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22 avril 2026Ivresse, paranoïa, polémiques… Kash Patel, le patron du FBI fragilisé par une enquête de la presse américaine
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Un point rapide sur l'article « Ivresse, paranoïa, polémiques… Kash Patel, le patron du FBI fragilisé par une enquête de la presse américaine » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut observer
Moins d’un an après sa nomination à la tête du FBI, Kash Patel traverse une période de turbulence. Dans une enquête publiée ce samedi 18 avril, The Atlantic décrit un homme sujet à la paranoïa, prompt aux absences et évoque des problèmes d’alcool. Ce fidèle de Donald Trump, aficionados de théorie complotistes, dément et attaque le journal en justice. Mais sa crédibilité est déjà entamée.
« Ça m’empêche de dormir la nuit. » Des hauts responsables du FBI ont confié au média américain The Atlantic leur grande inquiétude vis-à-vis de leur directeur, Kash Patel. Dans cette enquête publiée samedi 18 avril, plusieurs cadres témoignent du comportement instable de celui qui a pris ses fonctions en février 2025.
L’enquête s’ouvre sur une « crise de panique » du patron du bureau fédéral qui emploie 38.000 personnes. Ne parvenant pas à se connecter à un système informatique, Kash Patel se persuade qu’il a été licencié et convoque ses proches collaborateurs pour leur annoncer qu’il allait les quitter… Fausse alerte, il s’agissait seulement d’un problème technique.
D’autres témoignages décrivent une consommation excessive d’alcool, des absences inexpliquées, des épisodes de paranoïa. L’homme de 46 ans a dementi ces informations et annoncé une plainte contre le journal.
Théories complotistes
Avant d’être nommé à la tête du FBI, Kash Patel, un ex-procureur fédéral, avait occupé plusieurs postes à responsabilité lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021), notamment comme conseiller à la sécurité nationale ou encore chef de cabinet au Pentagone.
Adepte des théories complotistes, il a adhéré par le passé à la mouvance QAnon et a publié en 2023 un livre sur « L’État profond ». Un concept abstrait désignant l’administration qui, en sous main, gouvernerait « réellement » le pays à la place du pouvoir politique en place.
Lors de sa seconde campagne présidentielle victorieuse, Donald Trump a justement promis de « démanteler » cet « État profond« . Kash Patel a alors été choisi pour diriger le FBI et mettre un coup de pied dans la fourmilière.
Alors pressenti pour le poste, Kash Patel avait annoncé vouloir « se débarrasser » des services de renseignement du FBI. « Je fermerais le J. Edgar Hoover Building (siège du FBI, NDLR) le premier jour et le rouvrirais le lendemain en tant que musée de l’État profond », avait-il déclaré en septembre dernier.
« Et je prendrais les 7.000 employés qui travaillent dans ce bâtiment et je les enverrais à travers l’Amérique pour chasser les criminels. Soyez des flics. Vous êtes des flics. Soyez des flics », avait-il ajouté.
Dans un autre échange avec l’ancien stratège de Donald Trump Steve Bannon, il avait assuré vouloir s’en « prendre à ceux qui, dans les médias, ont menti sur les citoyens américains qui ont aidé Joe Biden à truquer les élections présidentielles ».
Son inexpérience et l’extrémité de ses propos ont bien failli lui coûter le poste avant même sa nomination. Sur 100 sénateurs, 51 ont voté pour la nomination de Kash Patel à la tête du FBI et 49 contre – dont deux élues républicaines.
Une nomination de justesse et une purge contestée
Avant la prise de fonction du magistrat de formation, la presse américaine avait rapporté qu’une purge était en cours depuis l’accession de Donald Trump au pouvoir . Entre hauts responsables écartés, poussés à la démission, à la retraite, ou limogés.
Des licenciements et des sanctions étaient alors en projet pour des dizaines d’agents ayant participé aux enquêtes judiciaires relatives à l’assaut contre le Capitole du 6 janvier 2021 et à la rétention par Donald Trump de documents classifiés après son premier mandat. Kash Patel a poursuivi cette politique.
En septembre 2025, trois hauts responsables du FBI, dont Brian Driscoll, directeur par intérim avant sa nomination, l’ont accusé dans une plainte d’avoir « politisé » la police fédérale pour plaire à ses supérieurs, dont le président.
Ils disent avoir été sanctionnés pour leur « refus de politiser le FBI », notamment en s’opposant aux limogeages d’agents dont le seul tort était d’être considérés comme insuffisamment alignés sur les priorités de la nouvelle administration ou publiquement dénoncés par la base de Donald Trump.
Un « acteur essentiel » soutenu par Donald Trump
Régulièrement, le patron du FBI a été épinglé pour des erreurs et des scandales durant son court mandat à la tête du bureau.
En décembre dernier, il avait triomphalement communiqué sur l’arrestation d’un auteur d’une fusillade sur un campus universitaire ayant fait deux morts et neuf blessés. La personne arrêtée avait finalement été libérée.
On lui a reproché par exemple l’utilisation à des fins personnelles du jet de l’agence comme en février lorsqu’il s’était rendu en Italie pour aller à la rencontre de l’équipe nationale de hockey sur glace aux Jeux Olympiques. Il s’était d’ailleurs illustré après la victoire du Team US dans les vestiaires en sifflant une bière cul-sec.
Ce lundi 20 avril, la ministre américaine du Travail est devenue la troisième à quitter le gouvernement de Donald Trump depuis le mois de mars, témoignant d’une certaine fébrilité dans l’entourage du président américain à l’approche des midterms. En dépit de cette valse de ministres, Kash Patel conserve le soutien du chef de l’Etat.
Dans son article, The Atlantic cite Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche défend le directeur du FBI. « La criminalité à travers le pays a chuté à son plus bas niveau depuis plus de 100 ans et de nombreux criminels notoires ont été mis derrière les barreaux. Le directeur Patel reste un acteur essentiel au sein de l’équipe chargée de l’ordre public de l’administration. » Sa loyauté envers Donald Trump semble continuer à le protéger.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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