de 400 enregistrés. Une partie des otages a été libérée sans contrepartie, explique le KST, qui détaille les méthodes du groupe armé pour les personnes encore en captivité. Les ravisseurs demandent entre 2 500 et 10 000 dollars aux familles.
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Pour les auteurs de cette note, tous ces incidents démontrent bien le déplacement des ADF à l’intérieur du pays. C’est d’ailleurs une dynamique que l’on perçoit depuis le début de l’opération militaire Shujaa en 2021. Cette opération conjointe entre l’Ouganda et la RDC connaît des réussites, mais pour beaucoup de spécialistes elle déplace aussi la menace vers l’ouest, notamment la province de la Tshopo, et maintenant vers le nord, avec le Haut-Uélé.
La Monusco réaffirme son soutien aux autorités
Arrivé lundi 20 avril à Béni, ville frontalière du territoire de Mambasa, le nouveau chef de la Monusco, James Swan, a tenu à rappeler que la cité et ses environs « continuent de faire face à des graves menaces liées à l’activisme des groupes armés et notamment des ADF, qui continuent d’affecter durement les populations civiles ».
Pour son premier voyage à l’est du pays, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies fraîchement arrivé a rappelé l’importance de protéger les populations grâce à une « action coordonnée entre les autorités congolaises, les forces de sécurité nationale, la Monusco, les acteurs humanitaires et les communautés elles-mêmes. »
Comme vous le savez, Béni et ses territoires environnants continuent de faire face à de graves menaces liées à l’activisme des groupes armés, principalement des Allied Democratic Forces, ADF, qui continuent d’affecter durement les populations civiles. J’ai réaffirmé aux gouverneurs l’engagement de la Monusco à poursuivre la mise en œuvre de son mandat avec une priorité claire : la protection des civils, conformément aux résolutions 2808 et 2773, toutes les deux adoptées par le Conseil de sécurité en 2025. Dans les zones les plus exposées à l’activisme des groupes armés, cette protection exige une action coordonnée entre les autorités congolaises, les forces de sécurité nationale, la Monusco, les acteurs humanitaires et les communautés elles-mêmes. En plus de l’aspect militaire, cette réponse doit aussi intégrer la prévention, la protection communautaire, le dialogue local, le soutien aux victimes, la lutte contre l’impunité et le renforcement progressif de l’autorité de l’État.
James Swan, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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