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25 avril 2026Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « François Ruffin, le chemin escarpé du député-reporter, prêt à faire le « pari du peuple » ».
Éléments essentiels
S’il plaide pour une candidature commune de la gauche en 2027, le député Picard, en meeting à Lyon ce samedi, veut aller jusqu’au bout, même si la primaire qu’il réclame devait échouer. « Nous irons » à la présidentielle, promet-il à BFM, prêt à faire « le pari du peuple » en dehors des partis politiques. Réussira-t-il à se frayer un chemin à gauche?
En campagne pour l’élection présidentielle, François Ruffin fait du François Ruffin, avec un storytelling bien rodé. Avant un meeting à Lyon au format particulier prévu ce samedi 25 avril, le député de la Somme prétend avoir vu une annonce: « République cherche président ».
En réponse, celui qui a rompu avec La France insoumise aux dernières législatives partage son « CV ». Ses compétences: « Écouter les gens », « se battre pour eux et ne rien lâcher ». Le salaire souhaité: le SMIC, l’excédent sera « versé aux associations ». Son expérience: il a « battu trois fois le Rassemblement national » dans sa circonscription entre 2017 et 2024.
« Un entretien d’embauche » pour un exercice qui colle à son « ADN »
Aux personnes intéressées désormais de venir lui faire passer un « entretien d’embauche » dans la capitale des Gaules, où il s’était rendu pendant les municipales pour soutenir le maire sortant écologiste, Grégory Doucet.
« C’est dans mon ADN on va dire, qui est d’aller voir les gens, les gens, les gens », insiste François Ruffin auprès de BFM, « parce que cela passe par eux, par la vie des Français ».
Ils seront quatre – « une infirmière, un restaurateur, un ouvrier et une personne retraitée engagée dans plein d’associations » – à principalement l’interroger dans un format censé rompre avec une « logique de monologue » et incarner « un dialogue avec les Français », dixit l’un de ses soutiens, le communiste Sébastien Jumel.
Le thème, lui aussi, colle parfaitement à la peau du député-reporter, qui s’est fait connaître, avant d’arriver à l’Assemblée, avec le mouvement Nuit Debout contre la loi travail en 2016 ou en réalisant le documentaire “Merci Patron! », une comédie-documentaire pour dénoncer les délocalisations du dirigeant de LVMH, Bernard Arnault.
Ce thème, il s’agit du… travail. Avec en invité: Abou Sangaré, rôle principal de « l’Histoire de Souleymane ». Le film, qui lui a valu un César en 2025, raconte en partie son parcours, celui d’un jeune Guinéen obligé de sous-louer le compte d’un livreur à vélo pour gagner de l’argent, avant d’être auditionné pour faire sa demande d’asile en France.
« Force naissante »
Nul doute que François Ruffin sera à l’aise dans l’exercice qu’il propose. La question, désormais, est de savoir si le fondateur du journal Fakir peut se frayer un chemin à gauche. Celui sur lequel il s’est embarqué est bien embourbé.
La primaire pour un candidat commun, dont il est partisan, bat très sérieusement de l’aile, en attestent les remous internes auxquels Olivier Faure comme Marine Tondelier, respectivement patrons des Écologistes et du Parti socialiste, font face, alors qu’ils défendent cette initiative.
Aussi, les sondages dessinent un duel à gauche entre le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, un « boulet » selon lui, et l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, dont les propos représentent une « élite qui avance, avec arrogance et inconscience », avait-il déploré à l’adresse du candidat Place publique dans une lettre adressée de janvier 2024.
Face à ces dynamiques chez ses concurrents, François Ruffin revendique une « force naissante ». « En quinze jours, alors que je pensais qu’on devrait se traîner cela jusqu’à l’été, on recueille plus de 100.000 signatures sur ‘Nous président’ (son site de campagne, NDLR) pour dire que nous voulons François Ruffin comme candidat ».
« Hier (mercredi, NDLR), alors que c’est un meeting improvisé, il y a plus de 300 personnes qui se rassemblent à Poitiers », égraine-t-il, misant sur « plus d’un millier » de participants à son meeting à Lyon pour poursuivre son élan.
