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22 avril 2026Donald Trump prolonge le cessez-le-feu avec l’Iran et donne “une autre chance” à la diplomatie.
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Un point rapide sur l'article « Donald Trump prolonge le cessez-le-feu avec l’Iran et donne “une autre chance” à la diplomatie. » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut observer
Donald Trump a finalement prolongé le cessez-le-feu avec l’Iran. Il avait pourtant menacé d’attaquer ses infrastructures énergétiques en l’absence d’un accord de paix. “Le dernier exemple en date de TACO Tuesday”, s’amuse The Independent en reprenant “l’acronyme moqueur” des critiques du président américain. TACO, pour “Trump Always Chickens Out” (Trump se dégonfle toujours), une référence à l’habitude du dirigeant à revenir sur ses menaces au dernier moment. Tuesday, parce qu’il a pris sa décision un mardi, jour où les restaurants mexicains aux États-Unis offrent un prix réduit sur leurs tacos.
“Toute la journée de mardi, les informations contradictoires se sont multipliées sur les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Les délégations iraniennes et américaines étaient arrivées dans la capitale pakistanaise, puis n’y étaient pas… Elles auraient dû y être lundi soir, puis y seraient mardi ou peut-être mercredi matin. L’incompréhension était à la hauteur de la méfiance et de la fragilité du cessez-le-feu”, raconte Le Soir.
“Aujourd’hui, plus personne ne se risque à des prédictions dans le monde de chaos qu’est celui de Donald Trump”, poursuit le quotidien belge. On a d’abord appris que le voyage de JD Vance à Islamabad, théâtre annoncé des négociations, était annulé avant que M. Trump n’annonce sur son réseau Truth Social que la trêve était prolongée.
Elle le sera “jusqu’à ce que l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre”, a justifié le président américain qui dit, avoir répondu à la demande du Pakistan, pays médiateur, pour donner du temps à Téhéran. Un temps nécessaire parce que, selon M. Trump, “le gouvernement iranien est sérieusement fracturé”.
Le New York Post souligne en effet des dissensions entre le corps des gardiens de la révolution, inflexibles, et “des leaders plus modérés, comme le président Masoud Pezeshkian”. Le président maintient en revanche le blocus de sa marine sur les ports iraniens.
« Revirement abrupt »
El Mundo a ironisé sur une autre tendance du locataire de la Maison Blanche, “les deux semaines”. Explications : “quand Donald Trump a un problème avec le reste du monde, qu’il soit économique, diplomatique ou militaire sa réponse immédiate est quasiment toujours la même : les droits de douane. Quand Donald Trump a un problème et que les droits de douane ou la promesse de les appliquer ne suffisent ou ne marche pas, il a recours à son second mécanisme préféré : les deux semaines”. Soit la réponse qu’il donne régulièrement à la question “quand” posée par les journalistes.
En l’occurrence, observe Al-Jazeera, il n’a cette fois pas fixé de “date limite”. Cette prolongation “marque le dernier revirement abrupt de la Maison Blanche” puisque quelques heures plus tôt, M. Trump disait s’opposer à l’idée de repousser l’échéance.
L’ancien magnat de l’immobilier donne ainsi “une autre chance à la diplomatie de mener à un accord”, estime Axios tout en indiquant que “si la décision signale qu’il n’est pas prêt à reprendre la guerre, elle risque d’affaiblir ses moyens de pression, à la fois le compte à rebours d’une date butoir et la crédibilité de ses menaces militaires”. Même analyse du côté de CNN pour qui “le président donne toujours la priorité à une solution diplomatique” mais sans ultimatum, “Téhéran peut faire durer les négociations, ce sur quoi ses conseillers l’ont alerté lors de conversations privées”.
L’Iran pas convaincu
Les premières réactions iraniennes n’ont pas été très positives. “La prolongation de ce cessez-le-feu ne veut rien dire. Le perdant ne peut pas dicter ses termes”, a commenté sur Twitter Mehdi Mohammadi, un conseiller de Mohammad Bagher Ghalibaf, leader du Parlement. “Un siège ne vaut pas mieux que des bombardements et doit donner lieu à une réponse militaire”, a-t-il prévenu.
“Je n’ai jamais vu une négociation comme celle-là”, s’étonne un chroniqueur du Washington Post. “Les deux veulent un accord. Les deux continuent de se comporter comme s’ils n’en voulaient pas. Les deux camps sont sur une pente glissante au-dessus de l’abysse et ils ont l’air étrangement convaincu que c’est la route du succès plutôt que celle du désastre”, se lamente-t-il encore.
Le Daily Telegraph a peut-être une explication côté américain. “Le président américain s’appuie de plus en plus sur des loyalistes qui lui dépeignent une version idyllique du conflit”, note le journal, entravant les perspectives de paix. Une source du Telegraph résume la situation ainsi : “personne dans l’administration n’a l’air de savoir ce qu’il se passe. Ce que sont les plans. Ce que sont nos objectifs. C’est juste un immense merdier”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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