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1 mai 2026
ils travaillent malgré le risque de contrôles
1 mai 2026L’Iran prévoit de maintenir son contrôle sur le détroit d’Ormuz, prévient le guide suprême
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Un résumé rapide de « L’Iran prévoit de maintenir son contrôle sur le détroit d’Ormuz, prévient le guide suprême » selon notre rédaction.
Les points essentiels à retenir
Le guide suprême iranien “a rompu son récent silence”, jeudi 30 avril, avec une déclaration “provocatrice”, constate The Guardian. L’ayatollah Mojtaba Khamenei a affirmé, dans un communiqué lu par un présentateur de la télévision d’État, que l’Iran prévoyait de maintenir son contrôle sur le détroit d’Ormuz et que son pays conserverait ses capacités nucléaires.
Le guide suprême, dont “aucun enregistrement ni aucune image n’ont été diffusés depuis sa nomination à ce poste début mars”, a déclaré que la seule place qui convenait aux Américains dans le golfe Persique était “au fond de ses eaux” et qu’un “nouveau chapitre” s’écrivait dans l’histoire de la région.
“Par la volonté et la puissance de Dieu, l’avenir radieux de la région du golfe Persique sera un avenir sans l’Amérique”, a-t-il dit dans ce message diffusé à l’occasion de la Journée nationale du golfe Persique en Iran, commémoration annuelle d’une victoire militaire remportée en 1622 sur le Portugal dans le détroit d’Ormuz.
Téhéran mettra en place “de nouveaux cadres juridiques et une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz”, a ajouté Mojtaba Khamenei. Le guide suprême a ainsi “laissé entendre que le pays n’avait pas l’intention de renoncer au contrôle de cette voie maritime”, souligne le New York Times.
Montée en flèche des prix du pétrole
Téhéran a dévoilé ce week-end, dans une proposition depuis rejetée par l’administration Trump, des plans visant à rouvrir le détroit d’Ormuz mais à imposer un péage élevé aux pétroliers traversant ce point de passage stratégique, contextualise le journal américain. Si les pays arabes du golfe Persique, dont Oman qui borde la partie sud du détroit, se sont eux aussi opposés à cette idée, dans sa déclaration, Mojtaba Khamenei a expliqué qu’un tel système profiterait à ses voisins.
Des propos prononcés tandis que “l’économie iranienne est en plein marasme et que son industrie pétrolière est mise à mal par un blocus de la marine américaine [depuis le 13 avril] empêchant ses pétroliers de prendre la mer”, rappelle le Los Angeles Times. Mais la République islamique maintenant son emprise sur le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole brut mondial, “l’économie mondiale est également sous pression”.
Jeudi, le baril de Brent, référence mondiale du pétrole, s’échangeait à 126 dollars, un niveau inédit depuis début 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, avant de refluer autour de 114 dollars. The Guardian voit dans cette soudaine hausse une conséquence de “l’aveu” de Donald Trump mercredi, “selon lequel il ne voyait aucune issue rapide” au conflit.
“Les pourparlers menés sous l’égide du Pakistan étant dans l’impasse, rien n’indique que l’un ou l’autre des blocus soit sur le observation d’être levé, ce qui fait grimper le prix du pétrole […]. Le trafic maritime reste extrêmement faible, avec parfois seulement trois navires par jour contre 120 à 140 en temps normal”, décrypte le journal.
Engagement à protéger les capacités nucléaires iraniennes
Le quotidien britannique note que le site d’information Axios a rapporté que l’armée américaine continuait de proposer au président des options pour reprendre les frappes contre l’Iran.
Le commandant de la force aérospatiale du corps des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, Majid Moussavi, a de son côté averti sur la télévision d’État que même une “brève” opération ennemie entraînerait “des frappes douloureuses, prolongées et étendues”.
Le guide suprême a aussi listé, dans sa déclaration lue à la télévision jeudi, les capacités nucléaires et balistiques de son pays parmi les “atouts nationaux” que les Iraniens doivent protéger “tout comme ils le feraient pour leurs frontières terrestres, maritimes et aériennes”.
Et ce alors que, comme le rappelle le Los Angeles Times, Donald Trump a déclaré que l’une des principales raisons pour lesquelles il était entré en guerre était de priver l’Iran de la capacité de développer des armes nucléaires.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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