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24 avril 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Comment les hésitations de Donald Trump et de Téhéran mettent le Pakistan dans l’embarras ».
Ce qu'il faut retenir
• Depuis l’échec du premier round le 11 avril à Islamabad, les autorités pakistanaises poursuivent leur travail dans l’ombre.
• En attendant, la vie quotidienne est perturbée dans la capitale où des milliers de militaires sécurisent les lieux.
Les négociations sont toujours au point mort entre l’Iran et les États-Unis. Et à part le Pakistan qui reste alerte, aucune des parties ne semble presser de trouver une issue au conflit. « J’ai tout le temps du monde », a annoncé Donald Trump ce jeudi 23 avril. Une déclaration qui intervient alors qu’une deuxième salve de discussions entre Téhéran et Washington est attendue depuis plusieurs jours au Pakistan. La délégation américaine était même montée dans l’avion pour se rendre à Islamabad, alors que de leur côté, les Iraniens avaient refusé d’y retourner.
La capitale pakistanaise se retrouve en première ligne, sans visibilité sur le calendrier ni sur les intentions réelles des États-Unis. Elle reste donc prête à accueillir ces nouvelles négociations – la première session, organisée le samedi 11 avril, s’était soldée par un échec. « On nous a dit que les pourparlers pourraient avoir lieu d’un jour à l’autre », a déclaré un responsable pakistanais. De son côté, l’Iran a à nouveau assuré qu’ils voyaient dans le Pakistan « le seul et unique médiateur possible ».
Car si d’apparence rien ne se passe, en coulisses les diplomates s’affairent et sont très mobilisés pour convaincre les deux pays de revenir à la table des pourparlers. À la demande du Pakistan, Donald Trump a notamment accepté de prolonger le cessez-le-feu. « La porte pour des négociations n’est pas totalement fermée, les deux parties ont encore intérêt à se présenter », assurait un diplomate à BFMTV.
Un travail du Pakistan qui porte ses fruits
Le Premier Ministre pakistanais a notamment rencontré mercredi l’ambassadeur iranien à Islamabad. Rien n’a filtré de l’entretien, le communiqué évoquant juste « une discussion sur la situation régionale et les efforts de paix ». Après cet échange il ressortait « qu’il n’y aura rien de nouveau avant samedi », révèle Le Figaro.
Et la mobilisation des Pakistanais semble porter ses fruits. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, se rend ce vendredi à Islamabad, pour des discussions au sujet de la guerre avec les États-Unis et Israël. Le ministre « débutera une tournée régionale vendredi soir, se rendant à Islamabad, Mascate et Moscou », a indiqué l’agence Irna. « Le but de ce voyage est de mener des consultations bilatérales, discuter des développements en cours dans la région et passer en revue la situation concernant la guerre imposée par les États-Unis et le régime israélien contre l’Iran ». Si aucune information n’a été donnée sur ses interlocuteurs sur place, il s’agit là d’une première puisque la délégation iranienne n’était pas revenue dans la capitale pakistanaise depuis l’échec des précédentes négociations.
La place centrale que joue le pays en réjouit certains. « Les gens sont heureux de voir que le Pakistan a restauré son image dans l’opinion internationale », affirmait une habitante au Figaro. « Depuis près de dix ans, le Premier Ministre Narendra Modi martèle que l’Inde est le leader du Sud global, qu’elle est incontournable dans le concert des nations. Et voilà que le Pakistan a réussi à organiser une première rencontre irano-américaine tandis qu’une deuxième est en préparation. Le gouvernement indien en est réduit à méditer sur son insignifiance », se délectait le quotidien The News.
Le Pakistan dans les petits papiers de l’Iran et des États-Unis
Car si d’instinct on ne pense pas forcément au Pakistan pour jouer les médiateurs dans un tel conflit, son rôle est très stratégique. Il « a de solides atouts, étant le seul pays de la région à entretenir de bonnes relations à la fois avec les États-Unis et l’Iran », a souligné l’ancien ambassadeur du pays à Téhéran, Asif Durrani. Islamabad a lié des relations particulières avec Donald Trump et son entourage, et notamment avec son émissaire Steve Witkoff, qui a des intérêts d’affaires dans le pays.
Il est voisin de l’Iran et n’abrite aucune base militaire américaine, ce qui facilite ses relations avec le régime iranien. De plus, Téhéran a été le premier à reconnaître le Pakistan après son indépendance en 1947. Islamabad a rendu la pareille à la République islamique après la révolution de 1979. Autre relation privilégiée qui confère son importance au Pakistan, celles avec la Chine. C’est ce dernier qui a convaincu le régime iranien d’accepter des négociations avec les États-Unis. Également non négligeable, le Pakistan est une puissance nucléaire, ce qui assoit sa légitimité et lui confère un certain poids pour mener ces négociations. Tous les astres étaient donc alignés pour en faire le pays hôte de ces pourparlers exceptionnels.
Le pays disposait d’ailleurs d’un droit de passage dans le détroit d’Ormuz alors qu’il était bloqué. Ce passage maritime est justement un intérêt clé du pays à mettre fin à cette guerre, puisqu’il dépend des importations d’hydrocarbures qui y transitent.
« Quand Ormuz s’ouvre, Islamabad se ferme »
Le Pakistan reste donc en attente d’un pas en avant de Washington et Téhéran, et c’est tout particulièrement le cas de la capitale. Le quartier d’Islamabad qui abrite le Parlement et les hautes instances de l’État est bouclé depuis plusieurs semaines. Cette restriction qui devait être levée ce vendredi est finalement maintenue jusqu’au mardi 28 avril, possible signe que la diplomatie pakistanaise attend des évolutions dans les jours à venir. Quelque 10 000 policiers ont été déployés. Certains, armés de fusils d’assaut, font le pied de grue le long des grandes avenues.
Et ce sont les habitants qui trinquent du flou maintenu par Donald Trump et la république islamique d’Iran. La gare routière a proximité est désormais fermée, privant ainsi plus de 1000 passagers par jour d’un transport. Même les bus circulant proche de la zone sont suspendus. Les cafés du secteur ne sont plus approvisionnés et les marchés sont vides, rapporte Reuters. Les écoles sont également fermées depuis la semaine dernière. Les habitants sont las de la situation et les travailleurs ressentent déjà un effet sur leur portefeuille, faute de revenus. « Quand Islamabad s’ouvre, Ormuz se ferme », ironise le gérant d’un café. « Quand Ormuz s’ouvre, Islamabad se ferme. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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