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27 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « de Lincoln à Trump, la longue liste des présidents américains pris pour cibles ».
Récapitulatif des informations
A Washington, dans l’hôtel où avait lieu le gala annuel des correspondants de la Maison Blanche. Donald Trump a été évacué après qu’un homme a tité des coups de feu devant la salle. CNP/NEWSCOM/SIPA
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« Personne ne m’avait dit que c’était un métier aussi dangereux », a plaisanté Donald Trump seulement quelques heures à peine après la tentative d’assassinat lors du dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche, le samedi 25 avril. Une soirée réunissant politiques, journalistes et autres personnalités de Washington et à laquelle le président américain assistait pour la première fois. Au cours du dîner, Cole Tomas Allen, un homme de 31 ans, a forcé un contrôle de sécurité et tiré plusieurs coups de feu, entraînant l’évacuation de l’assemblée, dont Donald Trump, la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Une tentative qui s’ajoute aux nombreuses autres qui parsèment la vie de l’homme d’affaires depuis son entrée dans l’arène politique. Et à celles visant ses prédécesseurs : depuis le premier président des Etats-Unis, George Washington, quatre présidents américains ont été assassinés dans l’exercice de leur mandat et de nombreuses tentatives ont eu lieu : président américain est un « métier dangereux » depuis bien avant ce week-end.
Quatre tentatives visant Donald Trump
Retour en 2016. Pas encore élu à la tête des Etats-Unis, Donald Trump organise un rassemblement à Las Vegas. Dans la foule venue l’applaudir, Michael Sandford, un jeune Britannique de 19 ans, tente de désarmer un policier et d’abattre le républicain. Maîtrisé par les forces de l’ordre avant de passer à l’acte, il avouera avoir prévu de tuer celui qui était à l’époque candidat « depuis un an ». Le jeune homme envisageait même, si sa première attaque échouait, de réitérer l’expérience lors d’autres meetings.
Huit ans plus tard, à nouveau candidat, l’homme d’affaires organise le 13 juillet 2024 un meeting à Butler, Pennsylvanie. C’est au cours de son discours que des coups de feu retentissent, il est touché à l’oreille droite. A l’origine des tirs, Thomas Matthew Crooks, jeune Américain de 20 ans, qui avait méthodiquement préparé son attaque. En amont du rassemblement, il avait survolé la zone avec un drone et inspecté les lieux. L’attaque cause la mort d’un spectateur présent dans la foule et blesse grièvement deux autres personnes, avant que l’assaillant ne soit abattu par les forces de l’ordre. De cette tentative d’assassinat restera l’image marquante de cette campagne présidentielle : celle de Donald Trump le poing levé, l’oreille droite maculée de sang, drapeau américain flottant derrière lui.
Deux mois plus tard, le 15 septembre 2024, le milliardaire est de nouveau pris pour cible. Cette fois-ci, c’est à West Palm Beach, en Floride, en pleine partie de golf. Caché dans des buissons à quelques centaines de mètres de Donald Trump, Ryan Routh, âgé de 58 ans, est armé d’un fusil d’assaut. Repéré par un agent du Secret Service, il ouvre le feu et prend la fuite avant d’être interpellé quelques heures plus tard. Son attaque avait également été préparée, l’homme avait surveillé pendant près de douze heures les alentours du club et tenait la liste des lieux où devait se rendre le républicain.
Une fois revenu à la Maison-Blanche, le 47ᵉ président des Etats-Unis est visé par une nouvelle tentative d’assassinat… alors qu’il n’est même pas présent. Dans la nuit du 22 février 2026, Austin Tucker Martin, âgé d’une vingtaine d’années, pénètre dans Mar-a-Lago, la luxueuse résidence de Donald Trump basée en Floride, armé d’un « bidon à essence et d’un pistolet ». Face aux forces de l’ordre, l’attaquant est abattu sur place. Au moment des faits, Donald Trump, lui, se trouve à Washington.
Des tentatives d’assassinat auxquelles s’ajoutent d’autres formes de menace depuis 2016 : volonté de renverser la limousine présidentielle avec un chariot élévateur en 2017, lettre adressée à la Maison-Blanche en 2020 contenant de la ricine, l’un des poisons naturels les plus violents.
