
Dans son hommage à Marc Bloch, Emmanuel Macron lance un avertissement face au nationalisme
30 juin 2026
La Commission des sanctions de l’AMF sanctionne un prestataire de services d’investissement et sa dirigeante pour un montant total de 850 000 euros
30 juin 2026Yaël Braun-Pivet, Gérald Darmanin, Elisabeth Borne… Les indécis du bloc central vont-ils rallier Gabriel Attal ou Edouard Philippe ? – franceinfo
Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Yaël Braun-Pivet, Gérald Darmanin, Elisabeth Borne… Les indécis du bloc central vont-ils rallier Gabriel Attal ou Edouard Philippe ? – franceinfo ».
Points saillants
Après le soutien apporté par Maud Bregeon au maire du Havre, les regards se tournent vers d’autres grandes figures de la macronie, qui semblent pressées d’attendre avant de se prononcer publiquement.
Après Maud Bregeon, qui d’autre ? La porte-parole du gouvernement, membre de Renaissance, a officialisé son ralliement à Edouard Philippe, lundi 29 juin. D’autres, parmi les poids lourds du parti présidentiel réticents à se ranger derrière Gabriel Attal, pourraient-ils suivre son exemple ? Dans le camp du patron de Renaissance, on relativise la portée de ce soutien, qui n’est pas vraiment une surprise. « Le meilleur ralliement, c’est celui des Français », commente l’entourage de Gabriel Attal.
Le suspense plane encore sur le choix d’un certain nombre de personnalités du centre de rallier l’un ou l’autre des candidats à l’élection présidentielle. Que pourraient décider ces indécis ? Sont-ils courtisés ? Tour d’horizon des non-alignés du macronisme, auquel il faut ajouter le MoDem, qui ne soutient encore personne.
Gérald Darmanin attend son heure
Maud Bregeon est une proche du garde des Sceaux. Son ralliement au maire du Havre signifie-t-il que l’ambition présidentielle de Gérald Darmanin n’est plus d’actualité ? « Je parle en mon nom », précise la porte-parole du gouvernement à franceinfo. Le ministre de la Justice n’a jamais indiqué explicitement qu’il serait candidat en 2027, mais il a toujours dit vouloir peser dans la campagne. De ce point de vue, et alors qu’il doit publier un livre à la rentrée, il n’a pas intérêt à se dévoiler tout de suite.
« Il arrivera un jour. On a besoin de lui. C’est une plus-value de la campagne », espère un proche d’Edouard Philippe. « Mais pas tout de suite. Pour l’heure, il ne doit s’occuper que de répondre à l’émotion provoquée par la mort de Lyhanna », poursuit cette source. La mort de cette enfant de onze ans a donné lieu à un affrontement entre le garde des Sceaux et les magistrats sur les responsabilités des failles du suivi du meurtrier présumé.
Gérald Darmanin est aussi un ami d’Edouard Philippe. Une affection personnelle qui s’ajoute aux enjeux de stratégie politique. Ancien membre des Républicains, comme le maire du Havre, et ministre incontournable des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, se réclamant d’une fibre populaire, il serait une recrue importante pour le patron d’Horizons. Le garde des Sceaux « ne peut pas être candidat tant qu’Edouard Philippe est fort. Mais il peut faire un bon Premier ministre », estime un membre du gouvernement.
Elisabeth Borne réunit ses soutiens
L’ancienne Première ministre a rassemblé ses soutiens, le 24 juin, lors de la première réunion de son mouvement Bâtissons ensemble. Il regroupe des électrons libres du macronisme, comme Eric Dupond-Moretti. « Le temps n’est plus aux stratégies individuelles, plus à scruter les sondages : le temps est à la responsabilité et au rassemblement », a-t-elle martelé.
Invitée de « Dimanche en politique » le 28 juin, Elisabeth Borne a une nouvelle fois pris ses distances avec Gabriel Attal. « [Je souhaite] qu’on sorte des aventures personnelles, des jeux tactiques, et qu’on se retrousse les manches pour proposer des réponses à la hauteur des attentes des Français », a-t-elle déclaré sur France 3.
L’ex-Première ministre a démissionné des instances dirigeantes de Renaissance début mai pour protester contre la candidature de Gabriel Attal à l’élection présidentielle. Peut-elle rejoindre le maire du Havre pour autant ? Elisabeth Borne et Edouard Philippe s’apprécient humainement mais, venus de familles politiques différentes – elle de la gauche, lui de la droite –, ils ne sont pas forcément sur la même ligne politique.
