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21 avril 2026« Il n’y aura pas de budget l’an prochain, il sera invotable », prévoit l’ancien ministre de l’Economie Alain Madelin – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Il n’y aura pas de budget l’an prochain, il sera invotable », prévoit l’ancien ministre de l’Economie Alain Madelin – franceinfo ».
Ce qu'il faut retenir
Alain Madelin, ancien ministre de l’économie est l’invité de “Tout est politique” ce mardi 21 avril. Il est notamment revenu sur les annonces faites par Sebastien Lecornu pour soutenir les secteurs frappés par la hausse des prix des carburants.
Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
France Télévision : Vous avez entendu les propositions qui ont été faites par Sébastien Lecornu, est-ce que vous considérez qu’il ne peut pas faire autrement ? Qu’il est obligé d’égrainer quelques mesures. Est-ce que vous considérez que tout ça, c’est un petit peu superflu ? Et est-ce que vous considérez qu’on ne devrait pas tenir un discours de vérité aux Français en leur disant, ça va être long, ça va être dur, et on fera ce qu’on peut ?
Alain Madelin : D’abord sur l’actualité, Sébastien Lecornu fait peu, mais il peut peu. Voilà. Il y a quelques pays qui font plus, généralement pour des raisons politiques, de politique intérieure, juste avant une élection, ou des pays qui font plus parce qu’ils ont plus de marge de manœuvre que nous. Là, le Premier ministre est amené à faire beaucoup plus que ce qu’il avait annoncé. D’abord parce que la crise se prolonge. Et c’est vrai qu’on a un peu en France une habitude, au quoi qu’il en coûte, au guichet, etc. Mais une fois que j’ai dit ça, 10, 20 euros, 30 euros, 40 euros, c’est beaucoup pour beaucoup de gens.
Je rappelle que le salaire moyen, le salaire médian, 50% en dessous, 50% au-dessus, c’est 2 173 ou 83 euros. C’est très très très peu parce qu’une fois que vous enlevez tous les prélèvements obligatoires direct et indirect, ça fait un reste à vivre qui est très très faible. Vous avez 10% des Français qui sont à 5 ou 10 euros près en fin de mois. Et 30 ou 40% qui vivent dans la crainte d’un pépin. Et d’un pépin de 300 euros. 300 euros, c’est la petite panne de voiture.
Mais donc vous êtes favorable à ces aides de la part du gouvernement dans cette situation ?
Je dis qu’il y a un principe de précaution d’abord politique pour un gouvernement. On a tous le souvenir d’Edouard Philippe. Et on a tous le souvenir des gilets jaunes. Justement, même problème, etc. La facture des gilets jaunes, elle a été rude. Ça a été 17 milliards au début et maintenant, chaque année, on entraîne une douzaine. Je ne dis pas que tous les gens qui sont dans ces situations-là, ils réussissent à survivre face à des aides comme celle-là. Et des gens qui sont aujourd’hui dans des situations compliquées, ils ont absolument besoin qu’on les aide. Le Premier ministre a fait peu, il fait un peu plus aujourd’hui et il dit, et c’est la réponse à votre deuxième question, il dit, je ne sais pas où on va.
Et vous ne savez pas, moi non plus, on ne sait pas où on va dans cette crise. On sait une chose, c’est que si elle durait, on aurait une situation économique extrêmement difficile et qu’il faudrait trouver à ce moment-là d’autres moyens que simplement des petites économies sur le budget. On sait aussi que si elle s’arrêtait demain, ça va être un peu long à arrêter. Pourquoi ? Parce vous avez problèmes d’intendance. Vous avez aussi un problème technique qui fait qu’un puits de pétrole qui a été à l’arrêt, ça ne repart pas tout de suite. Ce n’est pas comme un thermostat. En réalité, il faut réinjecter de l’eau, il faut réinjecter du gaz, etc. Ça met assez longtemps. Et donc, rien que si ça s’arrêtait aujourd’hui, il y aurait encore quelques mois de difficultés. Donc je pense que le plan qu’il a fait était un plan de précaution avec peu de moyens. Il rabote un peu les dépenses. Il demande, je n’ai pas très bien compris, sur ce qu’il demandait à l’Europe. Meloni avait été plus claire. Meloni avait dit, puisqu’on a une crise, on va demander à l’Europe d’être plus tendre avec nos déficits et notre capacité d’endettement. Je ne sais pas si c’est ce qu’a voulu dire LeCornu.
Est-ce que vous considérez qu’on est spécialement fragile, nous, pour des raisons de déficit budgétaire. Est-ce que vous êtes critique ?
Je suis bien naturellement critique sur le budget qui a fait beaucoup trop de concessions, à mon avis. Il y a ceux qui ont le droit de demander encore plus de dépenses, etc. Tout le monde a été un peu démagogique. Quand l’Alliance pour sortir un budget était avec les socialistes, on en a rajouté quand même un peu sur ce qu’on aurait dû faire. Et c’est évident que l’on paye aujourd’hui une facture des économies qu’on n’a pas su faire. Et d’ailleurs, la meilleure preuve, c’est qu’aujourd’hui, on essaie de trouver 4 milliards d’économies en gelant des crédits. Après tout, s’il y avait une capacité de 4 milliards, on aurait pu les mettre dans le budget qu’on a voté.
L’autre annonce du jour c’est cette facture de 6 milliards d’euros que nous coûte la guerre au Moyen-Orient. Quelles sont selon vous les bonnes solutions qui seraient à adopter ? C’est de réduire de 4 milliards, de faire des économies de 4 milliards ou alors de réclamer un nouvel impôt, d’augmenter les recettes de l’Etat ?
Non, sans vouloir être cruel, la crise a un peu bon dos. C’est-à-dire qu’on dira, en quelque temps, on n’a pas pu atteindre cet objectif. Le budget a été très, très difficile à boucler et très, très, très, très difficile à exécuter. Et la crise, on dira, ah, maintenant, c’est la faute de pétrole. Le budget a été très difficile à boucler. Il était assez hasardeux sur le occurrence qu’on puisse le tenir. Et là, maintenant, on sait qu’on aura beaucoup, beaucoup de mal à le tenir. Parce qu’on aura moins de croissance et les dépenses continuent de filer. Et puis à cela, vous rajoutez, bien évidemment, la facture aujourd’hui des aides que l’on va donner à certains. Certains, comme toujours dans ce cas-là, vont les mériter. D’autres, sans doute, un peu moins. Tout le monde va dire, et moi, et moi, et moi, et c’est une situation, on a intérêt à ce qu’elle s’arrête le plus tôt possible.
On va repartir dans le budget pour l’année prochaine, qui sera à peine exécuté si on réussit à le faire qu’il y en aura le suivant. Est-ce que vous considérez que…
Il n’y aura pas de budget l’an prochain, il sera invotable. Quoi que vous mettiez dans le budget, les gens, à la veille des élections présidentielles, pour de tas de bonnes raisons qu’ils expliqueront, etc., ne voteront pas. Le budget fut-il excellent ? Ils ne le voteront pas. Donc on repartira en tant qu’on va repartir en 200 ans. Est-ce que vous ne considérez pas… On repartira jusqu’à l’élection présidentielle et immédiatement après vous aurez une loi de finances.
Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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