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29 avril 2026Devant le Congrès, Pete Hegseth en difficulté dans une audition tendue et parfois lunaire pour justifier la guerre en Iran
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Éléments essentiels
Ce devait être un moment de vérité sur la guerre en Iran. Deux mois après le début du conflit, Pete Hegseth faisait face ce mercredi 29 avril pour la première fois au Congrès américain, sommé de s’expliquer sur une intervention déjà coûteuse et de plus en plus contestée au sein de l’opinion publique. Mais l’audition a surtout mis en lumière une défense brouillonne, des justifications mouvantes et des échanges parfois surréalistes.
Le chiffre, lui, est clair : 25 milliards de dollars. C’est le coût déjà engagé selon le Pentagone, essentiellement en munitions. Une première estimation officielle, dévoilée sous la pression des élus. Mais dès qu’il s’est agi de regarder plus loin, le discours s’est dérobé. Interrogé sur la durée du conflit, la facture à venir ou les objectifs précis, le secrétaire à la Défense a botté en touche. « Vous ne diriez jamais à votre adversaire » ce type d’information, a-t-il répondu.
Sur le fond, la ligne de l’administration Trump apparaît difficile à suivre. Empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, affaiblir durablement le régime, sécuriser le détroit d’Ormuz : les objectifs évoqués varient selon les moments, sans jamais dessiner de stratégie cohérente. « Où va-t-on ? », a insisté le démocrate Adam Smith, pointant un flou persistant malgré deux mois de guerre.
Ce décalage est d’autant plus frappant que les résultats avancés restent ambigus. Le Pentagone affirme que l’Iran est aujourd’hui « plus faible qu’il ne l’a été depuis des décennies ». Mais dans le même temps que Téhéran conserve des capacités importantes, avec des milliers de missiles et de drones, et continue de peser sur le détroit d’Ormuz. Autrement dit, le ministre américain de la Guerre décrit un ennemi affaibli mais loin d’être neutralisé.
« Vous avez menti au peuple américain depuis le premier jour »
Face à ces contradictions, les élus démocrates ont durci le ton. « Vous avez menti au peuple américain depuis le premier jour », a lancé l’un d’eux. Réponse de Hegseth : « Vous êtes de quel côté ? » Une riposte qui résume la ligne adoptée pendant l’audition : déplacer le débat sur le terrain politique pour éviter les zones grises du dossier.
Même logique lorsqu’il est interrogé sur les conséquences concrètes de la guerre pour les Américains. Hausse des prix de l’énergie, impact sur le coût de la vie : autant de sujets balayés d’un revers de main. « Quel est le prix à payer pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire ? », rétorque-t-il, en retournant une nouvelle fois la question plutôt qu’en y répondant.
Les échanges ont aussi viré à l’absurde à plusieurs reprises. Interpellé sur la possibilité que le président ordonne à l’armée d’intervenir dans des élections, Hegseth a éclaté de rire avant d’éluder la question. Pressé d’expliquer certains messages de Donald Trump sur les réseaux sociaux et notamment sur sa promesse d’anéantir une civilisation entière, il a balayé d’un « je ne suis pas là pour commenter des posts ».
Même chez les républicains, des réserves émergent. Certains ont jugé ses réponses trop agressives, d’autres ont contesté le récent limogeage de hauts responsables militaires. Le républicain Don Bacon a estimé ces décisions « ni justes ni judicieuses », rejoint par Austin Scott. Interrogé sur ces évictions, Hegseth s’est refusé à détailler ses motivations. Là encore, il s’en tient à une formule : « Nous avions besoin d’un nouveau leadership. »
À mesure que les questions s’enchaînent, une impression domine : celle d’un exécutif incapable ou refusant de préciser sa feuille de route. Deux mois après le lancement de l’offensive, lancée sans autorisation formelle du Congrès, et alors que le conflit approche d’un seuil légal qui pourrait contraindre la Maison-Blanche à rendre davantage de comptes au Congrès, les zones d’ombre restent nombreuses.
Source : www.huffingtonpost.fr
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