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2 mai 2026Hermes intl : Ralph Lauren, Richemont, Hermès…Quand la sélection de l’héroïne du film le « Diable s’habille en Prada » bat largement Wall Street sur 20 ans
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Hermes intl : Ralph Lauren, Richemont, Hermès…Quand la sélection de l’héroïne du film le « Diable s’habille en Prada » bat largement Wall Street sur 20 ans ».
À savoir
(BFM Bourse) – Le portefeuille constitué en 2006 par Miranda Priestly a généré une performance nettement supérieure à celle du S&P 500, selon une étude du courtier Etoro.
Depuis mercredi, les amateurs de salles obscures ont l’occasion de découvrir « Le Diable s’habille en Prada 2 », la suite du film culte « Le Diable s’habille en Prada », sorti vingt ans plus tôt.
Ce second volet retrace les tribulations d’Andy Sachs, Miranda Priestly et d’Emily Charlton qui doivent faire face au déclin de la presse, rongée par les coupures budgétaires et les appétits de riches financiers. Miranda Priestly tente de faire de maintenir son journal Runway à flot.
Voilà pour le résumé de ce nouvel opus. Le courtier Etoro, qui est toujours à la pointe des actualités, (Saint-Valentin, Coupe du Monde 2022), a décidé de s’emparer du battage médiatique autour cette sortie de film pour le traiter sous un prisme boursier.
Il s’est donc amusé à sélectionner sept valeurs du luxe pour les intégrer dans un portefeuille hypothétique « à la Miranda ». Etoro s’est mis dans la peau de l’héroïne de ce film évoluant dans ce monde impitoyable de la mode, et a imaginé un portefeuille qu’elle aurait construit cousu main en 2006, année de la sortie du premier film « Le Diable s’habille en Prada ».
Ce portefeuille fictif « à la Miranda » inclut Hermès, Richemont, L’Oréal, Kering, Burberry, Christian Dior et Ralph Lauren. Selon Etoro, la rédactrice en chef du magazine de mode Runway a plutôt eu le nez creux en faisant la part belle aux groupes de luxe qui incarnent « l’héritage, la rareté et la puissance de marque indépendante du moment ».
Un portefeuille hypothétique « à la Miranda »
En effet, les sept sociétés phares de ce secteur ont vu en moyenne le cours de leurs actions augmenter de 629% au cours des vingt dernières années (sur la base d’un indice à pondération égale). Ce portefeuille fait largement mieux que le S&P 500, l’indice phare des gérants américains qui a dégagé une performance plus qu’honorable de 442% et l’indice sectoriel S&P Global Luxury (297 %), toujours sur une période de 20 ans.
« Cette intuition correspond étroitement aux facteurs qui ont généré la surperformance à long terme des actions du luxe », abonde le courtier.
Dans le détail, le sellier-maroquiner Hermès se distingue nettement avec un bond de 2.206 % de son action depuis avril 2006.
Sur les dix dernières années, le sellier-maroquinier n’a vu ses revenus baisser qu’une seule fois, en 2020 (-6%). Le groupe de luxe bénéficie d’une clientèle très fortunée et donc, par ricochet d’une demande élastique.
Largement derrière, Richemont affiche tout de même une progression de 619% de son action sur 20 ans. Le propriétaire des marques Cartier, Van Cleef & Arpels est parvenu à faire preuve de résilience grâce à la joaillerie, son créneau phare. Cette division a bien moins pâti que les autres segments du luxe de l’éviction de la clientèle aspirationnelle (plus jeune et moins fortunée que les consommateurs traditionnels).
À la troisième marche du podium figure le groupe américain Ralph Lauren dont le titre s’est apprécié de 525% depuis 2006. Le groupe jouit d’une forte demande des consommateurs aisés pour ses polos et pulls en maille torsadée en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.
« Les acteurs les plus solides du secteur fonctionnent davantage comme des machines à capitaliser dans la durée que comme des valeurs cycliques. Ils partagent des caractéristiques précises : un fort pouvoir de fixation des prix, une offre limitée et la discipline de ne pas suivre les tendances », avance Lale Akoner, stratégiste marchés chez Etoro.
« Hermès a rarement pratiqué des remises. Ralph Lauren a longtemps été jugé démodé par l’industrie. L’Oréal a continué à vendre les mêmes produits à travers tous les cycles. Ces histoires peuvent sembler peu excitantes à court terme, mais elles se sont révélées très résilientes sur le long terme », poursuit le stratégiste actions de chez Etoro.
*Performance du « portefeuille Miranda » de marques de luxe historiques. Les rendements des prix sont exprimés en dollars américains, non annualisés, et ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures. Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs.
Une situation plus contrastée
Sur 10 ans, le portfeuille de Miranda affiche une progression de 194 %, une performance là aussi somme toute honorable. Mais à y regarder de plus près, la sélection de Miranda a fait moins bien que le S&P 500, qui a progressé de 230% sur la période.
À plus court terme, la situation est « plus contrastée » pour le portefeuille de Miranda, remarque Etoro, qui souligne « la sensibilité du secteur aux conditions macroéconomiques ».
Sur cinq ans, le portfeuille de Miranda a vu sa valorisation progresser de 33%. Les gains s’étiolent beaucoup plus quand on rétrécit la loupe à 3 ans, avec une hausse de 11%, et de 28% sur un an.
Le secteur a été en première ligne d’un ralentissement de la demande pour les produits de luxe, désertés par la clientèle occasionnelle et aspirationnelle, dont le pouvoir d’achat est plus sensible au coût de la vie.
Le secteur du luxe a perdu entre 50 et 60 millions de clients sur les exercices 2023 et 2024, et jusqu’à 70 à 80 millions sur les trois dernières années, selon une étude du groupe Les Echos, citée par Le Journal du Luxe.
Plus récemment, le compartiment du luxe a pâti des inquiétudes liées aux répercussions directes et indirectes de la guerre contre l’Iran.
« Le luxe est souvent traité comme un bloc homogène, alors que la réalité est beaucoup plus sélective. L’écart de performance entre les meilleurs et les moins bons est important, reflétant des différences de positionnement, d’exécution et d’exposition entre clientèle aspirante et ultra haut de gamme », remarque Lale Akoner.
« Sur des horizons plus courts, le secteur se comporte davantage comme une valeur cyclique : la demande dépend de la liquidité mondiale, de la confiance des consommateurs et des flux touristiques, notamment aux États-Unis et en Chine. Cela explique la volatilité récente, malgré la solidité des marques sous-jacentes », poursuit le spécialiste.
En revanche sur le long terme, Etoro note que les marques patrimoniales les plus fortes ont démontré leur capacité à préserver leurs prix, maintenir leur exclusivité et défendre leurs marges à travers les cycles.
« Pour les consommateurs, elles évoquent sacs à main, rouges à lèvres, trench-coats et polos Pour les investisseurs, elles ont offert une croissance régulière – à condition de faire preuve de discipline dans la sélection », avance Lale Akoner.
Alors que Le Diable s’habille en Prada revient, la leçon d’investissement est simple : le glamour attire l’attention, mais c’est la durabilité qui génère les rendements, conclut-t-il.
*Données relatives au cours de l’action relevées à la clôture du marché le 22/04/2026. Performance de l’indice calculée en dollars américains. Données issues du terminal Bloomberg. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Sabrina Sadgui – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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