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22 avril 2026Avec l’Iran, « ce n’est pas parce qu’il y a un cessez-le-feu qu’il n’y a pas d’accrochages », selon un expert
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Avec l’Iran, « ce n’est pas parce qu’il y a un cessez-le-feu qu’il n’y a pas d’accrochages », selon un expert ».
À savoir
Donald Trump se dégonfle-t-il une nouvelle fois, comme le suggère une expression populaire aux États-Unis ? Le président américain a, en tout cas, opéré, dans la nuit de mardi 21 à mercredi 22 avril, un revirement spectaculaire. Lui qui menaçait encore, il y a à peine 24 heures, de lancer de nouvelles frappes massives contre l’Iran prolonge finalement le cessez-le-feu.
Pourtant, un porte-conteneurs a été visé, mercredi, par des tirs iraniens au large d’Oman, vraisemblablement à proximité du détroit d’Ormuz. Le navire aurait été approché par une vedette des gardiens de la révolution qui, sans avertissement radio, a ouvert le feu, provoquant d’importants dégâts à la passerelle, selon les dernières indications de l’Agence de sécurité maritime britannique. Pour le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, chaque camp « maintient sa position. »
franceinfo : Comment, interpréter ces dernières hostilités ?
Dominique Trinquand : Les gardiens de la révolution veulent maintenir le contrôle du détroit d’Ormuz. Et, pour eux, cela est déconnecté du cessez-le-feu. Le contrôle est maintenu, de même que les Américains maintiennent le blocus sur le détroit pour les bateaux iraniens. Donc, ce n’est pas parce qu’il y a un cessez-le-feu qu’il n’y a pas d’accrochages sur ces deux sujets.
Les États-Unis sont pour l’instant positionnés à l’entrée du détroit, côté océan Indien. Vont-ils devoir réagir à ce qui s’est passé, ou peuvent-ils considérer que cela ne change rien et poursuivre leur blocus tel qu’il est ?
Dominique Trinquand : Non, je pense qu’ils vont continuer leur blocus. Nous n’avons pas de carte devant les yeux, mais il y a encore de grandes distances. L’endroit où le blocus américain est mis en place se situe plutôt à l’entrée de l’océan Indien, assez loin du détroit d’Ormuz. Alors que la frappe sur le porte-conteneurs, du côté d’Oman, est vraiment dans le détroit lui-même. Donc, encore une fois, chacun maintient sa position. Les pasdarans veulent montrer qu’ils contrôlent la zone, tandis que les Américains mettent en place un blocus uniquement contre les bateaux iraniens à destination des ports iraniens. C’est donc beaucoup plus sélectif que du côté iranien, où il faut une autorisation et, au passage, s’acquitter d’une taxe pour pouvoir passer.
Ce navire attaqué n’est-il pas la preuve, comme pourrait l’affirmer Donald Trump, qu’il existe malgré tout des divisions au sein du pouvoir iranien entre ceux qui veulent négocier et ceux qui veulent poursuivre le conflit ?
Dominique Trinquand : Oui, bien sûr. Les pasdarans sont probablement ce qu’on appelle des jusqu’au-boutistes. Ils pensent qu’ils gagneront le bras de fer contre les États-Unis parce que le président américain a un calendrier à respecter, en particulier le 28 avril, date à laquelle il doit passer devant une commission pour continuer cette guerre. C’est dans moins d’une semaine, ainsi que le rendez-vous avec M. Xi Jinping en Chine à la mi-mai. Donc, lui, à un chronomètre. Eux, se moquant totalement de l’impact sur les populations iraniennes, peuvent maintenir leur position dure.
franceinfo : Avec cette prolongation du cessez-le-feu, n’a-t-on pas la preuve que Donald Trump n’éprouve, en réalité, aucune envie de reprendre la guerre ?
Dominique Trinquand : Oui, bien sûr, il a envie d’obtenir un accord. Les informations que nous avons, montrent qu’il y a une dissension au sein du pouvoir en Iran entre le président du Parlement, Mohammad Ghalibaf, et les gardiens de la révolution. Les gardiens de la révolution sont des jusqu’au-boutistes, comme on le voit avec l’action qu’ils viennent d’entreprendre contre le porte-conteneurs, alors que M. Ghalibaf est prêt à négocier. Donald Trump maintient sa pression en conservant le blocus, mais laisse une chance à ces dissensions de faire émerger, enfin, une proposition iranienne pour négocier.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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