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28 avril 2026Devant le Congrès Charles III séduit avec son humour « so british » et célèbre le lien entre États-Unis et Royaume-Uni
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Les faits essentiels
Plusieurs minutes d’applaudissements, au point de le laisser presque désemparé. Face au Congrès américain, le roi Charles III a dû patienter, regard hésitant, avant de pouvoir commencer son discours. Une entrée en matière révélatrice d’une prise de parole où le roi britannique a alterné humour très british et appels appuyés à l’unité entre Londres et Washington.
Invité à s’exprimer ce mardi 28 avril, le souverain a rapidement désamorcé la solennité du moment avec une référence à Oscar Wilde : « Nous avons aujourd’hui presque tout en commun avec l’Amérique, sauf, bien sûr, la langue ! » Voilà qui donne le ton.
Dans la foulée, Charles III enchaîne les traits d’humour, jouant sur l’histoire parfois tumultueuse entre les deux pays et évoquant la révolution américaine. Il s’amuse d’ailleurs d’un « conte de deux Georges », entre George Washington et son ancêtre George III, avant de lancer : « Je tiens à vous rassurer, je ne suis pas ici dans le cadre d’une quelconque manœuvre de reconquête ! »
Quelques minutes plus tard, il plaisante sur une tradition britannique consistant à retenir un parlementaire « en otage » lors de ses discours, arrachant de nouveaux éclats de rire dans une salle visiblement conquise.
ROBERTO SCHMIDT / AFP
Les membres du Congrès applaudissent le discours du roi Charles III, venu s’exprimer au Capitole.
Dans un Congrès souvent marqué par les tensions ces derniers mois, la scène tranche : pas d’interruptions, pas de protestations ni de messages cachés, mais une succession d’ovations et de réactions en majorité chaleureuses.
Au point que certains observateurs s’en amusent : le New York Times estime que le roi « pourrait presque faire carrière comme humoriste de standup si la monarchie n’avait pas fonctionné pour lui ».
Derrière l’humour, un message politique mesuré
Sous cette légèreté apparente, le roi a aussi martelé un message plus grave, mêlant considérations diplomatiques et rappel des équilibres démocratiques. Il a condamné sans détour les évènements du week-end qui se sont passés à quelques pâtés de maisons de là lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, avant d’élargir son propos aux tensions internationales.
« Nous nous rencontrons en des temps de grande incertitude », a-t-il rappelé évoquant les guerres en Ukraine et en Iran, comme des défis majeurs pour la communauté internationale.
Mais surtout, Charles III a insisté sur la solidité du lien transatlantique tout en glissant des références très politiques, saluées dans l’hémicycle : « Le lien entre nos nations est éternel, indéfectible et irremplaçable. » Une déclaration ponctuée, là encore, de longs applaudissements.
Le moment le plus applaudi est toutefois venu lorsqu’il a évoqué les fondements démocratiques américains. « Le pouvoir exécutif est soumis à des mécanismes de contrôle et d’équilibre », a-t-il rappelé, déclenchant une standing ovation d’une grande partie de la salle allant même jusqu’à provoquer des cris du côté des Démocrates.
Cette prise de parole est rare : la dernière remontant à Élisabeth II en 1991. Elle intervient dans un contexte diplomatique délicat entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Sans jamais entrer frontalement dans la politique, le souverain est néanmoins parvenu à rappeler les racines communes des deux démocraties, glissant que ces valeurs avaient été « héritées » par les États-Unis, malgré la rupture historique de l’indépendance.
« Nous pouvons sans doute reconnaître que nous ne sommes pas toujours d’accord », a-t-il concédé, avant d’appeler à dépasser les divergences : « Nos valeurs communes prévalent. »
Un exercice d’équilibriste réussi
Dans la dernière partie de son discours, Charles III a insisté sur la nécessité d’une réponse collective face aux crises internationales. Il a appelé à un soutien renforcé à l’Ukraine, estimant que « la même détermination sans faille » que celle affichée après le 11 septembre 2001 était aujourd’hui nécessaire « pour assurer une paix juste et durable ».
SAUL LOEB / AFP
Le président de la Chambre des représentants Mike Johnson et le vice-président des États-Unis JD Vance écoutent le roi Charles III du Royaume-Uni lors de son discours.
« Les défis auxquels nous faisons face sont trop grands pour qu’une seule nation y réponde seule », a-t-il insisté, décrivant un monde « plus volatile et plus dangereux » que celui dans lequel sa mère s’était exprimée en 1991.
Pour son premier discours devant le Congrès en tant que roi (et sa vingtième visite aux États-Unis) Charles III devait trouver le bon ton. Entre neutralité monarchique et contexte politique tendu, l’exercice s’annonçait délicat. À en juger par l’ambiance dans l’hémicycle, faite de rires et de standing ovations, le pari semble réussi : celui d’un discours capable de détendre l’atmosphère tout en réaffirmant, sans frontalité, la nécessité de préserver la relation entre les deux alliés.
Source : www.huffingtonpost.fr
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