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1 mai 2026EDITO. Taxer les bénéfices exceptionnels de TotalEnergies, c’est oui pour Marine Le Pen et non pour Jordan Bardella – franceinfo
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Selon nos experts, « EDITO. Taxer les bénéfices exceptionnels de TotalEnergies, c’est oui pour Marine Le Pen et non pour Jordan Bardella – franceinfo » mérite une attention particulière.
Points essentiels
Des divergences de points de vue entre chefs qui commencent à exaspérer au sein du Rassemblement national.
Publié
Temps de lecture : 2min
Faut-il taxer les bénéfices exceptionnels de TotalEnergies ? Chaque parti politique se positionne pour ou contre, sauf au Rassemblement national où les points de vue divergent. C’est oui pour Marine Le Pen et non pour Jordan Bardella. La première rappelle qu’elle défend cette « mesure sociale » depuis des années, le second juge que ce n’est « pas une priorité ».
Marine Le Pen juge légitime de taxer une entreprise qui profite d’un « contexte extérieur », en l’occurrence le blocage du détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre en Iran, pour empocher des superprofits. C’est le cas de TotalEnergies qui vient d’annoncer un bénéfice trimestriel de 5,5 milliards de dollars en hausse de 50%. Jordan Bardella juge, lui, peu raisonnable d’« inventer des taxes et des impôts » dans un pays qui a déjà « 46% de prélèvements obligatoires ». Et il préfère applaudir la décision de Total de prolonger le plafonnement des prix à la pompe.
Deux lignes économiques existent donc au sein du RN et ça commence à se voir. Ce nouveau désaccord au sommet suscite de sérieuses frictions au sein du parti d’extrême droite. Jordan Bardella drague de plus en plus ouvertement le patronat, déjeune au Medef, et revendique un profil résolument « pro business ». Marine Le Pen reste plus méfiante, arc-boutée sur un discours plus social et plus étatiste. Les deux ont récemment rencontré des grands patrons. Mais la tonalité des échanges a été très différente. Marine Le Pen leur a parlé sans fard critiquant les effets du libre-échange ou éreintant les dysfonctionnements de l’Union européenne, au risque de les décevoir. Jordan Bardella s’est apitoyé sur leur sort, a acquiescé à la plupart de leurs complaintes, et entretenu un grand flou sur son programme économique.
Une attitude qui commence à exaspérer l’entourage de Marine Le Pen. Certains le soupçonnent d’être en train de « se faire aspirer par la droite libérale » et de prendre un peu trop goût à la fréquentation des grandes fortunes, notamment sous l’influence de sa vie de couple avec la princesse Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. D’autres sont encore moins charitables. Derrière l’impressionnante machine à communiquer, certains dirigeants du RN redoutent les lacunes de Jordan Bardella sur le fond, en particulier sur les sujets économiques.
En interne, un épisode vieux de deux ans a laissé des traces : sa volte-face sur les prix plancher garantis aux agriculteurs sur certaines productions, une proposition d’Emmanuel Macron qu’il avait aussitôt rejetée, alors qu’elle était portée par le RN depuis une décennie. Son refus de taxer sur les superprofits des groupes pétroliers a réveillé ce souvenir. Mais au RN on se rassure en se disant que même si Marine Le Pen ne peut pas être candidate, elle sera omniprésente dans la campagne présidentielle pour fixer la ligne. Alors, c’est qui la patronne ?
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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