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Cuba dans le viseur. Alors que la situation ressemble à une impasse en Iran, Donald Trump a repris ses menaces contre l’île vendredi 1er mai, jour où était organisé à La Havane un défilé à l’occasion du 1er-Mai pour « défendre la patrie » et dénoncer les menaces d’agression militaire américaine.
Le président américain estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis.
Lors d’un discours en Floride, un État proche de La Havane et où se trouvent de nombreux Cubains contre le régime, il a réitéré sa menace de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
Donald Trump a par ailleurs annoncé de nouvelles sanctions américaines, destinées à renforcer la pression sur La Havane en pleine crise économique. Elles ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain, et imposent des restrictions en matière d’immigration.
Défilé face à l’ambassade des États-Unis à La Havane
Dans ce décret, Donald Trump impose aussi des sanctions à l’encontre de personnalités et entités impliquées dans les secteurs de l’énergie, des mines et d’autres secteurs de l’île, ainsi que contre toute personne reconnue coupable de « violations graves des droits de l’homme ».
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, les a qualifiées sur X d’« illégales » et « abusives ». « Ce n’est pas un hasard si ces mesures ont été annoncées le 1er mai, le jour même où des millions de Cubains sont descendus dans la rue pour dénoncer le blocus américain et le siège énergétique », a-t-il ajouté.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.
Vendredi matin, un défilé a été organisé face à l’ambassade des États-Unis à La Havane, auquel ont participé le dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et le président cubain Miguel Diaz-Canel.
Les autorités ont revendiqué un demi-million de participants à La Havane, un chiffre que l’AFP n’était pas en mesure de vérifier de façon indépendante. Des Cubains se sont aussi mobilisés dans les principales villes du pays.
« Tribune anti-impérialiste »
Sous le mot d’ordre « la patrie, on la défend », le pouvoir avait convoqué des employés d’entreprises d’État, fonctionnaires, membres du Parti communiste cubain (PCC, unique) à converger dès l’aube vers une esplanade baptisée « tribune anti-impérialiste » et située face à la mission diplomatique américaine.
Déjà secouée par une profonde crise économique sous l’effet conjugué du renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), des faiblesses structurelles de son économie centralisée et d’une réforme monétaire ratée, l’île de 9,6 millions d’habitants a vu son activité quasiment paralysée depuis fin janvier.
Le tourisme, importante source de devises, s’est effondré de moitié depuis le début de l’année, la production de nickel et de cobalt est à l’arrêt, tandis que le secteur du tabac, autre secteur d’exportation, souffre du manque de carburant.
« Face à l’immensité des restrictions qui cherchent à nous étouffer et à nous faire capituler devant des menaces irrationnelles de guerre et de mort, ce 1er-Mai confirme que nous (…) résistons ! », a lancé à la tribune le dirigeant du syndicat des travailleurs de Cuba, Osnay Miguel Colina.
Des discussions entre les deux pays ont néanmoins eu lieu le 10 avril à La Havane à un haut niveau diplomatique. À cette occasion, un responsable américain s’est aussi entretenu avec Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de Raul Castro, également présent au défilé du 1er-Mai.
Pendant le rassemblement, le pouvoir a affirmé avoir collecté ces dernières semaines plus de 6 millions de signatures de Cubains « pour la patrie et pour la paix », dont une compilation a été remise à Raul Castro et au président Diaz-Canel. Des opposants mettent toutefois en doute les conditions de collecte de certaines signatures.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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