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luttant pour leur survie, la moitié des stations-service indépendantes risquent de disparaître d’ici dix ans – franceinfo
21 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « faut-il faire comme l’Espagne avec l’immigration pour sauver l’économie? ».
Points clés à retenir
L’Espagne va régulariser près d’un demi-million de travailleurs sans-papiers. Une décision qui irrite Bruno Retailleau qui veut mettre le pays au ban des nations européennes. Mais cette décision est aussi saluée notamment par des artisans qui peinent à recruter.
Le contre-pied qui irrite Bruno Retailleau. Alors qu’on observe un durcissement migratoire dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers. L’objectif, régulariser « près d’un demi-million de personnes » et soutenir l’économie, a annoncé le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
Sont d’abord concernés, des migrants latino-américains alors que la main d’œuvre immigrée fait « déjà partie de notre vie quotidienne », a assuré Pedro Sanchez, alors que ce plan devrait s’achever le 30 juin. Ce plan est une « nécessité », pour soutenir l’économie nationale, l’une des plus dynamiques d’Europe et alors que la population espagnole vieillit.
L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique rappelle l’AFP.
« Le zéro immigration, c’est flatteur »
Un plan dont pourrait s’inspirer la France? le patron des Républicains Bruno Retailleau estime que c’est une très « mauvaise idée » et veut mettre au ban de l’Europe l’Espagne. Le débat divise les Grandes Gueules ce mardi 21 avril 2026: « On ne peut pas faire le constat qu’une partie des maux de notre société est une immigration qui ne va pas vers l’intégration et derrière ça dire qu’on va régulariser massivement », estime l’agriculteur des GG Didier Giraud.
« Qui dit régulariser dit emmener les patrons vers le paiement des charges sociales et je ne suis pas sûr que l’immigration chez nous puisse se transformer en CDI », ajoute-t-il sur RMC.
« On ne peut pas dénoncer une immigration qui ne travaillerait pas juste pour profiter sans amener de richesse et dénoncer un pays qui régularise », estime de son côté le médecin Jérôme Marty qui rappelle que de nombreux artisans peinent à trouver de la main d’œuvre et se tourne vers des étrangers souvent en situation irrégulière.
« Le zéro immigration, c’est flatteur et populiste mais on sait que ça ne marchera pas », note l’avocate Sandrine Pégand qui rappelle que Georgia Meloni la Première ministre italienne a fait pareil que l’Espagne après avoir été élue sur un programme anti-immigration.
« L’Espagne à 10% de chômage et la France 8%, il y aurait du plein emploi et un manque de main d’œuvre, ça se comprendrait, mais beaucoup ne travaillent pas », rappelle Olivier Truchot.
Les apprentis sans papiers « toujours à l’heure »
Reste la question de ceux qui emploient: « On n’aura pas le choix de régulariser parce que les jeunes Français ne veulent plus travailler », déplore Jérôme, boulanger près de Nice. « J’ai un apprenti mineur isolé qui vient de Côte d’Ivoire. Eux, ils sont toujours à l’heure, toujours propre, ils n’ont jamais un mot de travers, je ferais tout pour le régulariser », explique-t-il.
Aujourd’hui, son apprenti est suivi par une organisation: « Pour l’instant il est mineur, il est pris en charge par une association, mais à ses 18 ans, il va être livré à lui-même, sans-papier. Il attend pour l’instant un titre de séjour ou un permis de travail », explique-t-il.
Des arguments qui ne convainquent pas Bruno Retailleau. Le candidat LR à la présidentielle a réagit lundi estimant qu’il fallait mettre l’Espagne au ban des nations européennes, le seul moyen selon lui d’empêcher ces « 500.000 régularisés » de « franchir les frontières » jusqu’en France. « On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que Pedro Sanchez la événement. Ça n’est pas possible, c’est contraire à l’esprit européen », a-t-il assuré sur LCI, plaidant pour un retour des contrôles aux frontières.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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