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30 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « “C’est scandaleux, l’excuse du kérosène est inadmissible”, s’énerve Carine Galli ».
Ce qu’il faut observer
Les vacances d’été 2026 sont-elles déjà menacées? Entre l’explosion du prix du kérosène lié aux tensions internationales et les premières annulations de vols annoncées par des compagnies comme Transavia ou Lufthansa, l’inquiétude grandit chez les voyageurs. Sur le plateau d’Estelle Midi, le ton monte entre ceux qui dénoncent un sacrifice « inadmissible » des économies des Français et ceux qui y voient une stratégie pour sauver les grands départs de juillet et août.
Partira, partira pas? À l’approche de la saison estivale, une véritable inquiétude plane sur le trafic aérien. En cause: les tensions internationales qui font bondir le prix du carburant et forcent les compagnies à revoir leurs plans de vol.
Depuis le début du conflit en Iran, le secteur traverse une zone de turbulences. Le coût du kérosène a bondi de plus de 20% pour les compagnies aériennes. Le blocage du pétrole transitant par le détroit d’Ormuz oblige les aéroports à importer, quand ils le peuvent, du carburant beaucoup plus cher pour compenser. Conséquence directe: lorsque l’exploitation devient trop coûteuse, les vols sont tout simplement annulés.
Quelles sont les compagnies les plus touchées?
Pour l’instant, les compagnies low-cost sont les premières impactées. Avec une faible marge par billet vendu, elles subissent de plein fouet la hausse du kérosène. Les chiffres commencent à tomber:
Dan Jørgensen, le commissaire européen à l’énergie, se montre pessimiste: « Il est probable que les vacances de beaucoup de gens seront touchées, soit par des annulations de vols, soit par des prix de billets très, très élevés ».
Le gouvernement au chevet du secteur
Face à cette menace sur les départs en vacances, le gouvernement a annoncé l’organisation d’une réunion avec les compagnies aériennes le 6 mai prochain. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a précisé que ce rendez-vous servira à évoquer les volumes, les prix, les politiques d’annulation et la protection des consommateurs. Selon lui, il n’y a pas de risque de pénurie à ce stade grâce à des stocks stratégiques s’élevant à 2 millions de barils de kérosène.
Tous les voyageurs ne sont pas logés à la même enseigne. Le groupe ADP, qui gère Roissy et Orly, semble mieux protégé grâce à un accès direct aux raffineries du Havre. À l’inverse, les aéroports plus petits ou éloignés des terminaux pétroliers risquent de connaître des difficultés plus importantes. La question reste donc entière pour de nombreux Français: pourrons-nous réellement prendre l’avion pour les vacances?
« Scandaleux », « abusif »…
Le sujet a suscité de vives réactions sur le plateau d’Estelle Midi ce jeudi 30 avril. Pour Carine Galli, l’argument du coût du kérosène est « inadmissible » et « honteux »: « Je trouve ça absolument scandaleux. L’excuse du kérosène est inadmissible. On te sucre tes vacances, mais ton hôtel, tu fais comment? Quand tu réserves des mois à l’avance pour ne pas payer trop cher, c’est une excuse qui n’est pas valable », s’est-elle agacée, rappelant que les compagnies aériennes génèrent par ailleurs d’importants profits.
Un avis partagé par le chroniqueur Baptiste des Monstiers, qui dénonce un procédé « totalement abusif »: « Sous prétexte que Transavia va faire moins de bénéfices, on sacrifie les économies et les vacances des gens. Mais si le prix du baril chute demain, est-ce qu’ils remboursent l’excédent? Non! »
Une stratégie pour « sauver » le cœur de l’été?
Face à ces critiques, une autre lecture de la situation est avancée. Selon Fred Hermel, ces suppressions anticipées serviraient à « protéger les vacances d’été » afin d’éviter des annulations massives au plus fort des départs en juillet et août. le contributeur RMC Charles Magnien précise que ces coupes sombres visent prioritairement des vols en semaine: « Ils font ça sur des trajets qui ne sont pas complets et qui leur font perdre de l’argent ». Une stratégie comptable qui ne passe pas auprès des passagers, Baptiste des Monstiers rappelant que le risque ne peut être imputé au seul modèle « low-cost » au regard des tarifs actuellement pratiqués.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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