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plusieurs compagnies annulent leurs vols – franceinfo
28 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « elle habite juste au dessus d’un Tasty Crousty et raconte vivre « un enfer » ».
Résumé rapide
Avec l’essor des nouvelles enseignes de fast-food, qui pullulent désormais dans les villes, le quotidien des riverains a drastiquement changé. Entre nuisances sonores, incivilités et problèmes d’hygiène, une habitante raconte sur RMC « l’enfer » qu’elle vit depuis l’installation d’un Tasty Crousty en dessous de son appartement.
Tasty Crousty, Master Poulet, O’Tacos, Chicken Street… Les enseignes « classiques » du fast-food, comme McDonald’s ou KFC, ne sont plus seules dans nos villes. Boostées par les réseaux sociaux, les nouvelles chaînes se démultiplient et la concurrence est acharnée.
Il y a trente ans, l’Hexagone ne comptait qu’environ 200 enseignes de restauration rapide, contre près de 90.000 entreprises dans le secteur en 2021 (87.884), selon des chiffres de Propulse. Résultat: chacun cherche à se faire une place et met tout en œuvre pour attirer les nouvelles générations, à la fois présent et futur du marché.
Le meilleur exemple de cette réussite reste Tasty Crousty, qui propose un plat unique à base de poulet, de riz et de sauce. Créée en 2024, l’enseigne revendique déjà plus de 60 points de vente à travers le pays. Sa direction artistique, semblable à celle d’un jeu vidéo, et ses campagnes massives sur TikTok ont contribué à créer le phénomène.
Un succès qui bouscule la vie des riverains
Mais derrière le succès entrepreneurial de la marque, un écueil apparaît: la vie des riverains est maintenant rythmée par les nuisances.
« C’est plutôt l’enfer », confie Marie, qui habite juste au-dessus de l’une des franchises, ouverte de 11h à 4h du matin, tous les jours. Depuis l’arrivée de l’établissement, elle vit au rythme d’un bruit permanent: « Quand on habite au-dessus d’un Tasty Crousty, ce sont tous les jours des scooters Uber qui squattent devant, tout le temps, tous les soirs », déplore-t-elle au micro d’Estelle Midi.
De nombreuses incivilités
Outre le bruit, cette habitante du 18e arrondissement de Paris dénonce des incivilités de la part de l’enseigne, qui tourne à plein régime, avec de longues files s’étendant jusque dans la rue aux heures de pointe.
« Il y a peu d’hygiène, en tout cas dans celui-là. Dans la copropriété, ils balancent l’huile directement dans les égouts, les poubelles débordent dans la rue… », souffle celle qui est également restauratrice, au micro de RMC.
Malgré de nombreux signalements auprès de la mairie, Marie a constaté que la situation continuait de se dégrader, avec « beaucoup d’incivilités autour », se souvenant notamment de l’ouverture lors de laquelle les gérants ont carrément sorti un « lance-flammes » pour mettre l’animation…
« (Les élus) nous disent qu’ils ne peuvent rien faire… C’est une catastrophe, et avec des odeurs infernales pendant l’été. »
Et les Crousty ne sont pas les seuls ciblés. À Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane est entré en guerre contre la marque Master Poulet, qui propose du poulet rôti à prix cassé. Le maire socialiste refuse de laisser l’enseigne s’installer dans sa ville.
« Nous refusons qu’un établissement dégrade les conditions de vie des riverains : livraisons tardives, parfois jusqu’à 2 heures du matin, nuisances sonores répétées, odeurs pour les habitants qui vivent au-dessus », a-t-il justifié. « Notre ville dispose déjà d’une offre importante dans ce secteur. »
Le paysage des villes transformés
C’est l’une des critiques les plus récurrentes à l’encontre de ces marques aux enseignes colorées: elles font désormais partie du décor des centres-villes. À Toulouse, près de la mythique place du Capitole, elles se sont naturellement imposées.
« La France au niveau international a perdu de sa superbe au niveau de la gastronomie. Dans certains concours et classements, on est déclassé », assure-t-il.
« La rue principale, c’est beaucoup de fast-foods pour la plupart », poursuit-il. « Dans beaucoup de centres-villes, c’est comme ça désormais. La malbouffe et les fast-foods pullulent. »
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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