« A ce stade », la campagne d’Edouard Philippe se joue « à droite, donc ce temps n’est pas encore venu », juge un des soutiens d’Elisabeth Borne, Stéphane Travert. Le député EPR de la Manche souhaite une candidature de rassemblement, qui va de la gauche réformiste et républicaine à la droite sociale et républicaine. « Il faudra que les candidats démontrent leur envie de rassemblement sur ce spectre et évitent le rabougrissement », poursuit-il. « Rien n’est insoluble en politique : il faudra rassembler« , commente un lieutenant du maire du Havre.
Yaël Braun-Pivet temporise
La présidente de l’Assemblée nationale était absente au grand meeting parisien de Gabriel Attal, le 30 mai. Pendant que ce dernier lançait sa campagne présidentielle, elle assistait à une retransmission de la finale de la Ligue des champions dans une fanzone du PSG au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Or, le maire de cette commune, également présent aux festivités, n’est autre qu’Arnaud Péricard, l’un des stratèges de la campagne d’Edouard Philippe. « Yaël et Edouard se sont vus. Ça s’est bien passé. Il y a une dynamique. En tout cas, elle ne soutiendra jamais [Gabriel] Attal », croit savoir un membre de l’équipe de campagne d’Edouard Philippe.
Pour l’heure, la présidente de l’Assemblée nationale se donne le temps de la réflexion. « Je ne soutiens aucun candidat aujourd’hui qui se lancerait dans une aventure présidentielle en faisant passer son ambition avant tout« , avait-elle assuré dans une interview au Parisien, début mai. « Je ne vais pas ajouter une candidature après ce que je viens de vous dire ! », avait-elle ajouté, interrogée sur ses ambitions personnelles.
Le MoDem présente son programme de gouvernement
François Bayrou le clame haut et fort : candidat malheureux à l’élection présidentielle à trois reprises, il ne se présentera pas en 2027. Mais il est encore trop tôt pour que le patron du MoDem choisisse entre Edouard Philippe et Gabriel Attal.
Dimanche 28 juin, à Versailles, le vice-président du mouvement centriste et ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réuni une partie des troupes pour une « fête de la démocratie ». Il en a profité pour établir les contours d’un programme présidentiel que son parti pourrait soutenir : un « contrat social entre générations », avec notamment l’instauration d’une retraite par points, ou encore un « pacte », prônant un service civique ou militaire obligatoire et le blocage « total » des réseaux sociaux s’ils ne « respectent pas nos règles ». Le ministre estime que ces sujets devraient être soumis aux Français « par voie de référendum », dans les cent premiers jours d’exercice du prochain président. A Gabriel Attal et Edouard Philippe de reprendre ces propositions pour négocier un ralliement du parti centriste.
A moins que le MoDem n’appuie une candidature issue de ses rangs. C’est le souhait du député du Loiret Richard Ramos, qui « espère » que le ministre des Affaires étrangères puisse se présenter en 2027. « Tout le monde, en sortant, s’est dit : ‘Mais c’est lui, notre candidat centriste !' », s’est enthousiasmé l’iconoclaste député, lundi sur franceinfo.
C’est toutefois peut-être Matignon que brigue Jean-Noël Barrot. A la tribune du meeting, il a jugé « qu’un choix au moins aussi important, sinon plus important encore » que celui du futur président serait « celui du Premier ministre, qui aura la responsabilité de coaliser les différentes forces du bloc central ». « C’était clairement un discours de candidat à Matignon », décrypte une élue MoDem.
Sébastien Lecornu ne se prononce pas encore
Officiellement, l’actuel locataire de Matignon est entièrement tourné vers sa tâche de Premier ministre, et très éloigné de la campagne présidentielle. Il a déjà répété qu’il ne serait pas candidat à cette échéance. D’autres y pensent pour lui. « C’est un chef, ce que les gens n’avaient pas forcément perçu. Il est capable de créer du collectif et de taper du poing sur la table, juge un ministre auprès de franceinfo. II ferait un excellent candidat à la présidentielle, même si cette hypothèse, à moins d’un accident nucléaire dans les campagnes d’Edouard Philippe ou de Gabriel Attal, n’existe pas. »
Dans le camp du maire du Havre, on balaie cette théorie. « Il y aura peut-être d’autres candidatures de notre camp jusqu’en décembre. Mais je ne crois pas à la personne providentielle, charismatique qui surgirait au dernier moment », affirme un philippiste. Il reste encore du temps avant de voir comment se décante la situation dans le bloc central.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

9999999/2026/06/29/6a426be36b13b652785633.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
