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27 avril 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Qu’est-ce que la stratégie « Made in Europe » qui vaut à l’UE des menaces de la Chine ».
Points saillants
MARIUS BURGELMAN / Belga via AFP
Devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles, le 17 avril 2026.
Une nouvelle stratégie européenne qui agace la Chine. Pékin a menacé ce lundi 27 avril de prendre des mesures contre l’Union européenne si cette dernière adopte, sans prendre en compte les positions chinoises, une loi visant à réindustrialiser l’Europe et qu’elle juge discriminatoire.
En cause : le projet de loi dite d’« accélération industrielle », aussi appelée loi « Made in Europe », présentée le 4 mars dernier par la Commission européenne, l’exécutif de l’UE. Le texte doit prochainement être approuvé par les États membres et le Parlement européen.
Mais le ministère chinois du Commerce ne voit pas les choses de cet œil. Il a exprimé ses « graves préoccupations » et soumis ses commentaires à la Commission. « La Chine suivra attentivement le processus législatif » et « se tient prête à dialoguer », a déclaré ce lundi le ministère.
« Si l’UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des contre-mesures », a-t-il prévenu.
La Chine pas directement citée, mais particulièrement visée
Si ce texte fait autant réagir Pékin, c’est justement parce que la Chine, sans être nommée, est clairement visée par cette nouvelle stratégie. Les Européens dénoncent de longue date la concurrence déloyale exercée selon eux par les entreprises chinoises fortement subventionnées.
Cette nouvelle loi exigerait des entreprises de secteurs jugés stratégiques « un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d’Europe » quand elles bénéficient de fonds publics, a indiqué vice-président de la Commission européenne, le Français Stéphane Séjourné.
Concrètement, le texte cible l’industrie automobile, les technologies d’énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires…), les industries lourdes.
Bercy souhaite encore « muscler » ce texte
« Notre objectif est clair : ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035, contre 14 % aujourd’hui », a déclaré Stéphane Séjourné, assumant que l’UE souhaite désormais l’instauration d’une « préférence européenne ».
Le projet de loi a été longuement débattu par les Vingt-Sept ces derniers mois, et la France l’a largement défendu. « L’introduction de la préférence européenne dans les secteurs industriels stratégiques est une rupture majeure », a réagi le ministère français de l’Économie, qui entend encore se battre pour « pour muscler le texte ».
Le ministère chinois du commerce espère plutôt l’inverse. Le texte « impose de nombreuses restrictions aux investissements étrangers dans quatre secteurs stratégiques émergents : les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières cruciales ; il instaure des clauses exclusives d’“origine UE” dans la passation des marchés publics et des politiques de soutien public », a déploré ce dernier. Pékin alerte sur le événement que « les investisseurs chinois seront en butte à la discrimination ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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