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1 mai 2026Guerre au Moyen-Orient : le prix des engrais a grimpé de 80 % depuis le début du conflit… « Jusqu’à 10 milliards de repas » menacés chaque semaine, alerte le patron d’un grand producteur
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Guerre au Moyen-Orient : le prix des engrais a grimpé de 80 % depuis le début du conflit… « Jusqu’à 10 milliards de repas » menacés chaque semaine, alerte le patron d’un grand producteur ».
Résumé rapide
La crise des engrais bouleverse la sécurité alimentaire mondiale. Le blocage du détroit d’Ormuz fait flamber les prix et menace jusqu’à dix milliards de repas par semaine. Les pays pauvres seront les premiers touchés.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ont été très vite ressenties à travers le monde avec la flambée des prix des carburants. Mais le secteur de l’énergie n’est pas le seul impacté. Le prix des engrais a par exemple grimpé de 80 % depuis le début du conflit.
En effet, selon les Nations Unies, environ un tiers des engrais mondiaux — tels que l’urée, la potasse, l’ammoniac et les phosphates — transitent normalement par le détroit d’Ormuz, bloqué depuis plusieurs semaines par l’Iran, en représailles aux attaques des États-Unis et d’Israël.
L’interruption des approvisionnements en engrais et de leurs principaux ingrédients pourrait coûter jusqu’à dix milliards de repas par semaine à l’échelle mondiale. Cette crise frapperait de plein fouet les pays les plus pauvres.
« À cause de la situation actuelle, ce sont près d’un demi-million de tonnes d’engrais azotés qui ne sont pas produites dans le monde actuellement […] Qu’est-ce que cela signifie pour la production alimentaire ? Je dirais que jusqu’à 10 milliards de repas ne seront pas produits chaque semaine en raison du manque d’engrais », a déclaré à la BBC Svein Tore Holsether, directeur général de Yara, l’un des plus grands producteurs d’engrais au monde.
La baisse des rendements agricoles due à une moindre utilisation d’engrais pourrait entraîner une surenchère pour l’accès aux denrées alimentaires, a-t-il également averti, exhortant les nations européennes à examiner attentivement l’impact d’une guerre des prix sur les populations « les plus vulnérables » des autres pays.
« Si la crise se prolonge, nous en verrons les conséquences dans les mois à venir »
Bien que le risque pour les pays européens d’être confrontés à des pénuries alimentaires soit pour l’heure faible, la hausse des coûts à laquelle sont confrontés les producteurs alimentaires devrait commencer à se répercuter sur les factures hebdomadaires dans les prochains mois.
La poursuite du conflit pourrait engendrer une surenchère alimentaire entre les nations riches et les nations pauvres, a-t-il ajouté.
Selon Holsether, ne pas utiliser d’engrais azotés pourrait réduire les rendements de certaines cultures jusqu’à 50 % dès la première saison. Bien que le marché soit très mondialisé, les principales destinations des engrais sont l’Asie, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Amérique latine.
En Asie par exemple, les conséquences des pénuries d’engrais ne se feront sentir sur les prix alimentaires qu’en fin d’année, lorsque les récoltes qui auraient dû être semées ce printemps seront inférieures aux prévisions, voire inexistantes, selon les analystes.
D’après le professeur Paul Teng, chercheur principal en sécurité alimentaire à Singapour, certains pays pourraient disposer de suffisamment d’engrais pour la saison des plantations immédiate, « mais si la crise se prolonge, nous en verrons les conséquences sur des cultures comme le riz dans les mois à venir ».
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies estime que les répercussions combinées du conflit au Moyen-Orient pourraient plonger 45 millions de personnes supplémentaires dans une situation de faim aiguë en 2026.
En Asie et dans le Pacifique, l’insécurité alimentaire devrait augmenter de 24 %, soit la plus forte hausse relative de toutes les régions.
Selon des responsables de la Banque centrale européenne, cités ce vendredi 1er mai par Reuters, la BCE pourrait devoir durcir sa politique monétaire, potentiellement dès juin, en raison des perspectives d’inflation qui se dégradent et du risque d’une hausse durable des prix qui s’accentue.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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