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3 mai 2026Guerre en Ukraine : « Un système mondial de traite des personnes »… En Russie, des milliers de soldats étrangers sont recrutés en violation du droit international pour mourir au front
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Guerre en Ukraine : « Un système mondial de traite des personnes »… En Russie, des milliers de soldats étrangers sont recrutés en violation du droit international pour mourir au front ».
Les points essentiels à retenir
La Russie a recruté, depuis février 2022, au moins 27 000 ressortissants étrangers provenant de plus de 130 pays pour participer à la guerre en Ukraine. Ces recrutements ciblent en grande partie des personnes vulnérables. Une enquête internationale évoque un système organisé pouvant relever de la traite d’êtres humains.
De la chair à canon. Plus de 5 000 ressortissants étrangers recrutés par l’armée russe ont été tués en combattant en Ukraine. C’est ce que révèle une enquête internationale publiée le 29 avril par l’ONG Truth Hounds et la Fédération internationale pour les droits de l’homme (FIDH).
Selon ce rapport, la Russie a recruté au moins 27 000 étrangers venus de plus de 130 pays depuis le début de la guerre en 2022. À ces effectifs s’ajouteraient environ 14 000 soldats nord-coréens envoyés dans le cadre d’accords avec Moscou. Au total, cela représente une force comparable à celle de l’armée de certains pays.
La Russie accélère les recrutements
Le recrutement s’est nettement accéléré entre septembre 2025 et février 2026, avec une hausse de 30 % des enrôlements. Et ce mouvement pourrait continuer : d’après des estimations des services de renseignement ukrainiens, la Russie chercherait encore à recruter près de 18 500 combattants étrangers d’ici la fin de l’année.
Les recruteurs « ciblent délibérément les populations les plus vulnérables ». Migrants sans papiers, détenus, travailleurs précaires, étudiants étrangers : des dizaines de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine seraient concernés. « Beaucoup de ces personnes savaient, dans une certaine mesure, ce à quoi elles s’engageaient. D’autres ont été trompées ou contraintes. Dans tous les cas, c’est un État qui les a instrumentalisées au service de sa machine de guerre et envoyées aux positions les plus dangereuses du front », explique Alexis Dewaef, président de la FIDH.
L’enquête évoque aussi des méthodes de pression : menaces d’expulsion, confiscation de papiers, accusations pénales montées de toutes pièces, voire violences. Des descentes dans des communautés de migrants auraient également été menées pour forcer certains à signer.
Une formation sommaire
Une fois enrôlés, ces combattants ne reçoivent que quelques semaines de formation avant d’être envoyés au combat. Les pertes sont lourdes : au moins 3 388 morts ont été identifiés, mais le nombre réel dépasserait les 5 000. Selon certaines estimations, un soldat étranger sur cinq ne survivrait pas à son déploiement.
Selon l’enquête, le système de recrutement mis en place par la Russie s’apparente à un dispositif organisé et structuré, impliquant à la fois des acteurs étatiques et des intermédiaires privés. Pire encore : ce système relèverait de la traite d’êtres humains, notamment en raison du recours à la tromperie, à la contrainte et à l’exploitation de personnes envoyées ensuite au combat.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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