
“C’est scandaleux, l’excuse du kérosène est inadmissible”, s’énerve Carine Galli
30 avril 2026
Pourquoi l’Opep est “considérablement diminuée” par le départ des Émirats
30 avril 2026Cac 40 : Relancé par la baisse des prix du pétrole, le CAC 40 sauve l’honneur pour finir le mois d’avril (+3,8%)
Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Cac 40 : Relancé par la baisse des prix du pétrole, le CAC 40 sauve l’honneur pour finir le mois d’avril (+3,8%) ».
Ce qu’il faut observer
(BFM Bourse) – L’indice parisien a connu une séance particulièrement volatile pour cette dernière journée boursière du mois d’avril. Le CAC 40 clôture en hausse de 0,53% non sans avoir évolué dans le rouge et sous les 8.000 points en début de séance, toujours tributaire de l’orientation des prix du pétrole.
La Bourse de Paris en a vu de toutes les couleurs ce jeudi 30 avril, une journée assez chargée sur le plan statistique, avec également de nombreuses publications d’entreprises.
Le CAC 40 termine cette dernière séance du mois d’avril en hausse de 0,53% pour se caler au-dessus des 8.100 points, à 8.114,84 points, à la faveur d’un apaisement des prix du pétrole.
Le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord cède 3,3% à 114,11 dollars le baril tandis que celui de juin sur le WTI coté à New York perd 2,4% à 104,34 dollars le baril.
Un peu plus tôt dans la journée, les prix du baril avaient atteint un plus haut depuis 2022, alimentés par la perspective d’un blocage durable du détroit d’Ormuz et des ports iraniens évoquée par les États-Unis.
« Le principal catalyseur de la dernière flambée des cours du pétrole a été un bulletin publié par Axios, laissant entendre qu’une escalade du conflit était toujours envisagée comme une option« , écrit Deutsche Bank.
En dehors de l’actualité géopolitique, les investisseurs ont dû digérer une série d’annonces de la part des principales banques centrales.
Jour de BCE
La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs. Cependant, sa présidente Christine Lagarde, a fait mention d’un débat sur une hausse des taux lors de la réunion d’aujourd’hui.
« Si Madame Lagarde a souligné que la décision de maintenir les taux inchangés aujourd’hui avait été prise à l’unanimité, la mention d’un débat sur une hausse des taux suggère clairement que la BCE s’est rapprochée d’une hausse des taux lors de la réunion de juin », indiquent les économistes d’ING.
« Tout cela signifie qu’à moins d’une fin rapide de la guerre au Moyen-Orient, d’une poursuite de la hausse de l’inflation globale et de la persistance des répercussions sur les transports, les prix des denrées alimentaires et d’autres maillons de la chaîne d’approvisionnement, la BCE s’oriente clairement vers une hausse des taux en juin », ajoutent-ils.
Les investisseurs ont aussi pris acte de l’issue de la réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a maintenu ses taux inchangés.
« La réunion du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed, NDLR) d’avril a été plutôt historique. Non seulement il s’agissait de la dernière réunion de Jerome Powell en tant que président de la Fed, mais c’était aussi la première fois depuis octobre 1992 que quatre membres votants exprimaient une dissidence », commente Christian Scherrmann, de DWS.
« Stephen Miran a voté contre le maintien des taux inchangés, préférant une baisse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan ont voté pour maintenir les taux directeurs à 3,5 %-3,75 %, mais se sont opposés à la formulation du communiqué. Ils ne soutenaient pas le maintien d’un biais accommodant et privilégiaient donc une position plus équilibrée sur les perspectives de politique monétaire », détaille-t-il.
« Compte tenu des récentes déclarations du futur président de la Fed, Kevin Warsh, qui a dit préférer ‘une bonne querelle de famille’ à un consensus établi avant le comité, ce mouvement pourrait symboliser un accueil tiède. Il suggère que parvenir à un consensus est un art qui mérite d’être maîtrisé, plutôt qu’un signe de complaisance. À tout le moins, il montre que des divergences de vues, voire des nuances, existent parmi les membres actuels du FOMC et peuvent être exprimées », développe l’économiste.
Sur l’ensemble de ce quatrième mois de l’année, le CAC 40 gagne 3,8%, enregistrant notamment le 8 avril, sa plus forte hausse depuis 9 mars 2022, à la faveur de l’annonce d’un cessez-le-feu noué entre les États-Unis et l’Iran
C’est donc avec une nette hausse sur le mois d’avril que l’indice parisien reprendra ses échanges lundi 4 mai, la place parisienne étant fermée vendredi pour le 1er mai.
Les banques souffrent
Les investisseurs ont aussi dû digérer une vague de résultats d’entreprises, avec pas mal de dégâts.
Lanterne rouge du CAC 40, Stellantis a plongé de 6,4% après avoir livré des résultats tronqués par le reversement de surtaxes douanières par l’administration américaine. L’Amérique du Nord, division la plus importante de la société, est restée dans le rouge en termes de résultat opérationnel.
Les banques ont aussi souffert ce jeudi, Crédit Agricole a rendu 3,7%, Société Générale a cédé 3,6% et BNP Paribas a contenu son repli à 1,4%, les trois banques ayant déçu les attentes.
De l’autre côté du spectre, Engie a bondi de 4,9% après avoir annoncé discuter avec le gouvernement belge de la reprise de ses activités nucléaires en Belgique.
Hors CAC 40, Air France-KLM a pris 3,8% après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes.
Après avoir lâché 10,5% en réaction à un abaissement de ses perspectives 2026 , Technip Energies termine le mois quasi à l’équilibre (-0,05%)
Sur les changes, l’euro reprend 0,5% face au dollar à 1,1733 dollar.
Sabrina Sadgui – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

9999999
