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26 avril 2026Au procès libyen, une nouvelle lettre très détaillée de Guéant vient contredire la version de Sarkozy
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Voici les éléments principaux de « Au procès libyen, une nouvelle lettre très détaillée de Guéant vient contredire la version de Sarkozy » pour nos lecteurs.
Points clés à connaître
La rupture entre Nicolas Sarkozy et Claude Guéant se confirme un peu plus chaque jour au procès en appel du financement libyen présumé de 2007. Absent de l’audience pour raisons de santé, Claude Guéant poursuit sa défense par écrit. Dimanche 26 avril, l’ancien secrétaire général de l’Élysée a adressé une seconde attestation à la cour d’appel de Paris.
Dans cette lettre de trois pages datée du 26 avril et consultée par RTL, Claude Guéant répond directement aux déclarations de Nicolas Sarkozy lors de son interrogatoire du 14 avril. « Je suis désolé de dire que, là encore, Nicolas Sarkozy se trompe », écrit-il, contestant à nouveau la version de l’ancien chef de l’État.
Dans cette nouvelle attestation, l’ancien bras droit de Sarkozy s’attaque aussi à la date de leur rencontre. « Nicolas Sarkozy dément m’avoir connu avant 2002 », écrit-il, avant de corriger : « Je dois dire que, malgré ses facultés de mémoire exceptionnelles […] Nicolas Sarkozy se trompe. Nous nous sommes rencontrés avant 2002. Il me connaissait ».
L’autre point de friction porte sur le dîner officiel du 25 juillet 2007 à Tripoli, lors duquel Mouammar Kadhafi aurait évoqué devant Nicolas Sarkozy la situation judiciaire de son beau-frère Abdallah Senoussi. Selon Claude Guéant, l’ancien président l’aurait alors appelé à table pour entendre cette demande, avant de lui lancer : « Claude, voyez cela ». Et si Nicolas Sarkozy a toujours opposé « le démenti le plus formel » à cette version, de son côté Claude Guéant ne bouge pas d’un iota. « Je m’insurge contre son démenti, et confirme ce que j’ai déclaré dans ma précédente attestation […] Non, je ne confonds pas », affirme-t-il dans cette lettre, assurant garder « une vue très précise de la scène ».
Il précise au passage que la configuration de la table permettait cet échange à l’écart des autres convives, et assure avoir ensuite vérifié qu’aucune procédure ne permettait de lever le mandat d’arrêt visant Senoussi. Il explique alors avoir rendu compte de ces démarches à Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises. Et même s’il reconnaît avoir « laissé les choses en suspens » auprès des autorités libyennes « pour ne pas être trop brutal », il affirme qu’une grâce ou une amnistie était alors impossible et « n’a jamais été envisagée ».
Nouveau témoignage de Sarkozy ce mercredi
Dans cette affaire, l’accusation soupçonne un pacte entre l’entourage de Nicolas Sarkozy et le régime libyen pour financer la campagne présidentielle de 2007. En échange, Tripoli espérait notamment des avancées sur le dossier Senoussi.
Les autorités libyennes cherchaient à obtenir des contreparties diplomatiques et commerciales, mais aussi un geste sur la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, numéro deux du régime de Mouammar Kadhafi, condamné en France à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commandité l’attentat contre le DC-10 d’UTA en 1989, qui avait fait 170 morts.
Les trois principaux protagonistes, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Brice Hortefeux, contestent fermement ce scénario.
Condamnés en première instance à cinq et six ans de prison ferme, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant sont rejugés en appel aux côtés de huit autres prévenus, et l’ancien président doit être de nouveau interrogé mercredi 29 avril.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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