
Retrait de parts de SCPI : où placer dans le registre chronologique les demandes incomplètes ?
21 mai 2026Reuters.com
21 mai 2026Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « comment la loi d’urgence agricole compte faciliter l’installation de poulaillers XXL ».
Analyse rapide
Le gouvernement avait promis une loi d’urgence, avant l’été, pour répondre à la crise agricole. C’est à partir de ce mardi qu’elle sera examinée à l’Assemblée nationale, où les débats s’annoncent électriques. La gauche s’oppose à l’installation de poulaillers géants, que le texte prévoit de simplifier, pour faciliter la vie des agriculteurs.
La loi d’urgence agricole est examinée en première lecture à l’Assemblée nationale à partir de ce mardi 19 mai. Le texte vise notamment à faciliter l’installation de poulaillers géants. On parle de structures qui comptent plus de 40.000 animaux. Aujourd’hui, les agriculteurs qui veulent se lancer dans la volaille font face à de nombreuses difficultés.
C’est le cas de Camille qui s’est lancé en 2023 dans “le projet de sa vie” pour construire une exploitation de 30.000 poules pondeuses dans la Vienne. Trois ans plus tard, seul un hangar est sorti de terre. “Ça a été laborieux. Ça se concrétise enfin”, souffle-t-il. Un “parcours du combattant” selon lui. Il a passé deux ans uniquement de l’administratif.
“Quand on nous demande trois ou quatre fois les mêmes informations, on en vient même à douter de la faisabilité du projet à cause du retard”, indique-t-il.
« On a perdu cette souveraineté sur beaucoup de productions »
À ces contraintes, s’ajoute la recherche de financements. Alors pour faciliter l’installation des éleveurs, le projet de loi prévoit de revoir à la hausse le seuil à partir duquel certaines normes environnementales s’appliquent, passant de 40.000 à 60.000 poules.
Une très mauvaise idée selon Stéphane Boissavy de l’association Welfarm, opposé à ces structures. Pour lui, elles sont un danger pour l’environnement.
“Il y a régulièrement des incidents qui peuvent entraîner de la pollution de l’air, des sols, des rivières. Les effluents animaux peuvent entraîner une pollution par exemple une cuve à lisier qui a une fuite et qui se déverse dans les rivières par exemple”, détaille-t-il.
50% des poulets consommés en France proviennent de l’importation
Selon les défenseurs du projet de loi, la création de poulaillers géants permet de répondre à la demande croissante en poulet et en œufs.
“En France, 50% des poulets consommés proviennent de l’importation et pas du poulet français. Et c’est la même chose sur les œufs. Pourquoi? Parce qu’on a perdu cette souveraineté sur beaucoup de productions. Donc les leviers à activer, c’est d’écorceter les règles pour faciliter l’implantation de ces bâtiments en élevage”, indique ce mardi matin sur RMC Julien Dive, député LR de l’Aisne et co-rapporteur du projet de loi d’urgence agricole.
S’il est pour une facilitation des installations d’élevages, Pascal, agriculteur Vendéen, plaide pour qu’il y ait toujours un cadre. “S’il n’y avait pas de loi sur la mise en place, je pense qu’il y aurait beaucoup de choses qui seraient faites n’importe comment. Il faut un cadre pour protéger le consommateur et l’environnement”, pointe-t-il.
Mais pour lui, un autre problème se pose, c’est celui de la pérennisation des projets.
“Si on met en place des bâtiments volailles et que l’agriculteur, par le biais du marché, ne gagne plus sa vie, alors des bâtiments, il n’y en aura pas de nouveaux, et on n’aura pas de renouvellement de génération” assure-t-il.
Une situation qu’il expérimente lui-même étant fils et petit-fils d’agriculteur. Mais la génération qui le suit ne reprendra pas son exploitation.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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