Une manière de faire une démonstration. Et de préparer une issue à un éventuel échec de la primaire. Car s’il « fait tout pour qu’elle ait lieu », le député-reporter ne veut pas être entravé dans sa démarche. Quoi qu’il arrive, « nous irons » à la présidentielle, promet-il, prêt à se passer des partis politiques.
« Ruffin, c’est combien de troupes? »
Est-ce réellement possible, ou, tout du moins, une telle stratégie pourrait-elle s’avérer gagnante? Forcément, certains en doutent à gauche.
« Mélenchon est candidat et Glucksmann est candidat quoi qu’il arrive, donc il n’y a pas d’espace. Ruffin, c’est combien de troupes? C’est combien de maires? C’est combien de présidents de région? », questionne un cadre socialiste, ne croyant pas aux « aventures individuelles » sans « appareil politique ».
Pour lui, aucun scénario favorable n’est possible, à moins d’un « alignement des planètes » semblable à celui d’Emmanuel Macron en 2016-2017.
Autour de François Ruffin, on minimise le poids de ces partis politiques. « Le congrès du PS, c’est quoi? C’est 40.000 personnes », dit Sébastien Jumel, soulignant aussi que, chez Les Écologistes, « Marine Tondelier est (ré)élue avec 6.000 adhérents ».
L’ancien député se présente aussi comme la preuve que son champion, souvent décrit comme un solitaire, même s’il joue l’unitaire depuis 2024, peut rassembler. « Je suis communiste et je suis autour de François, il y aura des gens divers autour de lui », promet-il.
« Le pari du peuple »
Peut-être, mais François Ruffin n’a-t-il pas lui-même été supplanté par les partis lorsque, le premier, il appelait le 9 juin 2024 sur BFMTV à la constitution d’un « Front populaire », au soir de la dissolution de l’Assemblée nationale?
Quand nous lui demandons comment creuser son sillon sans eux, l’intéressé n’a qu’un mot à la bouche, là encore: « les gens ». Il se dit prêt à faire « le pari du peuple ».
Pour mener son combat jusqu’à avril 2027, il lui faudra cependant réunir les fameux 500 parrainages d’élus. « On avance », dit le Picard, tandis que sa porte-parole de campagne, la députée Génération.s Sophie Taillé-Polian, assure que « beaucoup de petits maires, de petits élus, qui ne sont pas liés à un appareil politique sont disposés et prêts à (le) soutenir ».
Autre question, avant l’événement lyonnais de François Ruffin: réussira-t-il à étoffer sa panoplie au-delà de la thématique du travail? Par exemple, en se renforçant sur l’international, qui pourrait être une des thématiques majeures de la course à l’Élysée, alors que l’actualité se concentre autour de la guerre au Moyen-Orient et de ses répercussions en France sur le prix des carburants.
« Je pense que là où je fais le plus de vidéos et de tweets c’est sur les questions internationales », défend le parlementaire, parlant de « l’Iran », « du Liban », Donald Trump » ou encore des « choix d’Ursula Von Der Leyen au niveau de l’Union européenne » et rappelant sa publication dans la revue Le Grand Continent le 25 février dernier.
« Si on veut avoir une politique de défense, une politique industrielle de défense, ça ne peut pas passer par Bruxelles, il faut de la coopération avec d’autres pays », martèle-t-il.
Tout en élargissant la focale, ce dernier veut garder son identité. « Certainement que François Ruffin a une mue à opérer, comme tous les candidats à la présidentielle qui à un moment donné doivent changer de stature. Mais, ce qui nous importe est surtout qu’il reste lui-même: en lien avec les gens, en capacité de dialoguer avec eux », dit Sophie Taillé-Polian.
Cela tombe bien: François Ruffin va encore faire du François Ruffin dans les prochains jours. Le député envisage un déplacement à Besançon la semaine prochaine pour soutenir des infirmières en grève. Il prévoit aussi la article début mai d’une B.D, « Picardie Splendor », qui racontera une « France fracturée, mais que l’on peut réparer ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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