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30 avril 2026
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30 avril 2026La liberté de la presse n’avait jamais été aussi menacée depuis que Reporters sans frontières tient son baromètre
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « La liberté de la presse n’avait jamais été aussi menacée depuis que Reporters sans frontières tient son baromètre ».
Résumé à retenir
Un recul généralisé, partout sur la planète. La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte ce jeudi 30 avril l’ONG Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation « difficile » ou « très grave ».
« En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », écrit l’organisation dans la note qui accompagne ce classement. RSF attribue en partie cette dégradation au « développement d’un arsenal législatif de plus en plus restrictif, notamment lié aux politiques de sécurité nationale » depuis 2001, l’année des attaques du 11-septembre aux États-Unis.
Dans le même temps, le taux de population vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est « bonne » a plongé, passant de 20 % à « moins de 1 % ». Seuls sept pays du nord de l’Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. Un peu plus bas, la France se classe 25e parmi les pays à la « situation plutôt bonne ».
Les États-Unis de Trump particulièrement visés
Les États-Unis, qui avaient déjà basculé d’une situation « plutôt bonne » à « problématique » en 2024, année de la réélection de Donald Trump, perdent sept places et sont 64e, « tandis que plusieurs pays d’Amérique latine plongent dans la spirale de la violence et de la répression ».
Au-delà des attaques du président américain contre la presse – « une pratique systématique », note RSF -, la situation aux États-Unis a aussi été marquée par la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, qui dénonçait les arrestations de migrants, ou par la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.
La plus forte baisse en 2026 est attribuée au Niger (120e, -37 places), symbole de « la dégradation de la liberté de la presse au Sahel depuis plusieurs années », entre « les attaques de groupes armés et (les) juntes au pouvoir », écrit RSF. « Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée avec l’arrivée de régimes militaires comme au Mali (121e) ou au Burkina Faso (110e) », a souligné auprès de l’AFP la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé.
L’Arabie saoudite (176e, -14 places), où le chroniqueur Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’État, « fait unique dans le monde », côtoie la Russie, l’Iran et la Chine à la toute fin du classement, fermé par l’Érythrée (180e).
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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