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21 avril 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Un résumé rapide de « faut-il voir ou éviter Michael, Nous l’orchestre et La Poupée ? » selon notre rédaction.
Résumé synthétique
Au biopic raté du roi de la pop, on préférera une immersion au sein de l’Orchestre de Paris, un film satirique avec une poupée gonflable ou l’histoire poignante d’un nageur quadri amputé qui traverse la Manche. La sélection du Figaro.
Nous l’orchestre – À voir
Documentaire de Philippe Béziat – 1 h 30
Nous l’orchestre est non seulement une véritable déclaration d’amour à l’orchestre dans toutes ses dimensions, mais ce film invente une autre manière de montrer la musique symphonique. Il faut accepter d’être désarçonné par cette absence de récit ou de dialogues. Tout passe par la mise en images et en son de la musique en train de se faire, en commençant par le rouleau compresseur du Sacre du printemps. Le réalisateur nous emmène au cœur d’une phalange, et il le situation en nous mettant à la place des musiciens de l’Orchestre de Paris, qui ont accepté d’être filmés dans le quotidien de leur travail. Une fabuleuse occasion de connaître les sensations uniques que l’on éprouve quand on est plongé au cœur de cette expérience humaine autant que musicale. C. M.
Notre critique de Nous l’orchestre : une immersion exceptionnelle dans la musique
Les Fleurs du manguier – À voir
Drame d’Akio Fujimoto – 1 h 39
Ils jouent à cache-cache sans se préoccuper de ce que les adultes préparent de leur côté. Somira, 9 ans, et son petit frère, Shafi, 4 ans, sont encore à l’âge de l’insouciance. Pourtant, l’heure est au départ. Accompagnés d’une cohorte de jeunes Rohingyas, réfugiés au Bangladesh dans un camp pour échapper aux persécutions du Myanmar, ils se mettent en route comme s’ils partaient pour une longue promenade… Filmé caméra à l’épaule, Les Fleurs du manguier immerge le spectateur dans un « road movie » migratoire de facture presque documentaire. Ce terrifiant effet de réalisme poigne à chaque étape du périple. On retient son souffle. La simplicité du film n’a d’égales que sa force émotionnelle et son implacable beauté visuelle. O. D.
Notre critique des Fleurs du manguier : une odyssée implacable et poignante sur le drame rohingya, à hauteur d’enfants
La Poupée – On peut voir
Comédie de Sophie Beaulieu – 1 h 20
Il l’appelle « chat », lui prépare des plats surgelés qu’il est seul à manger et fait la conversation pour deux. Normal, Audrey est une poupée à taille humaine, partenaire conciliante pour Rémi, non remis de sa dernière « vraie » histoire d’amour. Rémi (Vincent Macaigne) travaille à Gazonzon, une entreprise de gazon synthétique, version start-up de la COGIP de Nicolas et Bruno (voir le récent Alter Ego ), à la fois conviviale et morose. Quand Patricia (Cécile de France, coiffure de caniche et sourire franc), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise, Audrey s’anime et devient tout à coup bien vivante. Elle est jouée par Zoé Marchal, amusante en épouse sans filtre, Barbie débarquée dans le monde réel. Pour son premier long-métrage, Sophie Beaulieu part d’un postulat original pour traiter de sujets dans l’air du temps (patriarcat, charge mentale). Le dénouement est moins audacieux, avec retour à l’ordre des choses et au couple ordinaire. É. S.
Pour le meilleur – On peut voir
Comédie dramatique de Martine-Castille Mention-Schaar – 1 h 47
Avec Pour le meilleur, Martine-Castille Mention-Schaar signe un film volontairement généreux, parfois un peu appuyé, mais porté par une sincérité qui désarme. En retraçant le destin de Philippe Croizon, quadri-amputé devenu héros de la traversée de la Manche à la nage, le récit célèbre moins l’exploit sportif que la force intérieure, l’endurance et la puissance du lien humain. La belle rencontre avec Suzanna, compagne essentielle et présence décisive, donne au film son souffle le plus tendre. Le nageur handisport Pierre Rabine incarne Croizon avec conviction et justesse. On peut sourire de quelques accents mélo, mais l’émotion finit par l’emporter : un film bienveillant, chaleureux, qui rappelle qu’aucun rêve n’est hors de portée. O. D.
À voix basse – À éviter
Drame de Leyla Bouzid – 1 h 53
Lilia, lesbienne parisienne, est de retour dans sa famille à Sousse, en Tunisie, pour l’enterrement de son oncle gay, victime d’une crise cardiaque et de trop de honte. Lilia dissimule son homosexualité – malgré la présence encombrante de sa copine, jouée par Marion Barbeau – en même temps qu’elle dissipe les secrets entourant la mort de son oncle, condamné à vivre caché… La réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid ne retrouve pas la finesse de son précédent film, Une histoire d’amour et de désir . Ici, tout est scolaire et prévisible. Lilia ne semble jamais exister véritablement par elle-même mais toujours pour illustrer les intentions de la cinéaste : lever un tabou (l’homosexualité) et lutter contre l’intolérance (l’homophobie). Sur le même thème, La Petite dernière, de Hafsia Herzi, était autrement plus fort. É. S.
Michael – À éviter absolument
Biopic de John Logan – 2 h 08
Michael Jackson est à son tour le sujet d’un biopic comme adore en produire Hollywood. On parlera ici plutôt d’« hagiopic » pour décrire un film plus proche de l’hagiographie que de la biographie. Sa sortie montre que le chanteur n’a pas été totalement cancellé, même si les affaires ont jeté l’opprobre sur une carrière hors norme. De fait, il est impossible de visionner ce film sans penser à tout cela, ni se demander comment cette affaire va être traitée par le réalisateur et les scénaristes à l’œuvre sur Michael. Leur réponse est claire : « Circulez, il n’y a rien à voir. » Dommage qu’au passage ils aient aussi oublié de réaliser un film. On ne saurait trop qualifier cet objet continuellement ennuyeux, impitoyablement laid, aux dialogues idiots et à la construction tellement paresseuse. O. N.
Ennuyeux, laid, avec des dialogues idiots… Notre critique de Michael, le biopic sur Michael Jackson à la sauce fake news
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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