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20 avril 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Notre équipe analyse l'article « Fret maritime et primes d’assurance, la douloureuse facture sur les prix à la pompe » pour en tirer les points essentiels.
Points essentiels de l’article
Ouverture et fermeture, réouverture et re-fermeture… Bref, la planète économique mondiale – et les automobilistes – sont suspendus à ce chaud-froid qui électrise le détroit d’Ormuz, ce corridor maritime par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié vendus dans le monde.
À 24 heures de l’expiration du cessez-le-feu, et alors qu’une délégation américaine devrait se rendre aujourd’hui à Islamabad au Pakistan pour reprendre des pourparlers sans que Téhéran ai confirmé sa participation, un retour à la normale sur les marchés énergétiques mondiaux à court terme est peu probable.
Les coûts des transports
Car il y a un facteur dont on parle peu mais qui va continuer à tirer les prix vers le haut, ce sont les coûts du transport. En effet, pour acheminer le pétrole ou le gaz du Golfe jusqu’en Europe ou en Asie, il faut trouver des bateaux… des pétroliers, des méthaniers. Même si le cessez-le-feu est prolongé ce qui parait peu probable aujourd’hui et que les navires actuellement bloqués peuvent sortir au compte-goutte du détroit pour approvisionner les marchés mondiaux, il faudra aussi persuader les armateurs de revenir dans le Golfe avec des bateaux à vide pout recharger leur cale. Et ça c’est loin d’être gagné.
Un pétrolier battant pavillon indien a encore été attaqué par les Gardiens de la Révolution ce week-end et un navire du Français CMA CGM a fait l’objet de tir de semonce. Quant à l’armée américaine, elle a arraisonné un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus naval.
Et puis il y a les mines flottantes, le cauchemar de tout capitaine de bateau. Une arme redoutable et très rudimentaire que Téhéran a largement utilisé au début des années 1980 pour perturber la navigation dans le golfe lors de ce qu’on a appelé la « guerre des Tankers » .
Alors pour convaincre les armateurs de naviguer au milieu des mines et de braver les attaques de missiles, il faudra leur offrir des taux de fret très généreux.
Un tarif auquel il faudra aussi ajouter le prix des assurances
Depuis le début du conflit, les primes exigées par les grandes compagnies d’assurance ont littéralement explosé. Elles se calculent en fonction de la valeur du bateau et de sa marchandise. Les seules primes de guerre pour un navire traversant le Golfe, ont été multipliées par vingt depuis la fin février ! À chaque passage – et ils sont très peu nombreux – ce sont des millions de dollars en plus à payer.
Il y a trois semaines, Donald Trump avait annoncé vouloir mettre en place son propre système d’assurance maritime publique, mettant sur la table 40 milliards de dollars… et promettant une escorte militaire en bonus, une initiative qui n’a pas vu le jour.
En attendant, il faudra bien que quelqu’un paye la facture du transport et il se pourrait bien que ce soient les automobilistes.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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