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28 avril 2026Reuters.com
28 avril 2026une enquête du « Monde » révèle que le groupe Lagardère a tenté de peser sur la commission d’enquête sur l’audiovisuel public – franceinfo
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
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Résumé à retenir
Selon le journal, Lagardère News, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a envoyé à des députés une série de questions à poser aux personnes auditionnées. Le président et le rapporteur de la commission ont reconnu avoir été contactés.
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Des révélations sur les coulisses de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Dans une enquête publiée dimanche 26 avril, Le Monde affirme que Lagardère News, propriétaire du JDD et d’Europe 1, et dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a envoyé à des députés une série de questions à poser aux personnes auditionnées. La commission a achevé ses travaux lundi avec l’adoption du rapport du député UDR Charles Alloncle.
« J’ai reçu un email au début de la commission d’enquête et j’ai immédiatement demandé à ce que cela s’arrête, considérant qu’il y avait un risque d’ingérence », a confirmé mardi sur France Inter le président de la commission, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus. Le Monde assure avoir « consulté plusieurs listes de questions, destinées à alimenter des auditions différentes, envoyées par la direction des affaires institutionnelles et réglementaires de Lagardère News ».
Le journal pointe « l’hostilité » des questions, dans « leur formulation comme dans leur tonalité ». « Une liste de six pages » a notamment été envoyée en amont de l’audition de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, le 10 décembre. « Madame la présidente, comment justifiez-vous d’avoir violé la déontologie et les règles qui s’imposent à un fonctionnaire public de votre rang et de vos responsabilités ? », est-il par exemple suggéré de demander, rapporte Le Monde. Cette question « visait à lui reprocher d’avoir qualifié CNews (propriété de Vincent Bolloré) de ‘média d’opinion’ et de ‘chaîne d’extrême droite’, dans un entretien au Monde le 18 septembre », avance le quotidien.
Des questions à destination de la présidente de Radio France, Sibyle Veil, entendue le 17 décembre, ont aussi été transmises, selon cette enquête. « Des chroniqueurs ou des invités choisis par le service public ont tenu, à de très nombreuses reprises et cela depuis plusieurs années, des propos très critiques, pour ne pas dire davantage, à l’encontre du groupe privé que vous visez », est-il recommandé de lui rappeler.
« Je n’ai pas utilisé ces questions », a affirmé au Monde le rapporteur Charles Alloncle. « Avant même que la commission ne commence, j’avais commencé à recevoir des centaines de mails sur ma boîte publique émanant de syndicalistes, de producteurs, d’anciens ou actuels directeurs de l’audiovisuel public, d’anciens ou actuels salariés », a ajouté l’élu ciottiste, qui estime que « chaque jour les députés sont confrontés à ce type d’influence, ce que les entreprises appellent les ‘affaires publiques' ».
« Ce qui compte pour chaque député, c’est d’exercer son rôle, dans ses votes et missions, avec toute l’indépendance requise », défend-il encore auprès du journal. Interrogé une nouvelle fois sur cette enquête, lundi sur RMC, Charles Alloncle a dit avoir reçu ces questions « comme le président » de la commission et « comme un certain nombre de députés ». Il a également balayé tout lien avec Vincent Bolloré. « Je ne l’ai jamais rencontré », « je ne le connais pas », a-t-il insisté.
Le président de la commission évoque pour sa part, auprès du Monde, « des éléments concordants qui accréditent des tentatives d’ingérence, inédites dans une commission d’enquête parlementaire ». « Le rapporteur a indiqué que des députés de droite auraient également reçu ces questionnaires », a ajouté Jérémie Patrier-Leitus mardi sur France Inter. « Les députés présents » lundi, lors de la dernière réunion de la commission, « m’ont indiqué (…) qu’ils n’avaient jamais reçu ces questions », assure l’élu Horizons.
« La question c’est est-ce que le rapporteur a été impartial et indépendant tout au long de cette commission d’enquête ? Est-ce qu’il a agi par consigne ou par commande ? C’est à lui de le dire. »
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel publicsur France Inter
Contacté par Le Monde, le groupe Lagardère n’a pas encore réagi à l’enquête. Dans une déclaration transmise à l’AFP, Radio France a appelé à « faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l’œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation » d’un concurrent.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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