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30 juin 2026Dans son hommage à Marc Bloch, Emmanuel Macron lance un avertissement face au nationalisme
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Selon nos experts, « Dans son hommage à Marc Bloch, Emmanuel Macron lance un avertissement face au nationalisme » mérite une attention particulière.
À ne pas oublier
Pour ce qui était sans doute sa dernière cérémonie au Panthéon avant son départ de l’Élysée l’an prochain, Emmanuel Macron a longuement salué le parcours et la mémoire de Marc Bloch, historien, résistant, professeur d’histoire tombé sous les balles nazies le 16 juin 1944. Sans, évidemment, oublier de citer son ouvrage phare, L’Étrange défaite, écrit en 1940.
« Les enseignements de Marc Bloch nous obligent encore », a défendu le chef de l’État, désireux de s’élever contre « l’esprit de défaite », ce « poison lent de notre vie publique qu’il faut combattre inlassablement ». « Cet esprit de défaite qui prétend sauver la France en l’écartant de ses principes : liberté, égalité, fraternité », a-t-il ajouté.
Esprit de défaite qui prévalait en 1940, au moment de la « débâcle » et du début de la collaboration avec l’Allemagne nazie, mais esprit de défaite qui prévaut toujours aujourd’hui, selon lui. Emmanuel Macron a ainsi fustigé « ces Français d’influence et de pouvoir » qui « doutaient de la France, la voyaient déjà décadente, au fond n’y croyaient plus ». « Ce sont toujours les premiers à sacrifier la France aux intérêts de puissances hostiles. Les premiers à la renier. Les premiers à la trahir ».
Sans jamais la citer, le Président s’en prend là à l’extrême droite, et plus largement aux nationalistes, qu’a toujours combattu Marc Bloch. Plus largement, il n’a pas manqué de relever que l’historien avait été la victime du régime de Vichy. « L’antisémitisme lui a volé son métier, son appartement, son argent, ses livres », a-t-il relevé, dénonçant « la lâcheté des uns et la méchanceté des autres ».
« Un héritier des Lumières »
« Les hommes au service de l’État français ne voyaient en Marc Bloch que le juif, à exclure et à persécuter parce que juif », a attaqué Emmanuel Macron, comme une alerte face à la résurgence de l’antisémitisme en Europe et dans le monde. « Voilà où mène inévitablement l’antisémitisme », a-t-il averti, sous les yeux de la député européenne Sarah Knafo (Reconquête !), présente dans le public, contrairement à Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui ont préféré sécher la cérémonie.
Il faut dire qu’ils n’étaient pas franchement les bienvenus. Le matin même, sur France Inter, la petite-fille de Marc Bloch, Suzette Bloch, a déclaré : « Le Rassemblement national, ce sont les héritiers de la Waffen-SS qui ont assassiné mon grand-père. Il n’y aura aucun représentant [du RN] normalement ce soir, je trouve que c’est bien ». Rappelant que Marc Bloch était un « antifasciste », « un démocrate, un homme de gauche ».
Au cours d’un discours qui a duré vingt minutes, le Président a parlé de la « mort héroïque » d’un homme « authentiquement républicain, défenseur inlassable de la laïcité, héritier des Lumières », qui a subi « l’antisémitisme d’État ». Il a aussi rappelé la fin de sa vie lorsque, détenu à la prison de Montluc, Marc Bloch est passé « sept fois au supplice de la baignoire », a été « torturé, frappé », mais n’a rien dit, « préservant tant de vies ».
Quatre-vingts ans après, Emmanuel Macron a ainsi cherché à convaincre que la vie et l’œuvre de Marc Bloch entraient en résonnance avec des thèmes très actuels, et qu’il y avait des leçons à tirer de son parcours. Promettant : « Son legs devient nôtre ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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