Quatre présidents tués durant leur mandat
D’autres présidents n’ont pas survécu aux attaques. Le premier à mourir assassiné est Abraham Lincoln en 1865. Le 16ᵉ président des Etats-Unis est abattu d’une balle dans la nuque alors qu’il assiste à une pièce de théâtre à Washington, quelques jours après la fin de la guerre de Sécession. L’auteur du tir est John Wilkes Booth, sudiste convaincu et opposé à l’abolition de l’esclavage, il espère que la mort du président permettra aux Confédérés de remporter la guerre. Son plan échoue et il est tué après une cavale de douze jours.
L’autre assassinat célèbre est celui de John Fitzgerald Kennedy (JFK), véritable traumatisme dans l’histoire américaine. Le 35ᵉ président est abattu, le 22 novembre 1963, dans la limousine présidentielle qui remontait une avenue de Dallas au Texas. Lee Harvey Oswald (lui-même assassiné deux jours plus tard), qui avait vécu en Union soviétique, a été présenté comme le coupable par la commission Warren, mais la mort de JFK continue à ce jour de susciter théories et rumeurs.
Deux autres présidents américains ont également été tués pendant leur mandat. James A. Garfield est assassiné à bout portant en 1881, dans une gare de Washington par un avocat dont l’irresponsabilité mentale a été très débattue. Le second est William McKinley, tué par un anarchiste lors de l’exposition panaméricaine de Buffalo en 1901. Le meurtrier, qui dit avoir agi « par devoir », est exécuté sur la chaise électrique.
Des anciens présidents pris pour cibles
La jeune République américaine a à peine plus de 50 ans lors de la première tentative d’assassinat, celle visant Andrew Jackson, en 1835. Le 7ᵉ président des Etats-Unis s’en sort indemne car les deux pistolets de son attaquant, Richard Lawrence, se sont enrayés. L’homme, persuadé d’être le roi Richard III d’Angleterre, mort quatre cents ans plus tôt, est reconnu pénalement irresponsable et n’est pas condamné.
Par la suite, plusieurs présidents ont survécu à des attaques. Un des plus célèbres est Theodore Roosevelt, victime d’une tentative d’assassinat en 1912 alors qu’il n’est plus président mais candidat pour un troisième mandat à la Maison-Blanche. Un homme lui tire dessus lors d’un meeting à Milwaukee. La balle est ralentie par son étui à lunettes et le texte de son discours. Theodore Roosevelt poursuit son intervention pendant plus d’une heure avant d’être hospitalisé.
Certains ont été ciblés par des tirs… sans même être touchés. C’est le cas de Franklin D. Roosevelt, visé par plus de cinq coups de feu en 1933 par un anarchiste qui rate sa cible et est finalement maîtrisé. Cinq autres personnes sont touchées dont le maire de Chicago, Anton Cermak, qui meurt de ses blessures trois semaines plus tard.
Plus près de nous, Gerald Ford est victime de deux tentatives d’assassinat en moins de trois semaines en 1975. La première par Lynette Fromme, membre de la secte de Charles Manson, mais l’arme utilisée ne fonctionne pas. « Le coup n’est pas parti, vous y croyez ? Le coup n’est pas parti », s’est-elle lamentée alors que la police l’immobilisait.
Dix-sept jours plus tard, Gérald Ford est visé par Sara Jane Moore, qui tire dans sa direction à deux reprises, sans succès. Proches d’organisations de gauche radicale, elle a expliqué plus tard, comme le rapporte le « Daily Mail », qu’elle espérait que le meurtre du président serait « l’étincelle » permettant de provoquer une « violente révolution » pour changer l’Amérique.
Et en mars 1981, Ronald Reagan, président depuis à peine 69 jours, est la cible de plusieurs tirs à la sortie du Hilton de Washington (le même hôtel où Donald Trump a été victime de la tentative d’assassinat samedi). L’agresseur, un homme atteint de troubles mentaux et fasciné par les armes à feu, espérait séduire l’actrice Jodie Foster en marquant l’Histoire. Hospitalisé douze jours, le président s’en sort malgré un poumon perforé et des hémorragies internes.
◗ Cet article est une version actualisée d’un dossier initialement publié le 15 juillet 2024.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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